mardi 30 décembre 2008

Une expédition risquée chez Koons

Fé m'a tanné assez régulièrement pour que j'aille voir l'exposition de Jeff Koons à Versailles. Cette exposition a été lancé par Aillagon, ancien ministre de la Culture et ami de François Pinault un grand et riche collectionneur d'art. L'idée est de mettre face à face les œuvres kitsch de Koons et les fastes de Versailles, le Palais du Roi Soleil, symbole de la puissance d'un roi.

Pour la petite histoire, poussé par l'imminence de la fermeture de l'exposition, j'y suis allé juste le jour d'une pluie verglaçante sur l'Ile de France. J'ai failli me rompre les os et j'ai du attendre une heure et demi l'ouverture du château.

Bon revenons à Koons. Jeff est un ancien trader, il faire faire ses œuvres par des collaborateurs à qui il impulse ses idées. "Il s'approprie des objets et essaie de comprendre « pourquoi et comment des produits de consommation peuvent être glorifiés ». Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d'articles populaires, d'abord des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums (grâce à l'aide du Dr. Richard Feynman, Prix Nobel de Physique[réf. nécessaire]), puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre, Michael Jackson en porcelaine.), enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l'enfance."
Extrait de Wikipédia.

Toujours dans Wikipédia : l'artiste est sous influence des ready-made de Marcel Duchamps et d'Andy Warhol. Ses œuvres kitsch se vendent très chères aux enchères. Il est très apprécié des nouveaux riches, en particulier d'un certain Bernard Madoff, vous savez l'escroc de New York aux 50 milliards de dollars. Cela permet de classer les uns et les autres.

Maintenant, parlons de la confrontation des ors de Versailles et du kitsch de Koons. Car il y a confrontation, et même rejet un descendant du Roi Soleil a attaqué Aillagon en justice pour "pornographie", une vieille garde de droite est choquée de voir le château de leurs ancêtres utilisé comme faire valoir des œuvres provocatrices de Koons. Le terme, à vrai dire curieux, de "pornographie" utilisé par ce "royal" est mal choisi quand on connait la débauche et le libertinage de la cour de Louis XIV. Cette réaction surprenante nous montre que, pour certaines personnes, sont encore attachées à Versailles tout un ensemble de valeurs que l'on croyait perdues. Certains dans les blogs rappellent la grandeur du siècle de Louis XIV, dans les arts, les sciences, la langue française. Pour ma part, je trouve un caractère suranné au château, seul le jardin à la française avec un magnifique équilibre résiste à l'usure du temps, de même la vue de l'extérieur des bâtiments et la chapelle d'un style particulier, on l'a sent faite pour célébrer la gloire du Roi et accessoirement celle de Dieu. Tout le reste, dans les salles du château, me parait superficiel, futile, fait pour l'apparat. Les objets de luxes royaux, reveillés par la présence de Koons, rejoignent ses objets populaires dans un kitsch universel, un peu grinçant et décadent.

Cette confrontation a l'avantage de nous forcer à nous positionner sur la place de certaines oeuvres dans la production artistique. C'est le but de l'art actuel.

lundi 29 décembre 2008

Des images dans la nuit au Grand Palais

Hier soir, j'ai été voir l'exposition "Dans la nuit, des images". Elle est faite pour la fin de la Présidence Européenne de la France et se passe au Grand Palais de 17 à 1 heures jusqu'à la fin de l'année. Ah, j'oubliais … Elle est GRATUITE !

Les images projetées sur des écrans de tailles variables occupent tout l'espace du Grand Palais. Un brouhaha sourd rempli la voute, cela m'a rappelé la rumeur de l'espace d'expositions permanent en haut de la Citée des Sciences. Ce qui est aussi remarquable les écrans sont au dessus des visiteurs, on n'est pas gêné par les gens devant les tableaux comme dans les expos classiques. L'expo, dédiée aux images numériques, cinéma, vidéos, permet cette scénographie, la grande voute du Grand Palais y contribue pas mal aussi.

Il y avait une multitude d'images sur tous les sujets qui viennent en même temps : l'expulsion des pékinois de leurs habitations, les lumières de New York, une femme qui danse avec des tables et des chaises, une vidéo sur l'écologie … un écran qui visualise des images mémoires d'ordinateurs. A certains moments, l'image se fige et des visiteurs en profite pour se faire photographier couverts de chiffres.

