

Pour partir sur Roissy prendre le vol Paris-Pékin, il n'y a pas de desserte RER directe de Châtelet à Roissy. C'est bien. Seulement, sur les quais du Chatelet ils ne préviennent pas. C'était juste la m... d'autant plus que c'était un peu compliqué pour rejoindre le terminal 2. Je ne vais pas commencer à me plaindre, je vais faire un beau voyage.
Finalement atteint, l'aérogare 2E pour les vols avec Air France et d'autres compagnies est plutôt classe. Un peu bling bling même, il y a un magasin Ladurée, histoire de ratisser de quelques dizaines d'euros les voyageurs en partance.
Dans l'avion, bien rempli, je suis un peu coincé, c'est la classe Économique. La classe Affaires est nettement plus à l'aise, je ne parle pas de la Première Classe ou ils ont l'équivalent d'une véritable chaise longue de Pégy avec les prestations associées.
Je suis à Pékin dans la chambre d'hôtel Holiday Inn ou nous sommes descendus, il est une heure du matin et je n'arrive pas à dormir, alors je rédige mon journal.
Dehors, j'entends quelqu'un qui "range" quelque chose. Comme dans la rue Coquillière à Paris, dans ces grandes villes, il y a toujours une activité insolite qui continue durant la nuit. Pour l'album web que je voudrais faire, il faudra attendre. Mes essais d'utiliser en Chine, les services Google : i.e. Documents, Album Web, le Blog n'ont pas aboutis. Je ne vais pas m'entêter, je mettrais les photos du jour et le texte dans des répertoires jour après jour, je consoliderais le tout à mon retour.
A l'arrivée à l'aéroport de Pékin, je vois dans les couloirs un cheval vert bronze de l'époque Han de l'Est, c'est une oeuvre connue. Je ne vais pas commencer à faire le photographe déchainé tout de suite, d'autant qu'un peu plus loin je vois un panneau "No Photos". Peut être que nous sommes encore dans une époque de paranoïa sécuritaire ? Lorsque je passe au contrôle de visa, désireux d'être un étranger "dans les clous" je réponds que je suis "Greatly satisfaid" en appuyant sur un bouton pour une enquête de satisfaction auprès des passagers... On ne sait jamais cela pourra me servir quand je serais coincé aux mains de la police chinoise pour détournement de mineurs où trafic de stupéfiants !! Cette sollicitude envers les etrangers est peut être un effet Pékin 2008 ?
En fait, l'ambiance est plutôt kool. En attendant notre guide qui lui était juste une porte à coté (!). je vois des publicités sur du Red Bull dans un packaging différent.
Il fait plutôt lourd en Septembre à Pékin, 28 degrés, avec une pointe d'humidité. Le mois d'Aout a été plus chaud. Le car est climatisé. En sortant prendre le car, il y a une femme qui se mouche "à la marocaine" en se prenant le nez entre pouce et l'index et en expulsant la morve. Excusez-moi de ces détails, mais c'est pour bien expliquer une technique pas très classe, mais millénaire et tellement efficace ! A coté de cela, il y a des jeunes chinoises en petite robe de marque et talons qui montent dans des Mercedes.
Sur le trajet vers l'hôtel, je verrais des villes champignons qui n'ont pas plus de cinq ans. Des immeubles de bureaux le long de la route et plus en retrait des immeubles d'habitation. Le tout en verre et en métal. Il y a huit ans, j'en avais pas vu beaucoup. De même, la circulation automobile est plus dense.. Pour revenir à ce que je notais un peu plus haut. La Chine va être un mélange de modernité et de traditions. Dans certains hôtels et pas les plus chers, il y a un PC avec accès internet gratuit fournis dans les chambres. Dans le nôtre, il y a un câble Ethernet à brancher et c'est gratuit, les débits sont coorects.
A l'arrivée à l'hôtel, suite à un petit problème d'utilisation de ma carte magnétique pour accéder à ma chambre, je me rends vite compte que le dialogue avec les femmes de ménage de l'étage est difficile, alors qu'avec les personnes de l'accueil c'est impec, ils connaissent bien l'anglais courant, comme moi et ils sont efficaces (comme moi ?!). Je rêve d'apprendre trois mots de chinois.
Pendant le trajet vers l'hôtel, le guide nous parle de l'attractivité de Shanghai et de Pékin pour les jeunes, il y a du travail et de bonnes écoles. Le trajet domicile-bureau peut durer une heure. Elle nous parle aussi des différentes cuisines : Pékin, Shanghai, Canton et d'autres encore.
L'après-midi nous avons temps libre, c'est une caractéristique de notre voyage, on peut se balader "à sa guise". Je vais aller voir le Temple du Ciel aussi désigné comme "le temple pour les bonnes récoltes". Il est dans un parc à un quart d'heure à pied de l'hôtel. Ce qui est peut à Pékin. J'ai un plan de la ville qui n'est pas détaillé. Une rue sur trois ou quatre est nommée. C'est un peu "just" pour s'orienter. Les distances ici sont facilement le double qu'à Paris.
