samedi 29 novembre 2008

Race, vous avez dit race ?

Dans une émission sur Arte "Paris Berlin", il y a eu débat sur les races et les communautés, Eric Zemmour y a prit des positions très contreversées qui l'on fait mettre au pilori par des intellectuels sur différents sites et blogs. C'est un journaliste d'origine juive kabyle que j'aime bien. Il participe sur I-Télé a une émission "Ca se dispute" ou il débat avec Nicolas Domenach, journaliste de gauche et comme Zemmour a des idées de droite c'est tonique, mais courtois de mon point de vue.

J'ai pu visualiser le débat sur le site de Télérama. Il faut dire que Zemmour a l'art de poser le problème de manière à hérisser le poil des intellectuels qui s'engouffrent dans la brèche qu'il leur offre pour protester de la pureté de leur intention. Ses positions tournées vers des valeurs anciennes choquent.

D'abord la notion de race. Il est clair qu'il ne faut plus utiliser ce terme, c'est sensible, on est tout de suite catalogué dans un raccourci définitif de raciste. J'ai été élevé dans l'idée qu'il y avait des races certes mais, la période nazie ayant montré ses horreurs, il n'y a plus de race supérieure, en particulier pour la blanche. C'est compris, la manière d'aborder la chose est différente maintenant et j'y adhère bien volontiers.

Il apparaît, et cela a été prouvé scientifiquement, qu'il y a plus de différences sur le plan génétique entre un nordique et un sicilien qui sont tous les deux blancs qu'entre un parisien français de souche et un africain. On parle de race humaine qui englobe l’ensemble de l’humanité. C'est une idée que l'on peut intégrer. Alors que, par suite de réflexes anciens, nous mettons les gens dans un cadre ethnique, communautaire, raciale, dans "une construction mentale qui fait que l’on traite différemment des personnes en fonction de leur couleur de peau, de leur mode de vie, de leur religion même".

Une jeune femme d'origine africaine, pour être plus précis dont les parents devaient être peuls, participait au débat. Elle a dit, qu'ayant eu une enfance en France de petite française, elle a découvert plus tard qu'elle était noire et que cela avait une connotation bien précise pour ses interlocuteurs. Elle a subit des a-priori. On la considère, je la cite, comme courant vite, dansant bien, un peu fainéante, parlant peul, etc , etc … . Alors qu'elle se sent française, parisienne et ne veut pas être mis dans un cadre qui n’est pas le sien. Pour elle un français peut être noir et chacun se détermine comme il le veut part rapport à sa position d'origine. Une laotienne a le droit de se sentir bretonne et de ne pas savoir faire des nems. Alors que dans notre société être noir, jaune à un sens social.

Le communautarisme, regroupant de groupes ethniques dans un ghetto, est un enfermement. A ce moment de la discussion Zemmour prône la notion, maintenant révolue, mais selon lui efficace, d'assimilation républicaine. Ce vieux concept de ma jeunesse, qui disait que tout le monde devait être français, en particulier grâce à l'école laïque et républicaine et que les différences, par exemple un tchador où une kippa, devaient être laissées à la maison.

La France est un pays de métissage culturel, la culture française s'est mélangée avec les cultures romaines, italiennes, espagnoles, arabes, africaines. La position de Zemmour, qui fait polémique, est que la culture française doit être supérieure puisque c'est celle du pays qui intègre, ie : le diktat de la pensée dominante ! Pour lui il y a métissage culturel, mais aussi guerres civiles entre communautés. Il indique que les juifs qui habitaient la Seine Saint Denis ont dû s’exiler dans le 19 ième arrondissement parce qu’ils étaient harcelés par des bandes musulmanes. Pour lui, cela provient du laxisme de la République qui n’est plus capable d’assimiler.
Ses opposants parlent d'orchestre de jazz où chaque instrument joue sa partition pour tendre vers le symphonique. Un philosophe sur le plateau cite Socrate : "Je ne pense pas en patriote, je suis un citoyen de Monde".