Toutes ses images se mélangent sans pourtant se gêner et les silhouettes des visiteurs déambulent sous les écrans.

Retour à la Résidence de la Roseraie à l'Hay ...

J'ai du aller à L'Hay les Saules à l'allée des Saules pour écouter les doléances de ma locataire. Je suis passé par Bourg la Reine, cela m'a donné l'occasion de refaire le chemin que je faisais à pied pour aller de la gare RER à l'appartement. C'est un retour vers le passé, pas trop nostalgique.

Ils m'ont changé l'accès aux quais RER, en mieux en mieux. Tout d'abord, il y a un beau séquoia qui pousse près de l'église de Bourg la Reine. Il est un peu plus penché vers une maison proche. Puis une maison de retraite, un détour vers un jardin public ou il y a un petit séquoia rabougri qui a souffert et qui se remet peu à peu, il n'a pas une belle forme élancée, cela viendra peut être.

J'entre dans un stade par lequel je passais pour "raccourcir" le trajet, mais la barrière est fermée. Je dois faire demi tour, je passe devant une boulangerie qui était bonne à l'époque, j'y prendrais un croissant au retour. Je passe devant un petit club de tennis en terre battue, avec un petit mur sur lequel on peut exercer ses coups. J'en ai beaucoup fait quand j'étais jeune, particulièrement sur un mur de pelote basque à Fés. Mais c'est bien loin cela. Un petit escalier, je retrouve une suite de maisons dans une impasse, sur la droite une maison inachevée, son jardin était un vrai bordel, c'est le seul terme suffisamment exact pour qualifier un tas de ferrailles hétéroclites, rouillées qui remontent à la seconde guerre mondiale. C'était aussi le royaume des chats, jusqu'au moment un voisin irascible a mis un poisson efficace dans la rue. Après avoir tourné à droite, je passe devant deux belles pivoines en arbre aux fleuves mauves et blanches qui sont magnifiques au printemps. Je me souviens que je voyais le propriétaire de la maison dans son petit jardin. Il était bien vieux, se déplaçait lentement. Je me disais qu'il fallait que je m'arrête pour le féliciter de ses pivoines dont j'étais envieux. Toujours pressé d'aller à l'hôpital (mais pourquoi donc ?), je n'ai pas pris le temps de m'arrêter, il devenait de plus en plus vieux. Puis un jour, je ne l'ai plus vu, il a du aller en maison de retraite, loin de ses pivoines. At-il eu une fin heureuse ? Un couple avec des enfants a pris sa place, cela n'avait plus de sens de parler des pivoines à quelqu'un qui ne les avait pas planté.

Je traverse la route qui fait la limite entre Bourg la Reine et l'Hay les Roses, puis je remonte par le passage d'Orléans. Je reconnais une haie de bambou dont les racines soulevaient le goudron, puis il y a une glycine qui enserre la barrière en béton d'une villa, j'atteins la rue du 8 mai 1945 avec l'école où j'allais voter, pour finir j'arrive à la résidence de la Roseraie par le bas. Rien n'a changé

Les repas de Noël - mes petites .... oeuvres

Comme dab en cette période, le TGV est blindé je m'installe par terre, dans l'entrée du wagon, à coté d'une porte, comme cela Tub a de la place pour s'asseoir. Ca le fait quand même, je peux commencer à saisir mon blog.

Les repas autour de Noël se sont bien passés. Le 24 c'était avec Ferréole et Antoine son cousin. Le 26 c'était avec Servane, Ferréole et Clémence avec leurs maris pour celles que cela concerne et Courtney, Sarah et Erwan par ordre d'entrée en scène.

Par manque d'imagination les menus de Noël ont été semblables : au début du fois gras avec une figue du jardin confite, puis du bar de ligne cuit dans une croûte de sel avec des petites pommes de terre et de la sauce hollandaise, du fromage choisis par Fé et la bûche de Noël auquel personne ne peut échapper. Parlons tout d'abord de la bûche. J'ai repris la recette de ma mère qui faisait une bûche avec du gâteau de Savoie roulé avec de la confiture d'abricot et une crème au beurre au café. Mais avec, depuis quelques années, il y a une variante : Servane et Clémence n'aimant pas le café, je fais une version chocolat pour leur être agréable. Cette année, j'ai fait une version métissée, c'est à la mode en Amérique, avec du chocolat blanc et du chocolat noir. J'aime ce chocolat blanc bien que les maîtres chocolatiers puristes trouvent ce produit contre nature.

