jeudi 28 octobre 2010

Home Sweet Home !

Une première remarque durant le voyage j'ai vu beaucoup de groupes de retraités français, voir des canadiens français. La période leur est favorable.

Il y a une vraie difficulté pour communiquer avec les chinois. Ils ont beaucoup de mal à comprendre notre anglais, partant de ce constat, ils s'enferment dans une forme de mutisme. Quand il m'est arrivé de chercher à m'adresser à des femmes d'âge moyen dans la rue, elles se sont enfuies comme si je leur avait fait des propositions malhonnêtes ! Ils faut vraiment qu'ils passent à l'Anglais. Cela viendra avec la jeune génération.

Je suis content de la formule "La Chine à ma guise", je devais me débrouiller pour organiser certaines des demies-journées libres. Dans un voyage organisé, on vous balade, on prend vos billets, on n'a pas à réfléchir. Quand on doit se débrouiller seul, c'est évidemment bien différant. Cela devient intéressant, il faut faire marcher ses neurones. Il faudrait faire un quiz pour se déplacer dans une grande ville : Shanghai serait pas mal pour cela.

Il suffit souvent de se déplacer de cent mètres pour sortir du flot de touristes, aller dans les hutongs, et se retrouver seul étranger. On voit un peu de la Chine profonde.

Les visites de Pékin et Shanghai ont montré des villes en pleine croissance, avec une activité économique, culturelle forte. A l'opposé, Jin den Zhen, est une vieille ville qui s'est montrée bien endormie, sans grands projets.

Je discutais avec quelqu'un du groupe de l'ancienne et de la nouvelle Chine.
Doit-on ne rechercher que la fascination de l'ancienne Chine ? La Chine nouvelle des parvenus est elle un example ?

Les Chinois sont en train de créer leur pays, quelles seront ses valeurs ?
La France "un vieux pays dans un vieux continent" est trop vieille, voir déclinante. Saura-t-elle réagir et retrouver des projets, des raisons de croire, de créer. Le politique saurait-il recréer une nation regroupée "Black, Blanc, Beur". Arriverons-nous à intégrer les banlieues ?

Les Chinois sont divers avec les nombreuses ethnies, pleins de potentiels, riches de leur diversité, fiers de leur nation. Ayant vraiment envie de travailler. Les Français sont uniquement capable de se critiquer.

Juste une difficulté, c'est le voyage en groupe. Une agglomération de vieux couples, pas toujours intéressants. Peut être que c'est moi qui suit un rien asocial ?

Une solution, voyager en groupe d'amis ou familial ?

Une dernière chose importante : En Chine, il faut toujours avoir du PQ à portée immédiate de sa main et tout se résout.

Les artistes chinois et le magasin du Printemps




Ce matin, démarrage molo, je me shoote au Doliprane. J'ai attrapé une crève, je sais pas où. Le bain me fait du bien. Puis je commence à emballer toute ma vaisselle. J'avais pris du plastique
d'emballage à bulles. Et à la grâce de Dieu, on verra si il y a de la casse à l'arrivée. Le problème, il faut toujours que j'ai un pet de travers, une crainte ! C'est que j'ai droit à 23 kg de bagage en soute. On verra à l'embarquement.
Une fois tout ceci bien emballé, je vais prendre le petit déjeuner de l'Astor, il est toujours pas mal. Je mets ma grosse valise au "Luggage Room", comme cela je ne vais pas la trainer toute la journée.
J'ai prévu d'aller au Moca, (Muséum of Contemporain Arts), Il y a une expo d'artistes chinois qui réfléchissent sur les cogitations (je reformule). Il n'y a pas grand monde dans ce musée, tout le monde est à l'Expo de Shanghai, Tant mieux on peut visiter tranquille, Je trouve les œuvres d'un bon niveau, j'aurais bien aimé avoir un audio guide. J'aime bien, je suis conduit à sortir de mes histoires de Chine ancienne, de céramique. Pour essayer d'interpréter ce qu'ils veulent dire avec une belle personnalité, j'apporte mon matériel d'interprétation. Cela me fait du bien de faire fonctionner mes neurones.
Je suis content de voir des chinois qui peuvent s'exprimer en toute liberté, du moins je l'espère. On est sorti de la dictature des cents fleurs, de la révolution culturelle, je pense à des histoires d'un autre temps. Sur ce plan là aussi, la Chine s'éveille doucement.
On sortant, je tombe sur un couple de grosses mésanges qui s'activent sur petits buissons. Puis je me décide d'aller voir l'ancienne concession française, j'y vais en métro qui n'a plus de secrets pour moi. Je sors dans une station dont je vous épargne le nom, pour tomber sur le magasin du Printemps. Je suis assez déçu il est vieillot au possible, c'est même de la contre publicité à coté des magasins du Bund. Quand les Français vont-ils se sortir les doigts du cul. L'expression est un peut forte, mais c'est exactement cela. Ils étaient là parmi les premiers et ils n'ont pas sût virer en tête. Je pense à Citroën qui a fait des raids historiques Paris-Pékin à la belle époque. De nos jours, il y a quelques Citroëns dans les villes alors que les Wolskwagen constituent quasiment la moitié du parc automobile. Les Allemands, eux, ils ont réussit alors qu'ils ont eu les mêmes difficulté de pénétration du marché chinois.
Bon, j'arrête ma tirade. Si c'est cela, je pars de la concession. La nostalgie ne m'intéresse pas. Je préfère les outrances du Bund.

Je reprends le métro à la sortie à l'avenue de Nankin Est, je prends le sens opposé de là ou je dois aller. C'est la fatigue. Finalement, je retrouve l'hôtel Astor. Je voulais rejoindre, à pied, ma station de métro pour aller à l'aéroport avec ma grosse valise, finalement je craque et prends le taxi, non sans m'être renseigné sur le prix de la course : 12 yuans. Toujours prêt de ses sous !

Pour rentrer dans le métro, je dois passer avec ma grosse valise, je demande à des employés du métro de passer ma valise, sans problèmes ils me font passer par un passage "grande largeur", mais … comme cela je ne passe pas ma valise au détecteur qui se trouve à chaque entrée ! Une faille de sécurité ! Le métro est un peu long, l'aéroport de Pudong est au bout de la ligne 2.

J'ai une longue attente à l'aéroport, mais cela va je sens l'écurie.

La valise fait 20 kilos et 300 grammes. Ouf !

Jindenzhen - Ancien centre de poterie Ming - 17

Je me lève tôt, pour aller prendre l'avion pour Jin. J'avais réfléchi mille fois à mon planning pour y aller, j'avais même acheté deux tickets de métro à l'avance pour ne pas perdre du temps le matin !. Quand je veux passer au portillon il est refusé ! Les tickets que l'on achète sont à utiliser le jour même.. Je râle un peu, mais il faut bien que je rachète deux tickets..
N'ayant pas pu prendre de déjeuner à l'hôtel, j'espère pouvoir me rattraper à l'aéroport, mais je tombe sur les nouilles au petit déj chères aux chinois. Très poliment, je m'enfuie. Les petits dej occidentaux sont à des prix astronomiques. Je me rabats sur une bouteille de lait et fruit en bouteille qui est correcte. Avec tout cela, je me rends compte que mon avion est "boarding", il faut que j'embarque rapidement.
Dans l'avion, on nous sert pour petit déjeuner, un plat de nouille !! Je suis poursuivi. Pour me nourrir un peu, je les avale sans beaucoup de convictions..

Arrivée à Jin, un petit aéroport de province profonde, j'ai mon guide qui m'attends, il est patient l'avion a eu du retard. C'est un jeune assez volubile, mais cela va.
Il a prévu un programme que je vais arranger un peu. La visite de l'ancienne fabrique, elle est intéressante par ce qu'elle assez pédagogique. Il y a, bien sûr, des magasins de porcelaine à tous les coins. Il est fier de me dire que l'ancien "dragon kiln" four dragon, tunnel d'une dizaine de mètres, a été remis en service et sert de temps en temps. Ces fours à bois sont plus intéressants car ils donnent des résultats plus aléatoires, en particulier pour les couleurs. Les fours actuels à chaleur électrique donnent des résultats moins empiriques.
Dans des ateliers de démonstration, on nous montre les métiers de la poterie, cela ne semble pas très actifs comme atelier, mais les différentes étapes sont bien montrées. Dans les magasins, je repère les sangs de bœufs, je ne trouve pas de belles pièces jaunes, dommage. Le guide me même dans un restaurant, après avoir commandé des plats qui me semblent aptes à être ingurgités. Je suis conduit dans une pièce avec une table ronde habituellement prévue pour huit où dix personnes. Comme le guide m'a laissé seul, je me débrouille avec une armée de jeunes serveuses. Pas triste, comme je mange directement dans les plats qu'elles m'amènent, j'en choque une ! Il faut transposer peut à peut dans mon assiette ! Puis vient le choix de la boisson, j'avais demandé une bière. J'en voulais juste un verre, en entrée, comme d'habitude. Je prononce "bière" sur tous les tons … Sans résultats . Je me rabats sur du thé, boisson plus courante.. Je prononce "thé" aussi sur tous les tons. De désespoir la jeune serveuse, qui visiblement ne comprends pas, me propose une petite bouteille bleue nantie de beaucoup d'idéogrammes chinois ! Je lâche l'affaire et je retourne auprès du guide qui déjeunait à part avec le chauffeur. Il me dit que c'est un alcool fort !! Devant mon insistance, la serveuse a du penser qu'il fallait me donner quelque chose de cher et de fort
.
Après le repas, je vais chercher de l'argent liquide pour mes achats futurs. Je fais un premier retrait à un distributeur, en français, de 150 euros. Je veux en faire un deuxième et il ne marche pas (montant dépassé). Je m'adresse au personnel et je tombe sur deux personnes qui ne connaissent pas l'anglais mais qui sont bien désireuses de m'aider, après quelques temps j'arrive à faire ma transaction sur un autre distributeur.
Le guide a prévu de me faire visiter le Musée de céramiques de la ville (vieillot), comme je viens de voir celui de Shanghai qui était magnifique, je l'expédie. A l'entrée, je m'identifier et donner mon numéro de passeport. Des manières d'un autre temps.