Pour Zemmour la culture française est la voie vers l'universel. Est-ce la seule ? Pour le défendre, il n'a pas dit que la culture française était l'universalité.

Et pour en finir, je relève au passage : "Le d’où venez vous est ennuyeux" parce que parler de ses origines est source de débats et d'incompréhension. Il vaut mieux se projeter dans l'avenir, dans un avenir universel. Mais peut être que l'on élude, par ce fait, le quotidien, les problèmes des banlieues, le 9-3, les dangers du communautarisme, ce que Zemmour veut probablement dire de manière maladroite et provocatrice.

jeudi 27 novembre 2008

Un peu pressé

Ce matin, j'ai été voir "Le plaisir de chanter", un film évidemment, puis j'ai été faire des courses, puis j'ai fait des crêpes pour Erwan qui vient me rendre visite cet après-midi.
Vers 12 h 30, je suis à la bourre, mais je pense avoir le temps d'aller voir un autre film avant son arrivée. Qu'à cela ne tienne, le temps de me caler avec Clémence, oui c'est elle le chauffeur de mon petit fils et je me précipite à l'UGC. Il y avait "Baby Blues" à 13 h 05, je prends le billet à une borne libre service, j'entre dans la salle, il y a une projection en cours, ce doit être les pubs. Pendant que je m'installe, il y a quelqu'un qui grogne derriére… Et que vois-je ? Karin Viard, la vedette du film dans tous ses états en grande conversation avec sa chienne Esperanza, un superbe basset boulimique. Cela sent la fin du film !
Je suis rentré 10 minutes avant la fin !! Que faire ? Sortir mais le grogneur grognera encore plus. Je suis resté. D'accord, j'ai vu la fin un peu tôt. Mais le suspense n'était pas énorme, Bien sur qu'elle le fera son enfant, le tout est de voir comment ils vont amener la chose.

Le film du matin : Le plaisir de chanter. Un bon policier, ils ne nous prennent pas trop la tête avec une intrigue compliquée avec des inspecteurs intelligents. Les techniques utilisées ne sont pas trop compliquées. Le maximum est une clef USB, cela va, je gère. On y voit surtout les problèmes sentimentaux de Constance (Jeanne Balibar, toujours aussi aérienne) et le désir d'enfant de Muriel (Marina Foïs en rupture des Robins des bois, elle en a gardé son humour acide). Les deux dames développent des relations avec leurs partenaires plutôt débridées. Tout un groupe de policiers et de truands, à la recherche de la fameuse clef, (qui se révèle être une carte SIM, ils ont besoin d'un conseiller technique en informatique) se retrouvent dans un cours de chant lyrique. C'est l'occasion d'entendre de magnifiques extraits d'opéra, à petites doses c'est très acceptable. Cela se termine dans la variété, mais je n'en dirais pas plus. Un bon film.

Baby blues, un classique : Une femme dans un métier de la mode, qui veut avoir un enfant mais son compagnon italien, un peu macho et compliqué, ne veut pas. Le milieu m'énerve, riches, parisiens, branchés, il ne manque même pas l'incontournable couple gay. Des appartements pas possible. Rien de bien surprenant.

mercredi 26 novembre 2008

Exposition Picasso et les Maîtres

L'exposition montre l'influence entre Picasso et les Maîtres qu'il s'est choisi : Velasquez, Le Greco, Rembrandt, Ingres, Renoir, Delacroix, Poussin, Matisse et quelques autres.
Picasso, en démiurge, a un avis sur leurs oeuvres. Quand il s'inspirait d'une œuvre, il la déconstruisait par son analyse puissante puis il la reconstruisait selon le style qui lui convenait : Cubisme, Classique, Abstrait, Fauve, Naïf selon sa recherche.
Dans cette exposition sont présentées cote à cote, et c'est une réussite, l'œuvre, où les oeuvres dont il s'est inspiré et les tableaux qu'il en a produit.
J'ai relevé le terme de cannibalisme de Picasso.