Avec le nouveau four du bas, je ne jure plus que par lui maintenant, j'ai eu bien du mal à cuire le gâteau de Savoie. Pour que le gâteau gonfle, il faut le cuire à 230 °, très chaud. Mais avec ce four, le dessus est brûlé alors que le dessous ne l'est pas assez. Argh ! L'année prochaine, Inch'Allah, j'essayerais en mettant une feuille de papier sulfurisé dessus pour éviter qu'il ne noircisse.

Pour le poisson, c'est encore autre chose. Fé ayant souhaité éviter le saumon qui est un poisson gras. Je me suis lancé dans le bar qui est réputé fin et sans arêtes. Servane a quand même réussi à en trouver, j'ai été un peu vexé. Soupir …..
Pour le préparer, je me suis lancé dans une cuisson avec une croûte de sel. Cela à l'avantage de conserver toute la finesse du bar en salant, très légèrement, la chair à cœur. J'avais pris du bar de ligne, c'est à dire un poisson péché dans l'Atlantique à la ligne. Il est moins maltraité que celui qui est péché au filet. Le seul problème c'est que le poisson a réduit à la cuisson, c'était très bon mais nous avons du nous battre à trois sur le pauvre poiscaille. Pour le repas du 26 ou nous étions six adultes, dont au moins deux gros mangeurs (on ne citera pas de nom, mais certaines verront à qui je fais allusion), ne refusant aucun sacrifice je suis retourné à Chambéry compléter ma collection de bars. Pour cuire, mes trois poissons, j'ai pris une bassine, en disposant les disposants debout dans un mélange fait avec un quart de farine, du gros sel, du blanc d'œuf et du vin blanc. C'est censé faire une pâte enrobante sur laquelle on peut styliser un poisson. Le seul problème c'est que le poisson milieu n'a pas cuit suffisamment. La masse de sel était trop importante pour laissé passer la chaleur au centre.

Les repas se sont bien passés, les filles ont bien discuté entre elles. j'avais trouvé des colliers à Drouot, ils ont plu aux filles. On les a tiré au sort, puis après elles ont fait des échanges.

Tout fier, j'ai pu leur montrer l'alcôve toute rangée, affaires et dossiers. Nous avons choisi les couleurs de la salle de bains du bas. Et j'aurais des instructions pour le lit à deux places qui doit équiper la petite chambre, en haut, à coté de la salle de bains.

dimanche 21 décembre 2008

Un bruit sourd ...

A Pégy, le radiateur électrique de la salle à manger nous a lâché. Je l'ai changé comme un grand. Le projet de la salle du bain du bas avance bien. Le cuisiniste m'a surpris en présentant un projet complet (tiroirs, meuble lavabo et douche). Je vais casser la tirelire et le suivre. Cette après midi, je me suis occupé de préparer de la petite électricité que ces changements entraineront.

La nuit dernière, mon sommeil a été dérangé par un bruit sourd assez long. Mal réveillé, je me suis dis c'est Tub qui bouge les meubles ! Encore que cela n'avait pas grand sens et je me suis rendormi. Le lendemain matin, pendant que je surveillais Tub faire sa ballade matinale devant la maison, je me suis dis il y a bien de la neige juste devant la maison ! Mes deux neurones se sont mis à fonctionner, c'est la neige du toit qui est tombée ! Ce qui est curieux, c'est qu'elle est tombée sur les quatre pans du toit en même temps.

Hier, j'ai été à la fête du Césalet, la maison de retraite de ma mère. Maman n'apprécie pas trop ces fêtes, comme son fils d'ailleurs. Tout de même, elle a réagit de temps en temps à une chanson. Au bout d'un certain moment, elle a dit clairement : Je veux retourner à ma chambre. Il faut noter cette affirmation située dans le réel. C'est rare.
Elle marche de moins en moins bien.

jeudi 18 décembre 2008

La neige s'incruste à Pégy

Suis descendu avec Tub avec Pégis.

Il y a encore pas mal de neige en Savoie et à Pégis. J'ai eu du mal à monter la voiture. Tub a bien apprécié la neige, il a fait de belles courses endablées. En cherchant son sac de croquettes, j'ai vu qu'un sac déjà entamé avait été nettoyé ! J'ai nourri une garce de souris durant l'été ! Mais elle ne l'a pas emporté au Paradis.