Retour à la fabrique ou je prends un sang de bœuf, après débat, il a une belle couleur et a été fait dans le vieux four dragon de la fabrique.

Mes emplettes faites, je demande à mon guide de me ramener, en avance, à l'aéroport. Il est de taille bien provinciale ! Je dois attendre dans une sorte de restaurant puis à l'aéroport. Je peux vous garantir que les chinois sont bruyants quand ils parlent. Un jeune chinois qui a fait quelques études en France, vient me parler, si je comprends il fait un peu de commerce de poterie. Un autre, vieux cette fois, à l'aéroport me parle en anglais, mais avec le bruit, j'ai du mal à entretenir la conversation.
Ce sera bien quand je serais retourné à l'hôtel Astor.
A l'aéroport de Shanghaï j'arrive à prendre le dernier métro, ce qui m'évite un taxi dispendieux (8 yuans contre 120 yuans !). C'est qu'il compte le bougre.
Au moment de passer ma carte pour accéder au métro, mon ticket est invalide ! L'employé qui finit sa journée et n'a pas envie de se prendre la tête avec "un long nez" qui parlent un drôle de baragoin me fait passer. Évidemment à la sortie, il faut que je passe les guichets à la manière du 9-3, mais sans encombre.
En sortant dans la rue je me fais happé par une bonne dizaine de taxis et deux ou trois chinoises. Droit dans mes bottes, je retourne à pied à l'hôtel. A l'hôtel ma carte pour ouvrir ma chambre ne fonctionne pas non plus !
Les cartes magnétiques n'ont pas résisté aux appareils des agents de la sécurité aérienne.

Je peux enfin m'endormir vers une heure du matin. Ouf !

Le Décapsuleur - 16




Le petit déjeuner de l'Astor Hotel est bon et copieux. J'ai décidé d'aller avec le groupe jusqu'au Poeple's square ou ils doivent voir le Musée de l'Urbanisme, puis je les quitte pour trouver un magasin de céramique qui s'intitule Jin Den Zhen, le nom de la ville ou je dois aller.. Je marche le long de l'avenue Nanjin West. C'est le spectacle d'une ville moderne, classique. Sur une pelouse je vois des jardiniers chinois nettoyer l'herbe d'une pelouse à la main Voilà du travail bien fait.

Le magasin vend de la production classique de Jin. Est ce que je trouverais là bas une production de pièces plus belles ? Par exemple celle que vendent les magasins des musées. On verra.
Après je prends le métro pour aller à la vieille ville, j'y ai noté un second magasin.
Sorti du métro, je traverse un marché de brocanteurs, amusant à voir. Puis je recherche mon magasin, il y a une coupure dans les numéros de la rue. En fait, je suis presque sûr que toute une portion de la rue a été remplacée par un jardin. Et les guides n'ont pas suivi ! Shanghai évolue trop vite, les guides touristiques et cartes de métro deviennent rapidement obsolètes.
La circulation à Shanghai et partout en Chine est kool. Les voitures peuvent à tourner droite même si elles sont au rouge. Les motocyclettes à moteur électrique qui circulent sans phares prennent la liberté de passer au rouge. Ils font juste attention de ne pas écraser les piétons qu'ils préviennent de leur arriver à grands coups de klaxons Le tout se passe sans un mot plus plus haut que l'autre. Et les agents de la circulation ne sont pas des acharnés du chiffre, si vous voyez ce à quoi je fait référence. En France, il y aurait des mots fleuris, façon Annelka quand il parle à Domenech.

Bon, je prends une bouteille de lait et fruit "nourrissant" et je vais rejoindre le groupe au Yu Garden. Jardin d'un mandarin en plein milieu de la vieille ville. Cela va être une longue attente. Le Musée était fermé le lundi alors ils ont trainé leur guide au 100 ième étage du décapsuleur ! Le building, le plus haut de ShanghaÏ, d'une hauteur de 400 et quelques mètres. Il est nommé ainsi par qu'il y ressemble avec une sorte de fenêtre carrée. Parait-il l'architecte avait prévu quelque chose de rond, mais cela aurait trop ressemblé au drapeau japonais, de sinistre mémoire.
Cette escapade imprévue a bouleversé leur horaire, je les ai attendu jusqu'à 15 heures et quelques. Pendant que je poireaute un chinois me photographie à quelques dizaines de centimètres. Je serais mal venu de râler, ayant fait de même avec beaucoup de chinois, pas aussi prés tout de même. De fait, moi qui n'aime pas trop ce groupe, je suis malgré tout content de le retrouver. Comme quoi à petites doses.
Le Yu Garden est très bien, mais il y a trop de monde.

Nous allons manger puis nous allons vers le Bund pour embarquer pour une croisière d'une heure sur la rivière Huangpu. La croisière était bien, mais j'ai préféré ma balade d'hier sur le Bund, la luminosité était meilleure.

Demain, je pars tôt à Jin den Zhen, l'aventure.

ShanghaÏ - 15




Nous sommes partis de Suzhou sous la pluie et nous sommes arrivés à Shanghai sous la pluie. Donc rien d'extraordinaire. Nous arrivons directement au Square du Peuple pour voir le Musée d'Art de Shanghai. Fidèle à ma mono-manie, je me précipite au Département des céramiques anciennes qui est très bien présenté. On nous a distribué un audio guide qui donne des informations sur seulement une dizaine de pièces sur les cinq cent à mille qui sont présentées, mais elles sont de qualité

L'exposition commence par de la poterie ancienne, puis elle présente une première de proto-porcelaine de plus de 3000 ans. Cette première porcelaine se différencie des poteries, par un vernissage de la surface, un mélange de terre qui contient moins de fer et une cuisson à des températures plus élevées que pour les métaux, de l'ordre de 1000 à 1500 degrés. A partir de ce point les chinois ne vont cesser d'améliorer leurs techniques. Sur les glaçures en les colorant, en mettant plusieurs couches ce qui donne en particulier les céladons (ils arrivent même à reproduire l'aspect du jade), sur la qualité de la matière en jouant sur les proportions de feldspath et de kaolin pour obtenir des pièces très fines et transparentes. C'est l'art du tourneur.. Ils travaillent la composition de leurs oxydes et de leurs émaux et aussi la cuisson pour obtenir des couleurs telles que la turquoise, le rouge, le jaune lumineux. Ils font aussi des cuissons successives pour produire des pièces de plusieurs couleurs tel que les familles verte et rose.

Je n'ai finalement regardé que ce département. Puis après avoir mangé, nous sommes allés à l'Astor Hotel, situé au bout du Bund, célèbre avenue en bordure de la rivière Huangpu, d'un coté tous les immeubles et banques de la Shanghai des années 20 à 40-49 avant l'arrivée du communisme dans la ville, de l'autre coté la Shanghai de 2010-2040 avec des buildings tous plus grand les uns que les autres et avec des architectures toutes plus folles les unes que les autres. Les architectes viennent volontiers à Shanghai car ils sont libres de leurs gestes. Il pleut, on ne voit pas leurs cimes !
L'hôtel est un vieil hôtel anglais des années 1850, confortable, classe avec des parquets cirés et Internet, certes payant.. Les grooms portent des kilts ! Très english of course. J'ai une chambre immense. Avec un petite vue sur les buildings du Bund..
Une fois rapidement installé, je pars en ville.

Ma première préoccupation est de voir comment fonctionne le métro. Le seul inconvénient de l'hôtel est qu'il se trouve à une demi heure environ de la première station de métro. Pour les billets ils ont un système de guichet automatique simple pour peut que l'on connaisse le trajet que l'on veut faire. Je fais juste un petit trajet de 3 RMB (0,60 euro) pour voir.. C'est correct il y a des sous titres, parfois bien petits, en anglais !

Le métro, c'est pas le tout, il faut que je sorte ! Et il continue de pleuvoir. J'ai repéré une rue ou il y a un magasin de céramique. Le problème est que je ne sais pas ou se trouve le numéro dans la rue. Au bout d'une bonne marche je le trouve. Cela me permet de voir ce qu'ils proposent. De là je vais en voir un autre dans la vieille ville. Je ne trouve pas le numéro. Je me replis sur un Mac Do. Les traitres, ils n'ont pas de toilettes ! J'ai pu me rabattre sur les toilettes publiques dans un parc dont je vous passerais les détails.. Puis je rentre à l'hôtel en suivant le Bund.
Dans ma chambre, je me coule un bain. Le bonheur, la baignoire est une vraie baignoire. Installé dans un peignoir, je recherche sur Internet les adresses des magasins de céramique. Je m'apercevrais le lendemain que la session internet est payante dans cet hôtel ! Puis vers neuf heures du soir, la pluie s'étant arrêtée, je vais faire un tour sur le Bund qui est a deux pas. Je fais quelques photos dignes d'une carte postale. Beaucoup de gens, des chinois qui sont heureux de déambuler, de se faire photographier, de constater la puissance de leurs pays.

Quand je rentre à l'hôtel il se remet à pleuvoir doucement. Le timing est bon.