Cela se voit avec son étude sur les Menines de Velázquez qui était déjà bien illustrée au Musée Picasso de Barcelone. Avec son sens inné de la compréhension de la composition d'un tableau, il le restitue par quelques caractéristiques essentiels une mèche, un port de tête, un geste de la main.

Au début de l'exposition, sont présentées des oeuvres d'inspiration très classique qui reprennent la statuaire grecque avec des postures très hiératiques.
Plus loin on voit le travail de Picasso à partir des bleus glacials du Greco, d'une sanguine de Renoir, puis d'une odalisque en fusain gris d'Ingres.
Picasso dit que cela lui est douloureux de mettre deux peintres dans son atelier : lui et le maître qu'il cannibalise.
Puis on voit une série dite de tarots : portraits aux couleurs vives et à la composition extravagante de mousquetaires avec épées, perruques, plumes qui lui viennent de portraits de matadors de Manet. Picasso dit des peintres français qu'ils sont de bons peintres mais qu'ils n'osent pas. Ils ne brisent pas les limites du cadre.

Dans une salle de natures mortes où sont exposés des Chardin, il dit qu'il faut "aimer les choses et les manger vivantes". Dans ces peintures, à la manière de Chardin, il retrouve le sacré des objets simples et le restitue de manière dramatique et avec sobriété dans son "Bol vert et pot noir". Pendant la guerre (la seconde) il ne peint pas la guerre (à l'exception notable de Guernica), mais la représente avec du sang et les mâchoires agressives de cranes de moutons.

L'exposition se termine avec des portraits. Il représente, en s'inspirant d'un portrait de demoiselle peint par Ingres, sa première femme Olga. Le tableau est extrêmement beau, élégant, froid, classique. Mais on n'y voit pas la passion, le désir d'un homme qui a dit que l'art n'est pas chaste. Quand, devant un tableau de Rembrandt, représentant une femme se promenant, chemise relevée, jambes découvertes, dans un ruisseau, il dit (je reformule) : "Ici, Rembrandt voit, non pas la Betsabée de la Bible, mais une femme qui est sa servante dans tous les sens du terme".
Un peu plus loin, il peint une femme, c'est Jacqueline une autre de ses compagnes, jouant avec un chat noir en reprenant l'Olympia de Manet, il met dans ce corps décomposé en seins, croupes, cuisses, lèvres, sexe beaucoup de sensualité et de luxure.

Peut être que c'était la fin de l'exposition, mais j'ai craqué, ayant trop ingurgité de Picasso qui est génial certes mais il est quand même difficile de comprendre ses tableaux "trop riches", j'ai préféré la majesté, la noblesse de l'Olympia nue de Manet.

Bon c'est pas le tout, mais il y a encore une exposition à Orsay et une au Louvre à voir sur Picasso, que de travail !

mardi 25 novembre 2008

Home Sweet Home et Vilaine

Ce sont deux films.

Home Sweet Home

Daniel Prévost, Patrick Chesnais et Judith Godrèche, un trio d'acteurs qui fonctionnent. Avec en cadeau un commissaire (Alexandre Astier), un poil déjanté. Un scénario bien ficelé, un village perdu au milieu de la France profonde, logiquement au Centre. Un bon moment de cinéma.

Vilaine.

Ce mardi matin, le film est avec Marylou Berry fille de Josiane Balasko et de Claude Berry. La miss a pris la taille de sa mère, c'est pas ce qu'elle a fait de mieux et de plus elle est plutôt petite.
J'étais intéressé par voir sa performance d'actrice. Elle fait un bon travail d'actrice. Mais le scénario est fait un peu trop rapidement. Les personnages manquent de consistance et l'histoire de cohérence. Ce n'est pas bien monté.
Home Sweet Home était une histoire, finalement plus simple, mais mieux écrite. Dans le film "Vilaine" il y a trois affreuses méchantes sorcières et chacune doit avoir son histoire, sa descente aux enfers. Pas très bien huilé. L'happy end est lourd.

