dimanche 31 janvier 2010

Taxi Tram du 30 Janvier

A Montreuil à la Maison Populaire (!)
Mon Dieu je me commets avec le Peuple.
Une exposition sur le Travail qui n'en a pas l'air.
Le commissaire nous en parle :
Elle veut présenter le travail mais en le plaçant aussi en dehors
du lieu du travail habituel : bureaux, ateliers …
Elle parle de pièces pour les œuvres.
Le travail est présenté comme un plaisir avec une dans sur un escalier fait avec une aisance "très travaillée". On voit une "éloge de la paresse" avec un artiste qui dort enroulé dans une belle couette !! On voit un podium … avec ses trois marches remplies d'eau qui apporteront un plan plein de surprises au distrait. Une autre idée : L'action d'inviter où d'imiter (bien ou mal) active les mêmes forces vitales. L'idée est illustrée avec un lob de génie de Maradonna trompant un goal et une comtesse américaine chantant faux reléguée dans un placard.

Enfin, c'est une longue pièce ovale de parpaings assemblés par une sangle à la limite de la rupture.

Nous partons vers Vitry/sur Seine, nous rencontrons une artiste d'origine allemande qui travaille en réinventant des pictogrammes reprenant, affinant, stylisant les "machines" industrielles que l'on trouve dans les paysages industrielles allemands entre autres. Elle dit avoir utilisé une esthétique, un design (les codes) du monde de la publicité. Elle veut créer une émotion visuelle, un souvenir alternatif … Oui c'est tout le problème d'une œuvre est ce que j'ai une émotion …. Quelle analyse j'en fais là tout de suite …
Elle parle d'abstraction contemporaine …
Au mur, une série d'assiettes industrielles, comme celles qui étaient ornées des portraits de gouvernants et têtes couronnées vers 1900.

Au Mac Val
L'exposition Après de Boltanski
Une installation, on y rentre en traversant une photo d'une foule qui s'arrête à notre passage.
Puis un labyrinthe de hauts couloirs tendus d'une bâche en plastique noire. A certains croisements une silhouette nous questionne :
Dis moi as-tu eu peur ?
Dis moi ce qui s'est passé à l'hôpital ?
Dis moi étais tu seul quand cela est arrivé ? …..
Dis moi voulais tu que cela finisse ?
Dis moi As-tu eu peur ?

Puis un couloir en sortie avec une enseigne lumineuse clignotant par périodes : APRES
Un mur signifiant des urnes funéraires dans un mur, les âmes errantes dans l'éther.

Le groupe se questionne : Chacun vient avec son matériau, son vécu, ses angoisses … …
La peur de la mort …
Est-ce brutal ? Agréable ?
Est-ce de l'humour macabre ?

jeudi 28 janvier 2010

Invectus

Invaincu en latin.

Un film sur Mandela, demandé par l'acteur Morgan Freeman, à Clint Eastwood, réalisateur.

Sur Mandela pas de problèmes on voit sa manière de prendre en main les rênes du pays vu de ses agents de sécurité (noirs et blancs, ennemis d'hier devenu "collègues" à la demande express du Président). Mandela a la finesse politique de ménager les blancs Afrikaners, ceux sont eux qui possèdent la puissance financière, la capacité à entreprendre d'une élite).
Ainsi, il utilise l'opportunité de la Coupe du Monde du Rugby pour susciter un événement fédérateur des communautés noires et blanches qui soude la nouvelle nation. Bon stratège et cela marche à la fin du film chacun fraternise avec son ennemi intime.

Ceci dit, Clint Eastwood ne connait peu de choses au rugby, il ne sait pas l'importance de l'entraineur, il n'y a que le capitaine. Il le filme mal avec des gros plans, des mêlées et pas les mouvements, les jeux de la balle. Il confond avec le foot américain.
J'ai souvenir que l'équipe de France avait pris ses responsabilités durant l'apartheid alors que cette équipe était en but aux réactions des nations du rugby. Mais ce genre de soucis historique échappe à Clint qui préfère la fameuse efficacité américaine.

Elle n'est pas sans dénaturer ….

mercredi 13 janvier 2010

Les oiseaux en Quai de Seine

Cet après-midi, j'ai pris Tub sous le bras et j'ai été faire une ballade le long des quais de Seine …
Je passe le long de la Grande Colonnade du Louvre, là je le libère pendant une centaine de mètres, il court un peu en reniflant les pisses des collègues qui sont passés avant. Puis je le reprends pour traverser au niveau du Quai du Louvre-François Mitterrand entre deux feux.
Et je libère en haut d'un escalier qui descend sur les quais. Et là il est heureux et … moi aussi.
Je descends la Seine en passant sous la Passerelle des Arts, j'observe le cours de la rivière.
Les oiseaux, les canards, les mouettes … Les bateaux mouches avec leur flot de touristes, leur commentaires multi-lingues … En ces périodes de froid, il y a peu de monde ….