La Soie et les Jardins - 14




Aujourd'hui, c'est calme. On doit visiter des jardins classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Ces jardins ont un style bien particulier, ils demanderaient des lectures pour mieux appréhender la symbolique. En plus, attention de ne pas confondre les chinois et les japonnais. Chacun recréait la nature, mais de façon très codifiée. Le lac, la montagne, les rochers, puis de la végétation avec des chemins tortueux pour rejoindre le tout Je vous fait un résumé très succinct. La végétation est pour partie semblable à ce que je connais déjà, pour partie différente. Il y a une belle série de bonsaïs. Ce type de culture est d'origine Japonaise ou Chinoise ? Il y a beaucoup de monde, comme pour tous les lieux que l'on visite, il faut savoir trouver les lieux plus calmes.

On nous amène dans une fabrique de soie. Cela me rappelle qu'il y a eu des liens entre la région lyonnaise et la Chine pour la fabrique et le tissage de la soie. Je me souviens d'un film qui raconte l'histoire d'un homme des Hautes Alpes qui part en Chine chercher des vers à soie, ceux de leurs élevages ayant attrapé une maladie. Quelle aventure cela a du être ! Le guide fait référence aux métiers Jacquard.

Après le repas, on nous lâche dans la ville. Je visite le Musée gratuit, il a été fait par Pei, l'architecte de la pyramide du Louvre, natif de la ville. Après je pars dans la ville qui est entourée de remparts. A un moment, je me perds, je n'ai pas repéré sur la carte le nom d'un grand boulevard. Au bout d'un certain temps j'ai fini par retrouver une limite de la ville et je suis rentré tranquillement à l'hôtel. Sur le chemin, je me suis mis en tête d'acheter une corde pour ficeler ma grosse valise pendant les transports (et aussi pour la reconnaître de loin). Je trouve une corde dans une sorte de magasin improbable de quincaillerie. Évidemment je ne peux m'empêcher de marchander et là, cela ne marche pas la quincaillère ne sait pas faire et cela tourne court. Elle est habituée à une clientèle de chinois qui ne marchande pas. J'ai déjà remarqué cela quand j'ai cherché à négocier des pommes.

Dodo.

Une petite journée - 13



Départ vers Shanghai, il fait encore gris …..

Nous prenons l'avion rapidement. Je me répète un peu, mais pour les lignes internes, c'est toujours rapide et efficace. De plus on a son siège attribué, ce n'est pas la peine de se presser pour accéder à la cabine. La vue de l'avion sur Shanghai montre une ville extrêmement vaste au développement équilibré harmonieux. De la verdure, des zones d'immeubles d'habitations, des zones d'usines. L'aéroport de Hongquio ou nous atterrissons est celui que j'utiliserais pour aller à Jindenzhen donc j'ouvre mes petits yeux.

Nous allons à Suzhou en car, c'est une ville moyenne proche de Shanghai. On s'installe à l'hôtel, en démarrant la télé je tombe sur Astérix aux Jeux Olympiques en chinois sous titré Mandarin ! On se raccroche à ce que l'on peux. Après une douche, je vais faire un tour en ville qui est à 20 minutes. Au début, je suis paumé puis peut à peut j'arrive à lire la carte. Je passe chez Mac Do, une valeur toujours sûre. La ville est moyenne et quelconque..

Les pustules et le jouet (chinois) d'Hélène - 11




Ouf, le petit déjeuner est correcte. Ce matin ce sera cours de Taï chi avec un professeur ! Le cours se passe dehors au bord d'une rivière. Ce sont des mouvements enchainés dans lesquels tout le corps participe. Il fallait refaire les mouvements que faisait le professeur. A ces gestes, il faut rajouter la respiration. Le subtil pas chassé de la fin m'a posé problème. Il va sans dire que des chinois se sont fait un malin plaisir de nous photographier ! Juste retour des choses. Des bords du fleuve, je regarde le paysage dont je ne comprends pas la géologie. Je suis habitué aux paysages des Alpes avec ses vallée rabotées par les glaciers, ses verrous. Les plissements qui bouleversent nos montagnes. Ici, aucune force ne vient rythmer le paysage. Il paraît que l'on est sur un ancien fond marin qui est remonté. Comme c'est du calcaire, plus ou moins dur, l'érosion avec le temps a laissé ses sortes de pustules qui jaillissent dans le paysage. Avec la chaleur et l'humidité qui règnent on a l'impression de véritables pylônes végétaux mis là par un grand jardinier.

A midi, il y a préparation de raviolis chinois. Il s'agit d'étaler la pâte assez fine pour former un petit rond. On met une cuillerée de la farce de son choix. Tout l'art est de le fermer avec un bel effet.
L'après midi, visite d'un village des environs, spécialisé dans la fabrique des éventails. J'ai réussi à photographier un martin pécheur ! Pour le reste le village était assez pauvre.

Comme il pleut, la motivation est moindre. En me baladant dans un marché, quelqu'un du groupe me montre des jouets que l'on offre aux bébés. Comme les girafes en caoutchouc qui font du bruit, ce sont des poulets plumés et vidés (!) jaunes qui couinent. Bien que cela soit assez laid, je me dis que je pourrais acheter cela pour Hélène, comme cela vient de Chine, ses parents ne pourront faire de commentaires et même ils me remercieront certainement ! En regardant l'emballage je vois écrit dessus norme CE ? Cela me rappelle qu'il a eu des problèmes avec des jouets chinois qui se sont révélés toxiques. De plus c'est indiqué qu'avec ce jouet, il peut y avoir des problèmes pour les moins de six ans ! Je renonce à le prendre. Je vois bien Clémence me remercier avec un sourire du cadeau puis une fois que je serais parti le jeter à la poubelle en râlant contre ce père que veut intoxiquer sa petite fille qui n'a encore rien fait !

Ce soir, repas libre, ce sera Mac Do et balade nocturne car il ne pleut plus.

La mésaventure du petit déjeuner et la rivière Li. - 12




Levé assez tôt, je me présente à la salle de restaurant d'hier pour prendre le petit déjeuner. En entrant j'ai un petit choc : il n'y a que des autochtones dans la salle. Pourquoi pas ? Ils sont matinaux. Dans les plats que des nourritures grasses. Raviolis épais, montagnes de riz, nouilles, …. Pas de café, ni de thé. Ou alors de l'eau tiède. Je suis complétement désespéré, Je grignote un bout de beignet gras et je m'en retourne. Je fais quand même fonctionner mes deux neurones en me disant c'est pas possible, il doit y avoir une autre salle. Effectivement, je la trouve au deuxième. Et là c'est la fête ! Du café, du thé ! Toute sortes de petits pains et croissants. De la confiture, du bacon , des œufs brouillés …
Le bonheur ! la journée, bien que pluvieuse et sans parapluie va pouvoir commencer.

En attendant le car sous le porche de l'hôtel, j'observe le jeu de petites soeurs jumelles. Je ne suis pas mécontent de mes photos.

La croisière sur la rivière Li, c'est une redoutable entreprise, beaucoup de bateaux les uns à la suite des autres. Ça fait un peu piège à touristes. Nous sommes bien placés sur le pont supérieur. La pluie gâche un peu l'affaire. Les paysages sont extraordinaires malgré tout.
Des chinois naviguent de frêles radeaux fait de bambous assemblés. Ils viennent s'accrocher au bateau pour vendre leur marchandise aux cuisiniers. Le top du top ce sont les pécheurs avec leur cormorans, mais ceux là je les ai loupé !! Il y a des buffles qui se baignent avec leurs petits.
Arrivant à Yangshuo après une croisière de quatre heures, je craque et j'achète un parapluie à 10 yuans.
Il est 3 h 10 du matin, je suis réveillé et j'écris mon journal, dehors il y a des pétards pour la fête de la Lune ! Demain, on va en entendre parler au petit déj ...
La ballade en petites voitures électriques promène-touristes, m'agace un peu. On s'arrête en plusieurs endroits, on doit descendre prendre des photos, quelle plaie ! Que c'est dur d'être touriste. Je sens que les paysans sont pauvres, les intérieurs des maisons sont plutôt vides. Nous passons trop vite.
Le soir nous déjeunons dans un restaurant tenu, au départ, par deux français. Le restaurant s'appelle LeVotre !! Après le repas, comme il ne pleut plus trop, je décide de faire un petit tour digestif. C'est un peu comme Annecy, il y a une petite rivière qui traverse la ville. Beaucoup de restaurants qui débordent sur la rue, beaucoup de monde, principalement des jeunes, plutôt bien habillés, ils sont venus ici pour les fêtes.
On sent une certaine aisance tranquille. Je me croirais en Europe, le communisme connaît plus. Il doit exister encore un peu auprès des dirigeants nostalgiques, pour le reste de la population il est définitivement enterré. Reste à savoir quel travail pour ces jeunes ? Quelle vie dans leurs immeubles de 36 étages. Quelle Sécurité sociale ? Quelle retraite ? Ce sont bien là des questions de français.

mardi 12 octobre 2010

Départ de Xian et arrivée à Guilin - 10




A nouveau départ de l'hôtel pour aller sur la ville de Guilin. Nous devons prendre un vol à midi. Avant visite d'un musée sur le tombeau d'un empereur et de sa femme enterrée un peu plus loin. Comme celui de l'armée enterré de Xian, on nous montre ici les fosses qui ont été retrouvées. Le site est plus intéressant parce que l'on peut passer au dessus des fosses en passant sur un sol de vitres et même au niveau des fouilles. Les pièces sont moins bien travaillées que sur le site de l'armée enterrée, mais plus variées. L'empereur a été enterré avec tous ce qui peut lui rendre la vie agréable dans l'au delà : animaux, femmes, mobiliers, serviteurs, gardes …... (Oui, je sais on va me reprocher de mettre sur le même plan les animaux et les femmes ! Ce n'est pas moi ce sont les empereurs qui ont choisis comme cela !).