Pour le reste, j'arrive avec Allostreaming à récupérer des épisodes de Grey's Anatomy avec une bonne qualité ! Et c'est gratuit ! Je suis vraimernt impressionné par ce qui peut passer sur deux fils de cuivre qui servent de perchoir à des corbeaux, des buses et des étourneaux.

mardi 16 décembre 2008

Les films du moment

J'ai été voir Agathe Cléry. Pour voir ce que pouvait faire Valérie Lemercier dans un film ou elle serait responsable du scénario. Il y a de bonnes choses. Mais comme tous ces films fait par un artiste pour se mettre en scène, ce n'est pas extraordinaire.

C'est peut être plus facile de faire un film plus dramatique. J'ai vu "Pour elle" un bon film. Le scénario est simple, voir minimaliste. Toutes les scènes sont efficaces, bien filmées. Vincent Lindon, en mari déterminé à faire évader sa femme, qui veut se laisser mourir à petits feux en prison, est très juste.

Avec Madagascar 2, il y a tout le génie des studios américains pour l'animation. J'avais été vraiment impressionné par la qualité du graphisme bien léché de Nemo. Avec Madagascar, c'est leur riche créativité qui s'exprime.

Ce matin j'ai été revoir "Le plaisir de chanter". La première fois j'avais été troublé par le personnage joué par Balibar, elle était tellement en dehors du temps. Je me disais qu'elle allait se révéler perverse et méchante à la fin du film. Connaissant la fin, je me suis mieux laissé à suivre l'histoire. Les chants sont toujours beaux et bien amenés dans le scénario. L'intrigue est conduite avec décontraction.

vendredi 12 décembre 2008

Un hiver rude

La dernière fois que je suis parti de Pégy, j'ai laissé dehors la verveine et le bougainvillée. En pensant qu'il serait bien temps de les rentrer avant Noël et que les grands froids ne viendront que vers courant janvier.
Quand je suis revenu les deux plantes avaient gelé, elles craignent particulièrement le froid et Henri, le mari de Nicole m'a dit qu'il avait – 11 !

J'espère qu'elles repartiront, on le verra au printemps ….

En plus, il a bien neigé cette semaine. J'ai même fait une petite ballade en raquettes hier.

Bon je suis de retour à Paris, il y fait un froid bien sec. Ici, l'appartement est plus facile à chauffer. La semaine prochaine j'aimerais bien aller au Musée Préhistorique de St Germain. Ils présentent les trésors archéologiques d'Edouard Piette. Il y a la Vénus de Brassempouy, désignée aussi sous le nom "Dame à la capuche" datée entre – 29000 et – 22000 et la tête de cheval hennissant en bois de renne entre –15000 et –11000. Ce sont des pièces mythiques, au même titre, selon moi, que la Venus de Milo ou la Victoire de Samothrace.

Certes, dans une échelle différente, elles doivent faire 2 à 4 centimètres au maximum.

dimanche 7 décembre 2008

J'ai viré la baignoire du bas !

A Pégy, il va vraiment valoir faire installer la douche dans la salle de bains du bas !

Je suis en train de récupérer un épisode de Grey's Anatomy sur le PC de Pégy ! Les débits ne permmettent pas une bonne qualité pour le "streaming", mais le téléchargement à l'air de marcher.

J'essayerai une fois de la vidéo à la demande, juste pour voir ! Quand j'étais à la Cité des Sciences, en 1985, on en parlait déjà, je vais pouvoir le faire !
Il serait temps !

Le Déjeuner sur l'herbe : Picasso - Manet à Orsay

Mardi dernier, j'ai été voir la suite de l'exposition Picasso et les Maîtres au Musée d'Orsay. J'en ai profité de faire un tour vers les salles hautes sur l'impressionnisme Renoir, Degas , Van Gogh, Manet , Monet, Cézanne.

A Orsay, c'est le déjeuner sur l'herbe de Manet qui est l'objet de l'exposition dans deux salles du bas. C'est elle que Picasso a voulu cannibaliser. Lorsqu'il a peint cette toile, en 1862, Manet savait qu'il choquerait. Dans un décor champêtre, il a mit une femme nue devant deux étudiants habillés. Ce qui n'a pas été compris. A l'époque, le nu était accepté seulement chez les grecs, dans un hammam, ou pour les allégories antiques, mais pas dans la nature avec un contexte actuel avec des étudiants forcément lubriques. Manet avait copié le peintre italien Gorgione.