J'ai peut être déjà dit que j'avais vu un couple de hérons un matin. Un peu plus loin il y a des bancs de pierres et des bergeronnettes grises. Cet après midi, il y avait une bergeronnette pas farouche qui est restée à mon approche. Elle semblait plutôt vielle. J'ai commencé une discussion avec une vieille dame sur un banc proche. Elle semblait connaître les habitudes des oiseaux, elle a même parlé avec un ornithologue …

Elle avait vu des cormorans à l'ile aux cygnes, là ou il y a une statue de la Liberté en miniature vers l'ancienne ORTF. Selon elle, ils transitent, on ne peut parler de migration, entre des plots plantés dans la Seine vers le pont d'Austerlitz et l'ile. Pour les reconnaître, on peut les voir se faire sécher les ailes quand il y a un peu de soleil. Elle dit qu'elle les a vu plonger pour attraper et manger des poissons. Elle a vu aussi des martins pécheurs en période estivale.

Au fait, la vieille dame avait une sorte de caddie et des paquets … Une SDF probablement .. Elle est organisée, propre sur elle …. Dans ses paroles, elle a esquissé deux mots sur ses tribulations dans la ville. Digne.

J'aimerais la revoir ..

mardi 12 janvier 2010

Un oeil sur Erwan et un autre pour le principe de précaution

En gardant Erwan, ce jeune homme n’a pas vraiment fait sa sieste. Alors qu’il dormait depuis quelques temps, alors que je partais, sur la pointe des pieds comme un chef sioux, et là, catastrophe ! il se réveille ….. Perdu …
Après il y a eu débat pour le biberon de 16 heures ….
Le grand père, bien remonté, a décidé : Pas de biberon ! Pas de « Pingouins » (un dvd) !
Pour l’instant, cela tient, mais tout n’est qu’équilibre fragile avec nos chères têtes blondes ..

Principe de précaution.

Un article du Monde sur le principe de précaution appliqué à la crise sanitaire de la grippe H1 N1. Je vais essayer de reformuler.
Le philosophe François Ewald, enseignant au CNAM, définit :
En France, ce principe a d’abord été utilisé pour l’environnement, on voit avec les OGM. Puis c’est la responsabilité de l’Etat qui mis en cause, par exemple avec le sang contaminé. On se souvient des ministres "responsables mais pas coupables". L’état est engagé vis-à-vis des risques encourus par le citoyen. Si "on", au hasard un expert ou un ministre, sur exagère le risque, il se protège d’une mise cause toujours possible par l'opposition plus où moins honnête où des média un peu manipulateurs de leurs chers auditeurs (c’est si facile, cela marche tout le temps et personne ne viendra vous demander des comptes !).

Il y a deux manières d’appliquer le principe :

- soit c’est un principe de délibération (de raisonnement, de réflexion) qui ne préjuge pas de la décision finale. En situation comportant des incertitudes, j’analyse tous les paramètres et je prends la solution la plus adaptée (en fonction de critères de politique sanitaires, financières, voir d’opportunisme électoral ….). Certains choix intègrent, une part de pertes humaines. On disait que les militaires toléraient 5 % de pertes humaines avant de commencer à se poser des questions.

- soit on interprète le-dit principe en décidant que dès qu’il y a une incertitude on arrête tout (i.e. la position rétrograde de Bové et consorts vis-à-vis des OGM). Je viens de passer devant les colonnes du Buren, il y a un méchant ruban rouge et blanc étiré qui empêche l'accès à cause des sols glacés ! Alors que le sol est quasi clean. Il y a un bel énarque au cabinet du Ministère de la Culture qui a ouvert son parapluie et qui ne veut pas passer dans le Canard Enchainé parce qu'un gamin s'est cassé une jambe !
Le principe de précaution est lié à un principe de valeurs. Si la santé de la population ne doit pas être hautement protégée alors on décrète de ne pas prendre de précaution particulière. Au passage, si la ministre Mme Bachelot n'avait rien fait et que la population réclame des vaccins cela serait la révolution …
Le choix pris par la ministre présuppose que la population veut se protéger au maximum (dans ce cas elle décide pour nous). Si elle décréte que le décès, ne serait-ce que d’une seule personne, doit pouvoir être évitée alors il faut exagérer la menace et en conséquence vacciner toute la population, voir même deux fois. Un professeur de médecine de l’AP-HP, style Gentilini où B. Debré, habitué aux aléas de la médecine, sera capable de relativiser, par exemple en comparant avec la grippe annuelle, il acceptera une application du principe de précaution tolérant des pertes et proposera une campagne de vaccination moins générale. J'aimerais bien trouver une comparaison entre les décès dus à l'habituelle grippe annuelle et ceux dus à la grippe H5 N1 (161 décès dus à H1 N1 fin 2009). Au passage, dans les décès annoncés, il faudrait aussi faire le tri entre la grippe et les autres pathologies. La grippe est très active chez les personnes déjà fragilisées …..