On prend un avion assez rapidement. Les chinois sont efficaces sur ce plan. Arrivé à Guilin, il pleut avec une température de l'ordre de 30 °. On est rendu dans des paysages de collines extraordinaires. Toujours des paysages bien tenus, ce n'est pas comme les chablis français. Nous allons dans un institut de recherche du thé. On nous montre comment est produit le thé. C'est toujours la même chose. On cueille la feuille, selon le type de thé que l'on veut faire on choisit le bourgeon, les premières feuilles ou celles qui sont adultes. On les sèche, on les malaxe, on les fait sécher à nouveau. Chacun de Ceylan avec le breakfast thé, de l'Inde avec le Darjeeling, de la Chine avec le thé vert ou le thé noir fermenté y va de sa variante. Ici les thés sont vendus assez chers. En se promenant sur le marché de nuit, près de l'hôtel, on verra que l'on peut trouver moins cher. A l'institut, ils vendent deux ou trois "sang de bœuf" (des pots de céramiques de couleur rouge).

Nous arrivons à l'hôtel, nos chambres ont une belle vue sur une rivière avec de belles collines derrières. Après le repas un petit groupe va faire un tour dehors vers une avenue ou il y a un marché de nuit. Il y a des éclairages un peu kitch, le long des rivières. Nous trouvons le marché avec toutes sortes de choses à acheter, en particulier du thé, du parfum Chanel et des Rolex à partir de 15 yuan et des Mont Blanc. Pour passer le temps, j'essaie de prendre en photo, sans flash pour ne pas me faire remarquer, des jeunes filles. Oui, je sais, je sais.

Mon nouvel appareil est pas mal pour cela.

Je fais un détour pour voir un magasin de céramiques mais il y a rien d'intéressant.

Dodo !

lundi 11 octobre 2010

L'Armée Enterrée - 09




J'ai passé la matinée, à l'hôtel, à revoir mes textes, il faut que j'arrive à rédiger des notes de voyage un peu vivantes. A voir.

Durant le trajet vers notre restaurant, dans le car, c'est le petit quart d'heure de la guide, elle est de Xian, et sensiblement plus à l'aise ici qu'à Pékin. Revenant sur la famille, elle nous dit que les parents achètent très tôt un appartement pour leur fils unique qui est généralement pourri-gaté. Le mariage a lieu à la campagne à 22 ans pour les filles et 23 ans pour les garçons, il faut compter 5 ans de plus si ils font des études, comme c'est le cas en ville.
Evidemment avant de passer au restaurant le car s'arrête devant une fabrique d'objets de jade. Des explications, que donne en français une commerciale de la fabrique, il ressort que le jade est une pierre très dure à tailler qui apporte le bonheur et chasse les mauvais esprits. En attendant un couple du groupe qui marchande longuement un bijou de jade. Je regarde les bols de jade ou d'agate, une pierre rouge, exposés à la vente. Ils ont moins souvent une forme élégante, harmonieuse que les bols en porcelaine. Le travail de la pierre est plus difficile ? On a vu que la poterie imitait le jade avec le céladon, de même on voit des pots et des bols de jade imiter la céramique avec des formes "tournées".
A midi, c'est "banquet". Dans un repas habituel, le premier verre de bière ou de coca est gratuit, les autres sont payants. Quand c'est banquet c'est tout gratuit. Encore que cela peut changer. Le plat du jour c'est le canard laqué. De petits morceaux de canard que l'on trempe dans une sauce épaisse à base miel, le tout enveloppé dans une galette de riz avec du poireau émincé. C'est la sauce qui donne tout son goût a ce plat. Pour l'après midi c'est l'Armée Enterrée. Pour y arriver on traverse une campagne. Les bords des routes sont bien entretenus, par de nombreux jardiniers. On est dans un pays d'agriculteurs, ils aiment soigner les arbres, les plantes, ils ne peuvent êtrer être complétements mauvais.
A l'entrée du musée de l'Armée Enterrée, je remarque que l'accès au bâtiment est mieux organisé depuis la dernière fois ou je suis venu On visite 3 fosses et un espace ou l'on peut voir restaurés deux charriots de l'empereur Qin. Les travaux de fouilles avancent lentement, est-ce pour éviter de faire des erreurs ? Que les couleurs se perdent, que la terre cuite se délite ? Pour le tombeau de l'empereur lui-même, il n'a pas été fouillé. Il y aurait un lac de mercure qui figurerait une mer, des systèmes anti-intrusion et des bijoux au plafond pour figurer les étoiles du ciel.
On reste loin des soldats et un rien déçu de ne pouvoir les approcher. Les meilleurs photos prises sont les photos de photos !
Dans un magasin, les paysans du village vendent d'"authentiques souvenirs". Le "découvreur" du site, il creusait un puît …, signe un livre moyennant une centaine de yuans. Il a 94 ans et se porte fort bien.

Dans un autre espace, les photos des personnalités étrangères qui ont visité le site. Clinton est en tête, photographié parmi les statues avec sa femme et sa fille. On aurait pu y rajouter Monica, cela aurait bien complété le tableau, Non ?
Chirac est en deuxième, mais comment lutter contre Clinton ?

samedi 9 octobre 2010

La mosquée et de belles danseuses - 08



Dans le car, la guide tente de nous instruire alors que nous somnolons sans déranger personne. Dehors la signalisation routière est tantôt chinois et anglais, tantôt chinois seulement. Et cela sans logique apparente, cela devient alors nettement plus dur pour l'occidental qui eu l'idée saugrenue de vouloir conduire en Chine.
Xian, donc, où nous sommes, est un pays agricole, on y cultive un blé qui donne une
farine de blé dur bonne pour les raviolis, spécialités de la ville. Il y a des banquets de raviolis, jusqu'à une vingtaine de raviolis différant, selon leur contenu, ils ont une forme différente : poussins, crevettes, poissons ….. Note : Les raviolis de Roman, une fois que l'on a su enlever la feuille de papier qui sépare chacune des plaques, sont très bons.

Le 23 septembre sera la fête de la Lune, avant les entreprises accordaient une semaine de vacances aux ouvriers, mais comme il y avait beaucoup d'absentéisme, les patrons ont du passer à deux semaines de vacances.

Il y a 2000 ans Xian était la capitale de la Chine. Il y a environ 72 tombeaux dénombrés, pas encore fouillés, mais peut être pillés. Les dignitaires se faisaient aussi enterrés près de leur empereur.
L'empereur Qin, celui qui a fait la grande muraille et l'armée enterrée au prix de grandes souffrances de son peuple (Jusqu'à 700.000 ouvriers ont travaillé pour lui). Pourquoi faire construire son tombeau dans cet endroit ? Parce qu'il a été décrété par les géomanciens que l'emplacement était bon entre une montagne de jade et le Fleuve Jaune. Xian a été le point de départ de la route de la Soie et du papier aussi.
Du car, je m'aperçois que nous passons au dessous d'un pont ferroviaire de plusieurs kilomètres de long. Le train passe ainsi au dessus d'une vaste plaine agricole, tout simplement.

Avant, les usines appartenaient à l'Etat, cela ne fonctionnait pas toujours bien, les capitaux privés les ont rachetés. Les usines, qui travaillaient avant pour l'armement, se sont réorientées vers l'élèctro-ménager, les télévisions, les climatiseurs ….. Ce qui a entraîné des changements dans la société avec l'émergence d'une classe de nouveaux riches que l'on blague volontiers et l'arrivée de minorités de l'Ouest attirés par l'argent facile. Ces derniers sont peut scolarisés et sont volontiers délinquants. La guide, une Han majoritaire, nous raconte, à l'appui, une scène, vécue, de vol à la tire. Elle nous parle de jeunes hommes jeunes femmes "très beaux" ?? Eux aussi ils ont leurs Roms.

Puis elle nous parle de la spéculation immobilière, il y a 3 ou 4 ans les appartements neufs s'achetaient à 3000 yuans (360 euros) le mètre carré. Avec la spéculation, les prix sont passés à 7000 yuans le m². Il devient difficile d'obtenir des prêts et le gouvernement de la province ne fait rien. Elle nous dit, au passage, qu'elle loue un appartement de 120 mètres carrés à 1000 yuans. Ce qui est peu.
Ah ! Les misères des pauvres propriétaires.

Le matin, c'est Musée de la Province, mais avant nous sommes passés au parc de l'Oie Sauvage. La guide nous a fait faire un peu de gymnastique tai chi ! Puis après on flâne dans le parc. J'observe un groupe de vieux chinois qui font leur gym matinal dans un kiosque, un chinois qui nourrie son chat, des mamies qui gardent leurs petits fils, (Au passage, les nourrissons portent des pantalons fendus pour permettre l'évacuation facile des déchets) un vieux chinois, seul, perdu dans ses pensées. Notre guide se racontant des histoires de guide avec une autre guide de touristes français. Il y a beaucoup de groupes francophones : français, québécois.

Pour le musée, on passe d'abord par le magasin. Beaucoup de statuettes de dames de cours, des copies qui manquent un peu de grâce. Je vois un pot de gingembre, comme les miens, sans son couvercle affiché à 8600 yuans soit 1000 euros ! C'est du délire en négociant on devrait le descendre vers les 100 euros. La vendeuse me jure qu'il est authentique, il a des cachets rouges !

Dans ce musée récent lui aussi, il parte des époques préhistoriques, pour passer aux Zhou (1121 à 255 avant J.C.), les premiers empereurs, et pour arriver aux empires Han de 221 à 618 après J.C, puis aux Tang de 618 à 907 après J.C. Bon, j'arrête de vous prendre la tête.