Ce soir, il y avait grèvedans le service public, j'ai eu peur pour "Plus belle la vie", mais c'est bon j'ai pu avoir la suite de l'histoire de médium.

dimanche 23 novembre 2008

Les priorités d'abord


Les priorités d'abord.

De retour à Paris, j'ai retrouvé les fondamentaux. J'ai été à l'UGC des Halles vingt minutes après avoir posé les valises pour voir "Les grandes personnes". Et après le coiffeur auprès de la tour Saint Jacques.
Après il faudra programmer Picasso : le cannibalisme de Picasso avec les maîtres, d'autres films, Porte Ouverte.

Avec l'atelier des amis des Musées on nous demande d'apporter un portait, une photo. Pour le portrait : que choisir ? Un peintre de la renaissance italienne ? Une photo d'un enfant, d'une femme ? Un cubiste ? Toute œuvre qui aura ses limites dues à son époque passée, à un caractère éphémère, aux limites de l'artiste. J'ai choisi ce Rothko, parce qu'avec une limitation des moyens et des couleurs utilisées, il équilibre et répartit les formes sur sa toile pour exprimer le fragile équilibre de l'humain.

samedi 22 novembre 2008

Le satellite à Pégy et de l'ordre (enfin) dans l'alcôve

J'ai été sollicité par Orange, mon fournisseur d'accès, on ne sait jamais si on doit les haïr où les aimer. On est si dépendant de la qualité de leur service.
Sollicité donc par Orange pour une offre (presque) gratuite de TV par satellite, j'ai craqué et j'ai installé une parabole à Pégy. En fait Ils veulent occuper la place pour concurrencer Canal +. Quand on installe une parabole il faut connaître la latitude et l'élévation du satellite (Hot Bird)
Jusque là, c'est facile. Après il faut pointer l'oiseau ! Et comme j'ai investi dans une parabole à 2 balles, je manque de précision. Il y a du temps de parcouru depuis le premier satellite. Je me rappelle vers 1960 avoir accompagné un soir mon grand père Pierre, passionné d'astronomie et d'astrologie aussi, sur les marches de l'hôtel de ville de Chambéry. Il s'y est allongé, pour observer dans le ciel le passage d'un des premiers satellites.
A mon retour en Savoie, il faudra que je résolve cela quitte à réinvestir sur un outil plus précis.

Avec Ferréole, nous sommes allés à IKEA à St Martin d'Hères pour acheter un ensemble de rangement pour l'alcôve. Depuis quelques temps, c'est le Bronx, comme disent certaines, dans cette alcôve parce que je ne peux ranger toutes mes fringues. IKEA c'est bien mais il faut monter après. Heureusement Fé m'a bien aidé dans ce montage qui s'est révélé, parfois délicat. Pour les lettrés, qui connaissent Astérix et Cléopâtre, mon montage m'a fait penser au temple de l'architecte de Cléopâtre. J'ai, quand même, réussi à redresser le tout. Il faudra que je demande à Pierre, mon cousin cette fois, le nom de ce personnage. Je dirais Amonbeaufils. Par une extrême coincidence, il m'a téléphoné juste à cet instant, pour m'annoncer qu'il avait gagné son paris, il neige ce samedi 22 novembre 2008 à Chambéry. Il a gagné une bouteille de rouge. L'hiver est là !
J'ai la réponse en live, c'est Numérobis page 11 de l'album !
Revenons à notre alcôve. Mes meubles sont en place, maintenant je DOIS ranger. Il va y avoir des déplacements de meubles mais je devrais arriver à quelque chose de fonctionnel. Au cours du montage, Fé a été mon assistante zélée, mais nous avons rencontré des difficultés de communication. Je lui demandais d'intervenir sur la structure branlante, sans préciser ce qu'il y avait à faire. Ce qui me semblait évident, et difficile à expliquer parce que j'étais dans la peine à soutenir une structure qui ne demandait qu'à s'écrouler dans les brisures et le fracas, à faire ne l'était pas du tout pour elle. Bref, il y a eu explications.

mardi 18 novembre 2008

Parole de bitume

Parole de bitume exposition de Michel Petrier au Forum à Chambéry le Haut.