Le philosophe continue en précisant "le principe est excessif". Il commande de donner le plus grand poids au plus petit risque. Il oblige à exagérer la menace. … Mme Bachelot a engagé au début de la crise une démarche maximaliste de précaution. D’accord , les informations en provenance de l’OMS étaient très alarmistes. Vient ensuite, la phase de la déception. Comme Brel dans sa forteresse qui attend l’armée ennemie qui ne vient pas. Merde le virus, ce con, n’est pas bien agressif, d’accord il est contagieux mais moins virulent que la grippe annuelle. Alors on s'adapte, c'est ce que fait maintenant Bachelot sous les remarques acerbes et un peu mahonnêtes des uns et des autres, elle a la peau corriace.

D'autres sujets : la communication sur le vaccin (pourquoi si peu de candidats), l'organisation de la vaccination (à la soviétique dans les centres aux horaires variables), la mise en touche des médecins généraux (ils seraient pourtant de bons communicants).

dimanche 10 janvier 2010

Deux histoires d'adoption

Ce sont deux films :

Gigantic

Un film américain indépendant. Avec Zoee Deschanel, elle est top celle là! Normal, avec ce nom elle doit être d'origine française. Elle est super bien habillée très classe, branchée.

En dehors de cela, l'histoire est bien vue. Un jeune Brian de 28 ans, enfant de "vieux", que cela a un peu perturbé dans sa jeunesse. Il veut tendre vers la normalité, pour cela il choisit d'adopté un bébé chinois alors qu'il est célibataire, pas simple au départ mais il est bien déterminé. Il fait le forcing auprès des organismes d'adoption. Sa famille : ses parents âgés et deux frères qui contre toute attente, sont d'accord avec sa démarche, ils cherchent chacun à sa manière à l'aider. C'est en fait aussi un film sur une famille américaine. D'accord de la côte est. Ils sont un peu policés, voir attachants. Ils m'ont plut.
Il y a la rencontre de Happy, que joue Zoee, avec Brian. Happy est une jeune fille un rien paumée et dont le père a une forte personnalité. Une rencontre classique, bien racontée.

Dernière chose, Brian est victime des agressions d'une sorte de gnome SDF qui le poursuit.
Ce gnome dont on ne saura rien, Brian va réussir à le supprimer. En y pensant, ce personnage symbolise les "pensées" mauvaises, la cruauté du monde, le coté noir de la vie .. Il réussit à s'affirmer en le tuant, il peut maintenant aller vers son devenir.

A la fin, Happy est acceptée, en même temps que May la petite fille chinoise, par la famille.

Une vie toute neuve

L'arrivée dans un orphelinat nord-coréen d'une petite fille abandonnée par son père.
Elle est, comme beaucoup d'enfants asiatiques, très belle, avec une personnalité très attachante.
Beaucoup de personnalité et un rejet, une incompréhension totale face à la trahison de son père, puis elle va "accepter" …. accepter d'être adoptée …….

Le film est autobiographique, la réalisatrice Ouinie Lecomte a été adoptée en 1975 par un couple de protestants français.

samedi 2 janvier 2010

L'année 2010 commence

10 ans après le fameux an 2000, des fêtes correctement passées.

La cuisine, j'ai bien réussi ma bûche de Noël. J'ai trouvé la manière pour bien arriver à fondre les grains de sucre en poudre de la crème au beurre. Il a manqué juste un peu de goût de café dans la deuxième. Pour le gâteau de Savoie faut que j'utilise le plat de ma mère, il est impeccable pour une bonne cuisson. En prime j'ai bien réussi mes meringues.

Bon ceci dit, les cadeaux ont été fait, petit bras j'ai pas trop d'argent en ce moment. Comme vœux cette année, j'espère pouvoir me débarrasser de ces maudits locataires. "Que le cul leur pellent !"
Autre problème, la fuite de la piscine, je pense avoir des idées pour la trouver, il faut attendre une meilleure météo pour passer à l'acte.

On a vu la tour Eiffel avec la petite famille Cougard et j'ai été voir quelques films.

"Plein Sud". Je n'ai pas trop aimé un jeune qui en veut à sa mère parce qu'il la rend coupable du suicide de son père. Il a assisté au suicide, de loin, c'est une vie cassée. On voit son errance avec d'autres jeunes marginaux.

"De la merditude des choses". Un jeune dans une famille avec un père et des oncles alcooliques en Belgique Wallone. Une peinture hard, on voit le jeune, observateur de cette marginalité, doucement se détacher de cette influence et se construire. Mais quand il doit devenir père à son tour il refuse. Quand la mère de son fils va accoucher, il se dit : Ce serait bien s'il était mort-né où bien noir !
Avec le temps il devient écrivain, puis un oncle pour son fils ….