Pour l'après-midi, c'est l'incontournable visite de la vieille Mosquée de Xian, pour y aller on doit traverser un souk, c'est le cas de le dire. La première fois ou j'y suis allé, il y a une dizaine d'année, il était bien crade … Cette fois-ci on traverse les étalages qui sont installés dans des petits bâtiments reconstruits il y a quelques années. La mosquée est à un quart d'heure à pied de notre hôtel, pour y aller on traverse un centre commercial très moderne avec tous les magasins qu'il faut : Rolex avec la photo de G. Clooney, Lacoste, L'Oreal, Armani ….. Ils ont rasé les vieux quartiers de maisons de deux, trois étages pas bien belles qui avaient vingt à trente ans et reconstruit des buildings. Je me souvenais d'une ville vieillotte, il y a certainement des quartiers qui le reste, mais le centre est très moderne et l'on peut dire propre.

Je me rappelle le titre du livre "Quand la Chine s'éveillera" de PierreFitte, c'est fait elle s'est éveillé. Dans le China Daily que l'on nous a donné dans l'avion pour Xian, Il y avait deux articles instructifs, même trois :

- Le premier sur la valeur du Yuan, la monnaie est maintenue très basse par les chinois ce qui favorise les exportations chinoises et limite les importations. Les USA (et aussi les Européens) toussotent à ce sujet. Mais les Chinois répondent impérialement, dans l'article, que c'est un problème que les Chinois régleront en temps voulu.

- Le second sur les achats de bons du Trésor Américain par les Chinois. Ces achats permettent au Américains de vivre à crédit avec les chinois pour banquiers. Ils tiennent les Américains par les sentiments si vous voyez ce que veut dire les sentiments pour un banquier.
- Le troisième montre en première page avec photo à l'appui une manifestation en Thaïlande où il y a des manifestations d'un parti d'opposition qui réclament la chute du gouvernement et des élections anticipés. Rien que de très classique, mais que l'on ne verrait certainement pas dans ces mêmes colonnes si cela s'appliquait au gouvernement chinois.

Notre guide a prévu une soirée à l'Opéra chinois. Nous ne sommes pas au premier rang et la vue n'est pas extra, mais j'ai pu faire des photos sans flash qui sont correctes. Deux styles performances, des danses avec un corps de ballet et des orchestres avec des solistes.
Les danseuses évoluent dans des très beaux costumes avec des effets de rubans et de très beaux décors avec des teintes de roses, de rouges-orangé et de bleus ciel. Un peu facile, surtout pour le final : la musique se lançait dans des variations dignes des comédies américaines de ma jeunesse. Pour les musiciens, il y avait de bons numéros de solistes, c'était plus austère.

La guide avait prévu un repas le soir, mais après le repas de raviolis de midi, cela me branchait pas trop. Je suis rentré à pied à l'hôtel. Le guide m'a indiqué, un peu rapidement, le chemin. C'est relativement facile, la ville ayant ses rues qui se coupent à angles droits et l'hôtel se trouvant sur une grande artère. Dans les rues, dès que l'on a quitté les coins à touristes, on se retrouve seul avec les autochtones, plus qu'à Pékin. J'ai quand même dû demander mon chemin. Mes deux premiers interlocuteurs qui avait la quarantaine environ m'ont renseigné sur une carte, de bus, mais ils n'étaient pas trop liant et sans un mot d'anglais. Plus loin, je voulais à nouveau demander ma route, je passe devant des jeunes qui distribuent des tracts d'une boutique qui s'appelait "Web Institute English". Je me dis c'est bon, ils doivent savoir deux mots. Et cela a été difficile aussi. Heureusement, ils l'ont pris à la rigolade, il y a même une étudiante, en théâtre, qui m'a accompagné durant quelques centaines de mètres.

Pour me réconforter de mon exploit, j'ai été prendre un cornet de glace dans un Mac Do pour 2,5 Yuan !

Pingyao - le matin - 07



Le petit déjeuner de ce matin, avec les gens du groupe, était bien long, cela me gave d'entendre leur conversation. Ce n'est pas qu'ils soient débiles, mais cela ne m'intéresse vraiment pas, donc je me mets sur pilote automatique.
La critique continuelle des français sur les services de l'hôtel, la nourriture, la poussière des mines de charbon, la crasse, qui est quand même bien réelle, me pèse. Ces remarques me semblent hors de propos. Quand on va dans un autre pays il faut accepter d'être surpris, d'être choqué, de remettre en cause ses petites habitudes. Quel but recherche ces critiques professionnels ? Justifier de leur petite vie, de leur confort ? Se rassurer sur la justesse de leur mode de vie ?

Dans les rues de Pingyao, on voit des gens s'affairer à coller des affiches d'un look plutôt design, dans notre hôtel se prépare un espace avec une structure légère pour afficher des photos. Un festival de photo va avoir lieu dans les jours à venir. On voit des gens, le look branché, avec un matos pas
possible, des objectifs de ouf ! (je soigne mon vocabulaire pour accrocher un lectorat jeune)
Certaines affiches sont glamours avec des présentations de bijoux, la tour Eiffel et le pont Alexandre III, d'autres sont plus difficiles "Femmes (chinoises) travaillant dans des mines de charbon". Ce serait intéressant de voir ce que le photographe présente, son message et comment il est perçu ici.

Egaré dans une petite rue, je trouve une pomme golden pour un yuan. Les gens me sourient à me voir croquer ma pomme après l'avoir bien astiquée sur ma manche.

A midi nous avons mangé dans un grand restaurant "Gourmet quelque chose" une grande usine assez bonne toutefois. Il y avait un lac artificiel, des chutes d'eau et une mariée en rouge avec des bas rouges. L'aéroport de la province était moderne, j'ai ouvert tous mes yeux pour me préparer à ma virée tout seul à Jindenzhen. Cela devrait aller.

Nous sommes arrivés à Xian le soir, notre hôtel est en plein centre. Il ravie les français qui retrouve leurs petites habitudes et moi Internet. Il faut reconnaître que le buffet est sympa. Le soir, je fais un petit tour en bas de l'hôtel. Beaucoup d'animation, des jeunes.

Dans cette animation, beaucoup de jeunes assez bien habillés. Je dirais par forcément de la marque mais du goût. Les gens plus beaux et plus élancés ici qu'à Pékin. Là aussi j'aimerais prendre des photos dans la rue. Oui, il faut absolument arrêter de parler des "petits" chinois, certes il y en a, mais je remarque aussi des chinois très longilignes, avec une silhouette de sauteur en hauteur. Une minorité ethnique ?

Une ballade dans Pingyao et les confidences d'une jeune guide chinoise. 06



Pour le petit déjeuner, à l'hôtel, ils font une sorte de crêpe pas trop cuite qui est pas mal. C'est mieux que le Holiday Inn. Après nous commençons une ballade dans la ville entourée de remparts, d'une hauteur de plus de 10 mètres, à ce qu'il me semble. La ballade commence tranquillement. Nous avons une nouvelle guide locale qui est plus jeune que la guide nationale qui nous suivra pendant tout le voyage. Les femmes du groupe la lancent sur la condition de la femme pendant la visite d'un temple bouddhiste. Elle balance franco.
En Chine, on ne doit pas vivre ensemble sans être marié, il faut rapidement régulariser avec l'accord incontournable des parents. Dans le mariage la femme doit avoir un niveau d'études inférieure à l'homme. S'il arrive un enfant hors mariage, c'est absolument scandaleux. Il faut trouver une solution : l'avortement, l'abandon, voir le mariage sous la foudre des parents.
Si il y a divorce, le père récupère un fils mais il laisse une fille à sa mère, la fille divorcée ne peut plus rentrer chez ses parents pour passer les fêtes ensemble, ce qui est une punition ici.

Ses dames voulant décidément tout savoir : le concubinage est abordé. Un homme, à l'instar de l'empereur peut avoir autant de concubines qu'il veut. Par contre lorsqu'on évoque la possibilité pour une femme d'avoir un concubin c'est une chose inimaginable qui trouble notre jeune guide ! Dans les squares, une femme qui balade seule son petit chien est certainement une concubine.

En sortant du temple, j'essaye de prendre quelques photos des gens dans la rue. Parfois ils acceptent, parfois ils refusent net. Ainsi j'ai vu un pâtier ou une cordonnière refuser tout net d'être pris en photos.

Pingyao s'est développé vers 1850 avec des banquiers locaux qui ont inventé la lettre de change.
Celà a grandement facilité le commerce en Chine. On visite des banques et des maisons de banquiers. Dans un grande demeure, appartenant à la famille Wang, la vie est organisée selon des règles précises. Les parents vivent au centre, le fils aîné à l'est, le cadet à l'ouest. La fille, à partir de 13 ans, occupe les pièces au dessus, d'où elle ne sort que rarement.

La numérologie a une grande importance en Chine. Le chiffre 4 n'est pas bon, il est synonyme de mort. A Pékin dans l'hôtel il n'avait pas de quatrième étage. Le chiffre 9 est réservé à l'empereur, le 8 est pris par les hauts dignitaires. De même la géomancie, lorsque l'on projette de construire, on fait appel à des sages qui étudient les flux propres à l'emplacement et décident du lieu et de l'orientation la plus favorable.

vendredi 8 octobre 2010

Le passage vers Tuiyuan, puis arrivée à Pingyao 05.