Picasso a vu cette toile de Manet en 1905, puis en 1932. Ce n'est qu'après, dans les années 1960, qu'il a commencé ses études sur le Déjeuner. Il a dit à son sujet "Quand je vois le Déjeuner sur l'Herbe de Manet , je me dis (que c'est) des douleurs pour plus tard". Il sait qu'il devra s'attaquer à cette œuvre parce qu'elle marquait un pas dans l'histoire de l'art : Manet a copié le peintre Gorgione et a transgressé une règle académique admise. Comprenant la démarche de Manet il a voulu se l'approprier.

Il en a fait de nombreuses toiles, des dessins et même avec l'aide d'un sculpteur allemand un ensemble dans un jardin.

L'Auto Portrait





Le thème de l'Atelier était de faire auto portrait. Au début on devait des portraits les uns des autres, mais l'exercice n'a pas été retenu au motif qu'il pouvait être trop dérangeant pour certains.
On devait apporter tout moyen de peindre : fusain, peinture, pastel, mine de plomb, encre de chine, une glace et des bougies qui donnent un meilleur éclairage.
Comme j'ai lu à moitié les consignes , je n'ai pas apporté de miroir, mais ce n'a pas été grave, finalement on se connaît suffisamment et vu la qualité de mes dessins cela n'avait pas vraiment d'utilité.

Le premier exercice : faire un portrait de soi SANS regarder la feuille. Cela a été dur, je ne veux, et ne sait pas, faire de figuratif mes gribouillis le prouvent et; en plus, il ne fallait pas voir la feuille ! Entendons nous bien, ce n'était difficile vis-à-vis du groupe, nous étions onze dans cet atelier, il n'était pas la question de faire "un beau dessin" donc j'étais tranquille. Et je suis suffisamment à l'aise avec le groupe. Certains ont eu peur, ils ne sont pas venu ou ils n'ont pas dessiné. Ce n'est, quand même, pas un exercice anodin. C'était techniquement difficile, j'ai eu l'impression de sauter dans le vide ! I.E. de ne plus avoir de repères. Le résultat a été "correct" sur le plan visuel, j'ai commencé par faire un ovale puis à l'intérieur, j'ai placé, au jugé, les yeux, le nez, la bouche, la barbe (dessin n° 1). Le contour en ovale m'a permit de trouver des repères. Dans le groupe, ils ont trouvé que cela me correspondait bien.
Certains ont fait un dessin en passant une main sur le visage et faisant aller le fusain sur le papier. Le résultat a été très abstrait, mais intéressant.

Pour le deuxième exercice il fallait en voyant ce que l'on dessinait, faire un détail de son visage. J'ai fait, un peu plus à l'aise, le bas de mon nez et ma bouche (dessin n°2). J'ai fait cela parce ce que cela me semblait plus facile, la barbe en particulier. Jetant un peu plus à l'aise, je n'ai plus utilisé de contours.

Avec le troisième on devait à nouveau faire un portrait sans se voir. Je n'ai plus eu l'impression de vide(dessin n° 3). Cela a été. En fait, il ne fallait pas rechercher le résultat, mais analyser ce que l'on ressentait lorsque l'on était en train de dessiner.

lundi 1 décembre 2008

Des fims, des films

Aide-toi et le ciel t'aidera
C'est l’histoire d’une mère de famille africaine dans la cité des Mureaux. C’est elle qui trime, alors son mari et ses enfants s’occupent de faire les conneries. Le mari perd l’argent du ménage aux courses, le fils ainé fait des petits trafics qui deviendront de plus en plus important et lui apporteront de plus en plus d’ennuis avec la police, la fille fait un enfant sans mettre le grappin sur le géniteur et le petit dernier fait du moto cross acrobatique sur le toit de sa barre HLM. Et la mère rame pour tenter de sauver ses enfants et faire rentrer de l’argent. Elle y arrive avec quelques petits arrangements avec la morale. C’est le sel de l'histoire. J'ai un peu de mal à voir ces jeunes, qui ne font pas grand chose, se retourner contre leur mère et contre la France. Certes la police et l'administration sont loin d'être exemplaires dans cet accueil et il faut lutter contre cela pour insérer correctement, mais ils pourraient faire un petit effort de leur coté.
Si je dis que les asiatiques arrivent à s'insérer plus facilement je vais me faire traiter de noms d'oiseaux.