Je me ballade tranquille, je fais attention à la circulation. Prudent, je traverse au vert de larges avenues. C'est assez dense, mais ils (les voitures, les bus) ne semblent pas vouloir se faire des piétons. Dans la rue, des scènes tranquilles, des chinois assis dans des fauteuils défoncés qui dorment ou boivent du thé, des réparateurs de vélos bricolent, des petites gargotes ou l'on peut manger une cuisine souvent suspecte.
Le Temple du Ciel est dans un jardin bien entretenu, avec tuyas (ou cyprès ? A vérifier) largement centenaires. Un jardin de roses et un autre de pivoines en arbres. De la musique locale est diffusée. Je retrouve le Temple du Ciel avec ses toits typiques. Plus il y a de personnages sur le fait, plus le monument est en liaison étroite à l'empereur.. Neuf, le maximum est réservé à l'empereur Dans le parc, beaucoup de pékinois, chantent, vivent en famille, c'est dimanche, jour de repos.
Je suis un peu pressé pour bien observer cela, j'ai repéré un quartier d'antiquaires pas trop loin et je voudrais y aller. En fait une balade d'une heure alors qu'il fait assez chaud. J'arrive à peu près à me diriger, je reste dans les grandes rues, assez banales. Cela me fait penser, mutatis mutandi, à l'Amérique. Dans le flot de voitures, majoritairement des Wolskwagen et des chinoises avec des marques bizarres, il y a quelques Citroën et des Peugeot aussi.
Dans la rue des antiquaires, il y a toutes sortes de choses, beaucoup de rogatons. Des ateliers d'écritures et des maisons de thés. Ils font une cérémonie du thé, il faudra que j'y songe. Dés que je rentre dans un magasin on me repère, mais je ne suis pas harcelé.
Dans un magasin de céramiques et de porcelaines, je passe assez rapidement sur ses rayons de base. La vendeuse me catalogue derechef comme "expert". Elle me conduit dans une première pièce bien remplie, beaucoup de choses. La vendeuse me parle de pièces d'un siècle et demi, cela me laisse un peu froid. Sur certaines une sorte de cachet de cire, la. preuve, selon elle, que l'on peut exporter et d'authenticité. … A voir, la guide me dira qu'il n'y a que de la copie dans les magasins chinois.
Dans le tout une ou deux paires de pots corrects, mais un peu pressé de rentrer à l'hôtel et sans argent liquide (ce qui, somme toute, est une bonne chose), je n'ai pas envie de commencer la négociation. Elle me montre deux belles coupelles de porcelaine de teintes beiges et de beaux dessins incrustés, dans le style de ce que j'ai acheté à Drouot. Elles sont fines et belles, je ne sais évidemment pas dire leurs ages. Elle commence le prix à 460 euros. Pressé de partir, je dis 200. Et, après avoir demandé l'avis du manager (!) elle dit oui !! Ce doit être des copies, peut être un peu ancienne. Je promet que je reviendrais mercredi, elle ne me croie pas trop.
Je continue dans la rue. Sans voir grand chose, un ou deux vases sang de boeufs. Des bols jaunes, mais sans plus. Au bout de la rue je décide pour rentrer de passer pas les petites rues avec des maisons d'un étage au plus (les hutongs). Je suis un peu inquiet, sur la bonne direction. Mais en s'appuyant sur la position du soleil couchant, je vois en gros. Je suis un peu perdu, mais en pleine confiance dans ces petites ruelles pleines de vie. Un pékinois se rafraîchit les pieds en s'arrosant avec une bassine d'eau. Un autre repasse du linge. Dans une rue, j'hésite devant une échoppe qui a une enseigne écrite en chinois. Une jeune fille me fait signe de rentrer ! J'ai un doute, est-ce une pédicure où le plus vieux métier du monde ? Mais il n'y aurait pas cette enseigne et leur tenue serait plus aguichante. En fait, c'est les deux !
Ils ont des chiens petits, qu'ils portent souvent dans leur bras . Il y a de multiples gargotes avec de la nourriture, là franchement suspecte ! Je suis un rien perdu, je ne retrouve pas les grands axes pour me guider. Deux jeunes chinois parlant anglais c'est une chance. Plus loin, sorti des petites ruelles, j'entends parler français, le bonheur ! Ils m'orientent, j'étais sur une rue parallèle.. Parfois, à un croisement, ils mettent le nom de la rue mais sur le coté perpendiculaire ce qui me perturbe !! Il faut aussi que j'intègre que les distances sont plus grandes ici.
Dans ma ballade dans ce vieux quartier, il y a milles photos que j'aurais aimé prendre, mais j'hésite toujours à être intrusif vis à vis de ces gens qui vaquent tranquillement à leur occupations.