Journée commencée tôt ce matin, nous devons prendre le train à la gare de l'Ouest pour aller à Taiyuan. Je réussis enfin à changer à l'hôtel mon billet de 50 euros contre 422 yuans. La circulation est dense pour rejoindre la gare. Arrivé, je vois beaucoup de chinois allongés à même le sol, des paysans venus tenter leur chance à la ville ? Nous attendons dans une salle d'attente assez luxueuse, nous devons prendre un TGV à la "platform 8". Nous y aurons accès qu'au moment de monter sur le quai. Sur un quai on voit des voitures attendre ? Un service pour des VIP ? Le TGV est analogue au nôtre, il me semble qu'il y a qu'une seule classe de niveau plutôt intermédiaire entre la première et la seconde. Le train part à l'heure. Le profil des passagers est plutôt familial. Les "hommes d'affaires ?" sont plutôt habillés décontractés. Je suis assis en face d'une famille chinoise. Un couple avec son enfant unique et les grands parents paternels. Une famille typique chinoise. Le téléphone de la grand mère sonne, elle ne comprends et passe à son fils qui est la compétence en matière de communication modernes. Le grand père se préoccupe de son petit fils qui est mal assis. Dans les rues on voit souvent un grand parent avec un gamin dans les bras. Exemple à méditer, je sais. A coté de moi, un chinois lit sur son IBook, à coté une chinoise envoie des SMS et moi je fais mon journal.
Dans le train il y a pas mal de "personnel de bord" qui nettoie le sol, distribue de l'eau. Avec en prime un policier qui fait sa ronde dans le cas ou on veuille faire de l'agitation subversive. Ma remarque est superflue, sa présence semble plutôt débonnaire.

Les toilettes sont à la turc. Le train annonce 200 KM/heure. La chinoise a finit d'envoyer ses SMS et elle dort, les français derrière moi n'en finissent pas de se raconter leurs voyages. La famille chinoise mange des pommes, j'aimerais leur en demander une.
Arrivés à Taiyuan, on enchaine sur le repas. La nourriture est bonne. Beaucoup de légumes. Il faudrait être plus connaisseur pour situer cette cuisine par rapport à celle de Pékin.
A table, on vous propose des multiples plats ou les légumes sont émincés, coupés en fines lamelles pour les incultes, on a de petites assiettes qu'il faut remplir plusieurs fois. En Europe, c'est différent, on a une grande assiette qui contient tout charge à soi de découper son morceau de viande qui apparaît immense pour un asiatique.

Au programme de cet après-midi un musée. Un bâtiment neuf dont l'architecture hésite entre le stalinien et la pureté des lignes occidentale. La visite commence par une belle collection de bronze provenant des tombes de l'empereur de l'époque Zhou. Beaucoup de tripodes. Je ne suis pas trop fana. Mais les pièces sont belles.

Le dernier étage que j'aborde à la fin comporte une magnifique collection de céramique. Je dois la visiter au pas de charge. Là aussi, la collection est complète des premiers céladons aux œuvres de la dernière époque des Quins aux grands vases "bleus sous couverte" de Jindenzhen fait pour la cour et les nobles.. Cette ville qui a produit les plus beaux vases de l'époque Ming est souvent citée. De très belles céramiques des vases au col élégant, elles sont de glaçures uniformes. Quelques beaux sang de bœufs. Seul bémol, les étiquettes sont toutes en chinois à cet étage !

Puis nous avons été voir les tombes des premiers empereurs Ming, vers 1400… J'ai noté de très vieux arbres, certains de plus de 2000 ans.

L'hôtel à Pingyao, nous arrivons après une heure de route défoncée dans une ville entourée de remparts et nous devons faire une marche à pied pour atteindre l'hôtel. La ville est dans son jus. On retourne à trente, cinquante, voir cent ans en arrière ! L'hôtel est du même style, plutôt nonchalant et vieillot. Comme on est fatigué, certains dans la plus pure vaine des Français à l'étranger craquent un peu. Pour certains c'est le manque de serviettes, d'autres la literie un peu dure ou la douche pas assez fonctionnelle, pour moi c'est le manque de wifi.. Quelle bande de plouks de français que nous-sommes, pourris-gâtés après leur passage à l'Holiday Inn !
Certes les lits sont à l'ancienne : une planche de bois, le matelas consiste en une couche dure de 5 cm d'épaisseur, la couverture est une couette épaisse et l'oreiller est dur, remplis de balle. Si vous ne savez pas ce que c'est, vous n'avez qu'à chercher dans le dico ! Je vous aide : de la balle d'avoine.
Pour continuer, la télé est d'époque, en couleurs quand même, avec une centaine de chaines toutes plus chinoises les unes que les autres, mais avec un décodeur digne des années 70 !. Sex and the city, ce sera pas pour ce soir ! La salle de bains est d'époque, pas trop fonctionnelle quand même.. Un détail sordide qu'il me faut aborder … Il y a au dessus des toilettes, un panneau "The toilet paper into the dustbin basket Please". Qu'est à dire ? Le système d'évacuation d'eau ne serait pas adapté, il faut mettre le papier toilette usagé dans une poubelle à coté du siège !! J'ai déjà vu cela à d'autres endroits. Pour calmer les esprits, le repas du soir est bon, des saveurs nouvelles. La salle est décorée de belles calligraphies.

Dans cette ville, le soir, ils usent et abusent des lampions rouges. Comme dans "Epouses et Concubines", film qui aurait été filmé dans notre hôtel qui est une ancienne riche demeure de notables. La ballade est bien agréable, je ne vois rien d'intéressant comme poterie. Je l'ai peut être déjà dit, on voit des jolies femmes dans un style plutôt européen, je dirais même français. Je pense que je reviendrais naturellement sur ce dernier sujet.

La nuit sur la planche est très bonne !

La quatrième et dernière journée à Pékin - 04




Aujourd'hui, c'est la journée libre à Pékin. Il faut que je l'organise.

Dans le guide j'ai repéré dans le Musée national de Chine une belle collection de céramiques. Un autre guide indique qu'il est fermé et qu'il doit ouvrir en 2009 ! La bonne solution est d'y aller voir, comme il est place Tien An Men, c'est l'occasion de passer vers la Cité Interdite. J'y vais en taxi. Il faudrait deux bonnes heures pour y aller à pied. Sur la place immense, c'est la plus grande du Monde, des files impressionnantes font la queue pour accéder au Mausolée de Mao. Ils avancent avec une parfaite sérénité au petit trop ! Ils restent calmes, placides. Ce ne sont pas des excités comme les français, petit peuple hargneux. Cela se voit dans la circulation, pas d'accrochage, de prises de gueule. Juste un coup de klaxon dans les petites rues pour prévenir que l'on arrive. Ils ont des sortes de mobylettes qui marchent avec des batteries. C'est silencieux et bon pour l'environnement, mais on les entends pas arriver.
Mon musée est fermé, il fallait s'y attendre. Je ne vais pas aller revoir la Cité interdite, trop de monde. Le tourisme des chinois n'est pas un vain mot ! Pas grave, j'ai plus de temps devant moi, je vais rentrer à l'hôtel en passant par la rue des Antiquaires. Je vois à peu près le chemin.
En quittant la place Tien An Men, je pénètre dans un quartier de marchands de fringues, d'anciens magasins de soie. Sur les grandes rues débouchent des petites ruelles, les hutongs, ie : quartiers où vivent les pékinois. Ils vivent dans la rue. Ils y préparent leur repas, se font coiffés, lavent leurs linges, font les ongles de leurs chiens, fument leur cigarettes, regardent un cordonnier qui répare des chaussures, jouent aux cartes, aux dames (?) devant un parterre de spectateurs, font leur gymnastique, seuls ou en groupe, dorment, nourrissent leurs enfants. Il sont souvent accroupis. Bref, la rue est un spectacle continue. Encore une fois, ils vivent parfaitement paisibles.
En me baladant dans une rue, un homme qui donnait à manger à son gamin de 6 mois, m'interpelle : Rentre dans mon magasin ! Regarde mes oeuvres ! J'en profite pour prendre une photo de son gamin. Puis je commence à regarder. Il fait des encres sur papier de riz. Des copies aussi. Deux dessins : des écrevisses à l'encre noire copie d'un grand maître et des poissons. Il me dit que le poisson est signe d'abondance, la garantie d'avoir à manger. Ils sont neufs (le chiffre !) ce qui est un bon nombre pour la numérologie. On discute les prix, je ne suis pas trop chien par respect pour son travail de peintre. Au moment de partir, ils me montrent des petits dessins d'enfants. Je craque, encore une passe de marchandage, je paie pour partie en euros, pour partie en yuans. Je rentre dans des magasins de céramiques, mais lorsque les pièces ne m'intéressent pas trop, c'est à dire ne sont pas de bonnes copies, je mets des prix bas. Cela passe ou cela casse. J'ai agacé deux ou trois marchands. Il y en a un qui s'est permis de regarder avec condescendance mes euros ! Le ...

J'avais repéré le premier jour ou je suis arrivé dans la rue des antiquaires deux coupes de porcelaine blanches bien faites, fines avec de jolis incrustations façon céladon. La vendeuse avait commencé à 420 euros pour les deux coupes. Nous avions arrêté la discussion à 200 euros. Je n'avais pas d'argent sur moi. Je lui avais dit que je reviendrais, mais rien n'était moins sûr. On a repris contact, j'ai fait le tour de la salle du bas ou il y avait les bols. Elle m'a donné une petite bouteille d'eau. Puis on a commencé le marchandage. Elle rappelle le prix "convenu" à 200 euros. Histoire de frapper un premier coup, j'affiche 120 euros sur sa calculette. Elle ne veut même pas savoir : 200 euros ! Vous m'aviez promis, vous revenez sur votre parole ! Vous n'êtes pas honnête ! Vous êtes un … (je reformule). Je monte à 130, histoire de la calmer. Pas de réactions. Elle me dit qu'elle ne peut plus rien. Le manager a accepté 200 euros, pas moins. Je déclare que l'on se quitte fâchés. Elle s'éloigne. Et je commence à remonter. Une autre personne qui assiste au marchandage me dit qu'elle est "manager adjoint" et qu'elle est habilitée à reprendre la discussion. Elle commence à 190 euros, je passe à 140 euros. Elle dit que c'est pas possible, puis me voyant décidé à partir elle accepte 150 euros. Le prix que je voulais. On se sépare un peu réconciliés, la vendeuse fâchée me fait promettre de lui amener des clients.
Je quitte le quartier. Je m'oriente un peu mieux. Je retrouve un magasin ou j'ai vu des petites tasses jaunes à 10 yuans. Ce serait pas mal pour offrir. J'en demande cinq que la vendeuse me prépare. Elle va me préparer la facture, je lui propose 30 yuans avec la calculette. Elle me dit c'est pas possible ! 50 yuans ! On en reste là. On ne peut gagner à tous les coups. C'était peut être un magasin d'état ?
Je suis rentré tranquillement toujours par des petites ruelles sympas. Je prends une douche, puis je vais à un Mac Do pas trop loin. Je prends un double cheese-burger et un sunday fraise pour 17 yuans (2 euros). Je retrouve des standards. Dans la salle, des étudiants avec leur (micro) portable, un jeune couple, des filles entre elles, des hommes qui lisent leur journal.
Le soir, je descends à une boutique pour prendre quelque chose à manger rapidement. Il y a des sachets de nouilles à cuire dans de l'eau chaude. Comment faire ? Je n'ai pas de bols. Mais si ! De mes deux bols, le plus grand ira. C'est là que je me rends compte que les bols en porcelaine sont extrêmement fins et fragiles. On est tellement habitués à notre vaisselle épaisse. Mes bols vont très bien pour les nouilles, un peu chers peut être.