Hungry
Un film sur la grève des combattants irlandais de l'IRA vers les années 1980, durant les années Thatcher, ils revendiquent d'être traités comme des prisonniers politiques et non pas comme des droits communs.

Trois temps :
- La répression de la grève par les gardiens, on voit toute la répression froide et implacable des Anglais.
- Une discussion, dans un parloir, entre le meneur de la grève décidé à aller jusqu'au bout et un prêtre catholique qui voudrait négocier.
- Sa grève de la faim jusqu'à son issue ultime.

La grève a cessé après que neuf prisonniers Irlandais soient morts dans cette grève de la faim. Les Anglais ont cédés peu à peu à leurs revendications sans leur reconnaître le statut de prisonniers politiques. Pour être complet 17 gardiens de prisons ont été abattus par l'IRA.
Un film dur.

Serbis (pour Service)
Ma carte UGC illimité marche aussi avec les cinémas MK2, c'est super ! Quand je l'ai présenté au guichetier, j'ai eu l'impression d'être un traître à MK2 !
Un film philippin. C'est la journée d'une famille qui tient un cinéma X sur le déclin; la salle est aussi un lieu de rencontre pour homosexuels. L'idée pouvait être sympa. A un moment une chèvre vient déranger ce petit monde dans ses occupations (Service), mais ce n'est filmé pas avec un rythme et avec l'écriture auquels on est habitués.

Two lowers
Un film correct, bien fait comme d'hab pour un film américain. Un homme dépressif, bipolaire (c'est le let motiv du film) qui engage, en même temps, une relation avec deux femmes à la beauté et au tempérament opposés. Evidemment, il ne les aime pas de la même manière. L'idée est de montrer comment il arrive à remonter la pente grâce à ces deux relations.

Mon petit coté sapiens sapiens

A l'occasion d'une insomnie, j'ai vu, à 3 heures du matin, une émission sur les hommes de Neandertal. De ce que je savais des hommes de Neandertal, ils vivaient en Europe de 200.000 à 30.000 environ avant Jésus Christ. C'était une espèce d'hominidés qui se déplace en bipède, a utilisé des outils et a chassé le gibier en bande. Ils ont été progressivement chassés par l'homo sapiens venu, par migrations successives du centre de l'Afrique, leur habitat d'origine. D'après les paléontologues, les Néandertaliens ont été chassés des plaines vers des montagnes peu accueillantes où des grottes le long de l'océan Atlantique au Portugal, dans des petites poches de civilisation. Ils ne pouvaient aller plus loin dans leur exode, leurs dernières traces ont été trouvées près du rocher de Gibraltar. Puis ils se sont progressivement éteints. On a coutume de dire que cette invasion se serait faite sans mélanges entre les deux espèces. Comme deux espèces animales ne pouvant se reproduire entre elles.

Des généticiens voudraient monter, à partir d'un ossement de néandertalien particulièrement bien conservé, qu'il y a eu mélange. Ce reste d'ossement aurait été très bien nettoyé par celui qui avait mangé les chairs qui l'entourait, c'est grâce à cela que son ADN s'est bien conservé. Oui, à cette époque où il n'y avait pas de Mac Drive, le cannibalisme était souvent pratiqué.
A partir de la reconstitution du génome de ce primate, les chercheurs voudraient montrer, en comparant son ADN et celui du sapiens, qu'il y a eu assimilation, par les homo sapiens, des Néandertaliens. Les chercheurs font une comparaison avec la colonisation des indiens d'Amérique par les blancs. Les indiens n'existent plus que dans des réserves, mais leurs gènes, et les caractéristiques qui y sont attachées, se sont diffusés, par des croisements, dans l'actuelle population américaine.

Les savants vont jusqu'à envisager que l'usage de la parole vient des Néandertaliens. En effet, ayant l'habitude de chasser en groupe, ils ont développés le sens de la parole pour communiquer lorsqu'ils chassaient l'ours des cavernes; alors que l'homo sapiens, plus habile peut-être, avait l'habitude de chasser seul. La décomposition du génome en cours, opération délicate, voudrait démontrer que les gènes de la parole viennent de Neandertal.

Par ce qui me concerne, ayant peu de propension à m'exprimer par l'oral je dois tenir de sapiens sapiens.