Retranscription de notre entrevue avec Michel Petrier, le lundi 17 novembre.

Dans la Bible, on voit que le bitume est utilisé comme isolant pour des embarcations telles que l'arche de Noë et le berceau de Moise toutes deux symboles d'un passage. C'est un élément purifiant, liant, antiseptique utilisé dans ce cas pour faciliter le passage vers la spiritualité. Il purifie sans brûler. C'est un objet de culte.

En Mésopotamie, dans les temples le bitume était utilisé pour les scellements et l'étanchéité.

Pour l'artiste notre société est conditionnée par ce matériau. Que l'on nomme asphalte qui vient du grec. On parle de roche asphaltique, c'est alors un revêtement pour les trottoirs. Ou bitume qui vient de l'hébraïque ou du sanscrit. Le béton bitumineux utilisé pour les routes avec le rajout de cailloux pour le durcir.

Petrier, par le biais de la bande dessinée, a étudié le pétrole sous toutes ses formes et utilisations. Ses propriétés thérapeutiques. Un anti moustique en Amazonie. Un anti-septique.

Des artistes se sont inspirés du bitume comme Soulages qui a travaillé le blanc et noir et Dali avec les matières molles

Dans les routes de montagnes, il a trouvé, ce qu'il a appelé des pontages
rupestres. Ce sont les pontages routiers (terme technique) : des coulées de bitumes faites sur les fissures dues à l'érosion. De magnifiques gribouillis abstraits.

Enfin il a fait des objets en bitume. Avec le "Feu sacré", thème biblique, il touche la difficulté à élever la matière, il veut continuer à l'étudier avant de passer à autre chose. Il fait un bouclier avec un dessin de pentagramme. Il mélange des teintes, fait un taureau mésopotamien indomptable. Des cornes d'un bouc. Un omphalos : le nombril du monde pour les grecs anciens.
Il termine avec une tablette de chocolat, c'est le nom donné au produit par les ouvriers des entreprises de BTP.

dimanche 16 novembre 2008

Un dimanche d'automne

D'accord, je me suis planté sur mes pronostics pour le tournoi de Shanghai, je n'ai pas intégré le fait que Murray s'est épuisé avec son match homérique avec Federer. Aurait-il du laisser filer son match ? Puisqu'il était qualifié pour les demi-finales de toutes façons.

Bon, aujourd'hui, j'ai dit, avec une autre personne, la prière universelle à l'église d'Albens pour la quête en faveur du secours Catholique. J'aurais fait beaucoup de choses dans ma vie que je n'aurais jamais pensé faire.

Cet après-midi, j'ai repris mon chantier de bêchage du futur jardin potager. Au bout d'un certain temps, comme je traînais un peu, j'ai trouvé le prétexte de couper une branche des châtaigniers pour abandonner ma bêche. J'ai pris la tronçonneuse, une échelle légère chez les Abry et je me suis attaqué à cette branche qui me titiller l'œil depuis quelques temps. C'est promis, je reprendrais ma bêche dès que possible. Je fais des griboullis ....

samedi 15 novembre 2008

Un pronostic pour Shanghaî

Pour le tournoi des Maîtres de Shanghaï. C'est du tennis pour les ignards(es)!
Les demi finales se passent en 3 sets. C'est Djokovic et Murray qui gagnent et Murray gagne la finale en trois sets.
Pronostic donné juste avant le début des matchs !

mercredi 12 novembre 2008

De l'autre de la grande Mare

J'ai été à Genève récupérer Fé au vol de Lima via Madrid. Elle a passé 3 semaines au Pérou. Elle a été faire une retraite dans la jungle. Elle a visité des temples en solo. Elle a bien assuré.
Je préfère maintenant qu'elle est revenue.