jeudi 7 octobre 2010

Troisième journée à Pékin - 03




Mauvais départ pour cette journée. J'ai mon mollet qui me titille, un vieux problème qui revient après la marche d'hier sur la muraille. Dans cet hôtel, le petit déjeuner n'est décidément pas top : des nouilles, du riz, des patates sautées ce n'est pas vraiment un petit déjeuner. Par contre, les chinois aiment beaucoup.
La journée se poursuit mal ! Nous partons vers le Palais d'été. Beaucoup de monde, des explications de la guide qui n'en finissent plus sur des rivalités entre impératrices et concubines. Et tout cela en restant débout. Des salles de palais que l'on ne peut voir qu'au travers d'une méchante vitre. Le lac, artificiel, est brumeux et les touristes chinois sont bien bruyants. Bref, je fais le français chiant.

Heureusement la balade le long de la galerie est pas mal, on peut observer la foule des chinois et voir quelques magasins d'artisanat. Le repas est comme d'hab, en prime on nous fait visiter une usine de perles. Les perles, on ne m'avait pas encore fait le coup. Il y a de jolis colliers de perles noires.

Après nous allons visiter le musée de la Capitale qui a un département des céramiques de très bon niveau et bien présenté, il couvre toute les périodes. Il manque parfois de textes en anglais. Ils ont une plus grande collection que le musée Guimet, avec de beaux céladons et des vases Mings de Jindenzhen. Ils indiquent que cette dernière ville fut le grand fournisseur de la cour impériale à l'époque Ming. Beaucoup des poteries vendues dans les magasins du musée sont de bonnes factures. Or là on est sûr que ce sont des copies !! Cela confirme que tout ce qui se vendra dans la Rue des antiquaires sera des copies.

La journée se termine avec un passage sur le site olympique. Le cube d'eau, la piscine, et le nid d'oiseau, le stade, sont séparés par une immense esplanade qui s'étend sur des kilomètres. Tout est vaste, un beau site. Le groupe est formé par des couples de mon âge et quatre célibataires. Les couples, où plutôt les femmes des couples, ont choisi une séance de massage des pieds !! La guide qui doit y avoir quelques intérêts nous indique que le pied est à la base de tout !! Évidemment !
Les célibataires du groupe : trois hommes et une femme décident de rentrer par le métro en passant par le quartier branché de Pékin situé prés d'une sorte de lac-rivière. Nous y arrivons à la nuit, les boutiques sont plutôt sympas. Je vois une boutique, tenue par une française, plutôt chic. Dans la rue, il y a des jeunes bien sapés tendance. Il y a des karaokés, des restaurants corrects. Nous atterrissons dans un restaurant qui est tenu par des membres de la minorité du Yunnan. La nourriture est bien présentée, avec des saveurs épicées. Désirant ne pas trop manger, je prends juste un dessert de petites tranches d'ananas avec un jus de citron vert légèrement épicé. Très fin.

Je m'aperçois que je n'ai pas parlé des transports. Depuis le site olympique nous avons pris le métro.
La station de métro du site olympique est très belle, de la taille d'une station RER avec du marbre partout. Pour les distributeurs automatiques ils sont plutôt abscons, il faut mieux passer par un vendeur. C'est 2 yuan le ticket, de l'ordre de 30 centimes d'euro. Nous avons fait 4 correspondances. Au début les rames étaient bondés, nous étions dans le flot des banlieusards rentrant chez eux, après cela s'est calmé. Les autres stations ne sont pas toutes au top en terme d'aménagements. Une chose étonnante : nous avons vu des gens faire sagement la queue, en attendant une rame, pour rentrer dans un wagon sans déranger les sortants, Là, ils m'ont bluffés !
Après l'expérience du métro, nous avons pris un taxi. La difficulté, c'est d'en arrêter un ! Puis : Il faut leur montrer une carte de l'hôtel avec écrit en caractères chinois, le nom de l'endroit ou on veut aller. Il faut bien comprendre qui si on prononce "Tien An Men" à l'occidental, ils ne comprendront pas. Toujours cette histoire de tonalité. On l'évite en montrant le nom écrit.
Après, il ne faut pas s'étonner le conducteur ne parle pas. Au moins il ne fait pas ses remarques débiles sur les derniers matches de foot, ni sur la conduite des autres.
Puis, on prie pour qu'il ait bien compris l'adresse. Vu qu'il ne parle pas et que l'on ne connait pas la ville pour valider la bonne direction. Toutes les craintes sont possibles.
A la fin : La course se termine assez rapidement avec une facture de 30 yuans. Un euro par personne !

Juste un bémol : Vu les nombreux sens interdits le chemin n'est pas bien direct.

lundi 4 octobre 2010

Quelques pas sur la Grande Muraille - 02




Aujourd'hui, nous partons vers la Grande Muraille, la journée promet d'être chaude. Deux heures de route, dans le bus le guide nous parle du tourisme interne : les chinois du Nord visitent le Sud et inversement. C'est un facteur de richesse pour le pays.
Tout le groupe est allé faire un tour au Temple du Ciel, le temple dédié aux offrandes pour les bonnes récoltes. Il y avait à chaque solstice des cérémonies d'offrandes conduites par l'Empereur. Le spectacle était aussi dans le parc où les pékinois passent du temps à chanter et danser dans les parcs. Hierr, c'était dimanche, jour de repos.
Puis le guide nous parle du coût des appartements à Pékin et à Shanghaï, c'est sa marotte l'immobilier. Donc avant les appartements étaient construits par l’État ou les grandes entreprises pour leurs ouvriers. Ils étaient attribués selon des critères d'âge, du nombre d'années de travail et de niveau des responsabilités de l'ouvrier. Cela ne fonctionnait pas pour les ouvriers des petites entreprises. Le gouvernement a libéralisé le secteur immobilier en 1980, mais les prix se sont enflammés. Ils reviennent maintenant à un contrôle des prix.

La guide nous parle, aussi, de l'écriture chinoise qui peut comporter jusqu'à 50.000 caractères ! Niveau d'érudition atteint (?) par certains lettrés. En connaître 3000 est déjà bien. Des campagnes de simplification de l'écriture ont eu lieu, particulièrement pendant la révolution culturelle.

Puis elle tente de nous donner quelques rudiments de chinois parlé. En fait la signification d'un mot peut changer en fonction de la tonalité ! Et aussi en fonction des régions. Là aussi, les chinois ont mis en place un langage commun à toutes les régions. Elle essaie de nous faire prononcer quelques mots. C'est pas gagné !
Sur la route de la Grande Muraille, nous faisons une halte dans une usine de cloisonné. C'est un classique, il faut bien faire marcher l'artisanat. On nous dit tout sur la fabrique du cloisonné et on nous incite à en acheter. J'ai regardé la chose d'un air distrait : je suis monomaniaque. Pour moi ce sont les porcelaines et céramiques et rien d'autres. D'ailleurs j'en ai déjà ramené une paire (de cloisonné) lors de mon premier voyage en Chine.

Nous prenons un repas dit champêtre, dans une auberge … C'est a peu près correct. Il faut vous dire que la nuit dernière je n'ai pas bien dormi. Alors, j'ai fait une sieste réparatrice dans le bus. J'émerge gentiment sans trop me mêler à la conversation du groupe. Nous avons une table avec un plat de verre tournant sur lequel les serveuses déposent les plats. C'est classique et assez efficace. Beaucoup de légumes, les aubergines confites avec une sauce sucrée remportent un vrai succès. La patronne, juge bon de nous faire payer un café en poudre un rien aigre. Bon, il n'est pas trop cher.

Nous sommes montés sur la Grande Muraille avec un téléphérique. Arrivé là haut, le temps nous est un peu compté. Comme d'hab, je choisis d'aller vers l'endroit où il y aura le moins de monde. Compte tenu du temps imparti, je me fixe un objectif à atteindre en une demi heure. J'y arriverais avec un peu de difficulté, le chemin, avec des petites montées et descentes, est plus long que je ne pensais. Et il fait assez chaud. Mais cela vaut le coup. C'est un bon choix, il y a peut de gens, juste un couple de jeunes mariés qui se fait prendre en photos et de temps en temps un petit ouvrage militaire qui permettrait la surveillance ! J'ai fait demi-tour à mi chemin d'une terrible montée, j'aurais bien marché une ou deux heures de plus. Belle ballade !


A l'hôtel, en prenant ma douche, je constate que son agencement n'est pas trop différente de celui de celle de Pégy du bas.

vendredi 1 octobre 2010

La premiere (demi) journee a Pekin - 01




Pour partir sur Roissy prendre le vol Paris-Pékin, il n'y a pas de desserte RER directe de Châtelet à Roissy. C'est bien. Seulement, sur les quais du Chatelet ils ne préviennent pas. C'était juste la m... d'autant plus que c'était un peu compliqué pour rejoindre le terminal 2. Je ne vais pas commencer à me plaindre, je vais faire un beau voyage.

Finalement atteint, l'aérogare 2E pour les vols avec Air France et d'autres compagnies est plutôt classe. Un peu bling bling même, il y a un magasin Ladurée, histoire de ratisser de quelques dizaines d'euros les voyageurs en partance.

Dans l'avion, bien rempli, je suis un peu coincé, c'est la classe Économique. La classe Affaires est nettement plus à l'aise, je ne parle pas de la Première Classe ou ils ont l'équivalent d'une véritable chaise longue de Pégy avec les prestations associées.

Je suis à Pékin dans la chambre d'hôtel Holiday Inn ou nous sommes descendus, il est une heure du matin et je n'arrive pas à dormir, alors je rédige mon journal.

Dehors, j'entends quelqu'un qui "range" quelque chose. Comme dans la rue Coquillière à Paris, dans ces grandes villes, il y a toujours une activité insolite qui continue durant la nuit. Pour l'album web que je voudrais faire, il faudra attendre. Mes essais d'utiliser en Chine, les services Google : i.e. Documents, Album Web, le Blog n'ont pas aboutis. Je ne vais pas m'entêter, je mettrais les photos du jour et le texte dans des répertoires jour après jour, je consoliderais le tout à mon retour.

A l'arrivée à l'aéroport de Pékin, je vois dans les couloirs un cheval vert bronze de l'époque Han de l'Est, c'est une oeuvre connue. Je ne vais pas commencer à faire le photographe déchainé tout de suite, d'autant qu'un peu plus loin je vois un panneau "No Photos". Peut être que nous sommes encore dans une époque de paranoïa sécuritaire ? Lorsque je passe au contrôle de visa, désireux d'être un étranger "dans les clous" je réponds que je suis "Greatly satisfaid" en appuyant sur un bouton pour une enquête de satisfaction auprès des passagers... On ne sait jamais cela pourra me servir quand je serais coincé aux mains de la police chinoise pour détournement de mineurs où trafic de stupéfiants !! Cette sollicitude envers les etrangers est peut être un effet Pékin 2008 ?

En fait, l'ambiance est plutôt kool. En attendant notre guide qui lui était juste une porte à coté (!). je vois des publicités sur du Red Bull dans un packaging différent.

Il fait plutôt lourd en Septembre à Pékin, 28 degrés, avec une pointe d'humidité. Le mois d'Aout a été plus chaud. Le car est climatisé. En sortant prendre le car, il y a une femme qui se mouche "à la marocaine" en se prenant le nez entre pouce et l'index et en expulsant la morve. Excusez-moi de ces détails, mais c'est pour bien expliquer une technique pas très classe, mais millénaire et tellement efficace ! A coté de cela, il y a des jeunes chinoises en petite robe de marque et talons qui montent dans des Mercedes.

Sur le trajet vers l'hôtel, je verrais des villes champignons qui n'ont pas plus de cinq ans. Des immeubles de bureaux le long de la route et plus en retrait des immeubles d'habitation. Le tout en verre et en métal. Il y a huit ans, j'en avais pas vu beaucoup. De même, la circulation automobile est plus dense.. Pour revenir à ce que je notais un peu plus haut. La Chine va être un mélange de modernité et de traditions. Dans certains hôtels et pas les plus chers, il y a un PC avec accès internet gratuit fournis dans les chambres. Dans le nôtre, il y a un câble Ethernet à brancher et c'est gratuit, les débits sont coorects.

A l'arrivée à l'hôtel, suite à un petit problème d'utilisation de ma carte magnétique pour accéder à ma chambre, je me rends vite compte que le dialogue avec les femmes de ménage de l'étage est difficile, alors qu'avec les personnes de l'accueil c'est impec, ils connaissent bien l'anglais courant, comme moi et ils sont efficaces (comme moi ?!). Je rêve d'apprendre trois mots de chinois.

Pendant le trajet vers l'hôtel, le guide nous parle de l'attractivité de Shanghai et de Pékin pour les jeunes, il y a du travail et de bonnes écoles. Le trajet domicile-bureau peut durer une heure. Elle nous parle aussi des différentes cuisines : Pékin, Shanghai, Canton et d'autres encore.

L'après-midi nous avons temps libre, c'est une caractéristique de notre voyage, on peut se balader "à sa guise". Je vais aller voir le Temple du Ciel aussi désigné comme "le temple pour les bonnes récoltes". Il est dans un parc à un quart d'heure à pied de l'hôtel. Ce qui est peut à Pékin. J'ai un plan de la ville qui n'est pas détaillé. Une rue sur trois ou quatre est nommée. C'est un peu "just" pour s'orienter. Les distances ici sont facilement le double qu'à Paris.

Je me ballade tranquille, je fais attention à la circulation. Prudent, je traverse au vert de larges avenues. C'est assez dense, mais ils (les voitures, les bus) ne semblent pas vouloir se faire des piétons. Dans la rue, des scènes tranquilles, des chinois assis dans des fauteuils défoncés qui dorment ou boivent du thé, des réparateurs de vélos bricolent, des petites gargotes ou l'on peut manger une cuisine souvent suspecte.

Le Temple du Ciel est dans un jardin bien entretenu, avec tuyas (ou cyprès ? A vérifier) largement centenaires. Un jardin de roses et un autre de pivoines en arbres. De la musique locale est diffusée. Je retrouve le Temple du Ciel avec ses toits typiques. Plus il y a de personnages sur le fait, plus le monument est en liaison étroite à l'empereur.. Neuf, le maximum est réservé à l'empereur Dans le parc, beaucoup de pékinois, chantent, vivent en famille, c'est dimanche, jour de repos.

Je suis un peu pressé pour bien observer cela, j'ai repéré un quartier d'antiquaires pas trop loin et je voudrais y aller. En fait une balade d'une heure alors qu'il fait assez chaud. J'arrive à peu près à me diriger, je reste dans les grandes rues, assez banales. Cela me fait penser, mutatis mutandi, à l'Amérique. Dans le flot de voitures, majoritairement des Wolskwagen et des chinoises avec des marques bizarres, il y a quelques Citroën et des Peugeot aussi.

Dans la rue des antiquaires, il y a toutes sortes de choses, beaucoup de rogatons. Des ateliers d'écritures et des maisons de thés. Ils font une cérémonie du thé, il faudra que j'y songe. Dés que je rentre dans un magasin on me repère, mais je ne suis pas harcelé.
Dans un magasin de céramiques et de porcelaines, je passe assez rapidement sur ses rayons de base. La vendeuse me catalogue derechef comme "expert". Elle me conduit dans une première pièce bien remplie, beaucoup de choses. La vendeuse me parle de pièces d'un siècle et demi, cela me laisse un peu froid. Sur certaines une sorte de cachet de cire, la. preuve, selon elle, que l'on peut exporter et d'authenticité. … A voir, la guide me dira qu'il n'y a que de la copie dans les magasins chinois.

Dans le tout une ou deux paires de pots corrects, mais un peu pressé de rentrer à l'hôtel et sans argent liquide (ce qui, somme toute, est une bonne chose), je n'ai pas envie de commencer la négociation. Elle me montre deux belles coupelles de porcelaine de teintes beiges et de beaux dessins incrustés, dans le style de ce que j'ai acheté à Drouot. Elles sont fines et belles, je ne sais évidemment pas dire leurs ages. Elle commence le prix à 460 euros. Pressé de partir, je dis 200. Et, après avoir demandé l'avis du manager (!) elle dit oui !! Ce doit être des copies, peut être un peu ancienne. Je promet que je reviendrais mercredi, elle ne me croie pas trop.

Je continue dans la rue. Sans voir grand chose, un ou deux vases sang de boeufs. Des bols jaunes, mais sans plus. Au bout de la rue je décide pour rentrer de passer pas les petites rues avec des maisons d'un étage au plus (les hutongs). Je suis un peu inquiet, sur la bonne direction. Mais en s'appuyant sur la position du soleil couchant, je vois en gros. Je suis un peu perdu, mais en pleine confiance dans ces petites ruelles pleines de vie. Un pékinois se rafraîchit les pieds en s'arrosant avec une bassine d'eau. Un autre repasse du linge. Dans une rue, j'hésite devant une échoppe qui a une enseigne écrite en chinois. Une jeune fille me fait signe de rentrer ! J'ai un doute, est-ce une pédicure où le plus vieux métier du monde ? Mais il n'y aurait pas cette enseigne et leur tenue serait plus aguichante. En fait, c'est les deux !

Ils ont des chiens petits, qu'ils portent souvent dans leur bras . Il y a de multiples gargotes avec de la nourriture, là franchement suspecte ! Je suis un rien perdu, je ne retrouve pas les grands axes pour me guider. Deux jeunes chinois parlant anglais c'est une chance. Plus loin, sorti des petites ruelles, j'entends parler français, le bonheur ! Ils m'orientent, j'étais sur une rue parallèle.. Parfois, à un croisement, ils mettent le nom de la rue mais sur le coté perpendiculaire ce qui me perturbe !! Il faut aussi que j'intègre que les distances sont plus grandes ici.

Dans ma ballade dans ce vieux quartier, il y a milles photos que j'aurais aimé prendre, mais j'hésite toujours à être intrusif vis à vis de ces gens qui vaquent tranquillement à leur occupations.