Pendant qu'elle était au Pérou, Obama s'est fait élire comme Président des States. C'est bien un métis, un noir comme on veut, qui arrive à la tête de ce pays. Ce sera bien quand cela aura lieu en France. Il a beaucoup de choses à faire : la crise financière, les prêts immobiliers, l'Irak, le Pakistan .. Il va s'y attaquer. Il sera un président modèle. Il veut être un black parfait, irréprochable. Mais que sa présidence va être triste ! Ce n'est pas lui qui sera alcoolique ou qui trompera sa femme en trouvant des utilisations marrantes d'un cigare.

dimanche 9 novembre 2008

Deux ou trois choses ....

De retour en Savoie, je suis arrivé à Chambéry et je suis allé en bus récupérer l'AX que j'avais laissé dans le parking en bas de chez Fé à Jacob Bellecombette. L'AX, sympa, m'attendait elle a démarré sans problèmes. Je suis passé voir Maman, je l'ai trouvé allongée sur un lit dans une chambre qui n'était pas la sienne ! Elle était tranquille, on a discuté. C'est bien de la trouver calme et sereine, merci à elle.
A Pégy, la maison était un peu froide mais cela va. J'ai repris contact avec l'aumonerie pour faire des visites à l'Hôtel Dieu, le lendemain j'ai été à une formation à la maison diocésaine pour un séminaire sur les visites. Comme l'a dit un roi de France : Paris vaut bien une messe et moi je veux faire des visites. De plus, cela va m'obliger à me situer vis-à-vis de la religion. Les personnes de l'aumonerie acceptent ma position de recherche et cela me va bien. Ce matin dimanche, je suis passé à Notre Dame de l'Aumône, une église chère à la famille Buttin. Il y avait trop d'or. A l'époque l'église était puissante riche, il y avait peu de place pour les humbles, les déshérités, les personnes âgées. L'abbé Pierre, sœur Emmanuelle n'étaient pas encore là.
Encore qu'il y a eu Saint Vincent de Paul, mais on voit que cela n'a pas changé grand-chose. Comment arriver à constituer un ensemble qui me convienne ? Je ne veux pas devenir un chrétien plongé dans des textes que j'ai du mal à comprendre. Je voudrais arriver, en dialoguant avec l'autre qu'il soit pauvre ou âgé, arriver à trouver quelque chose. Quelque chose qui me convienne, une idée, une autre personne, certains diront Dieu. Me dépouiller de tout un fatras de scories sur l'église pour aller à l'essentiel.

Il faudra que je trouve le moyen d'arrêter ma prestation pour la Croix rouge.

J'ai été à la première séance de l'atelier des Amis du Musée. J'y ai glané quelques infos utiles .. Ainsi s'il n'y a pas de boites de nuit et autres lieux de perdition à Chambéry, cela remonte à 1860, date de l'annexion de la Savoie par la France. A cette époque des bonnes âmes encouragées par l'Eglise avaient demandé à ce que les installations des lieux de perditions sur Chambéry soient faites avec l'autorisation de l'évêque de Turin. Ce qui fait qu'il y a eu un Casino à Aix les Bains et rien sur Chambéry.

L'atelier des Amis est organisé par Pierre Ricco', un psychologue qui a travaillé avec les enfants. J'ai glané quelques phrases : Est art, ce que tu nommes Art. S'autoriser, se laisser surprendre. Oser regarder.
Il faudra que j'aille voir les expositions Picasso. Il faut que j'ai deux ou trois clefs pour le comprendre quand même, avant de me laisser surprendre.

samedi 1 novembre 2008

Riparo : Abri en italien

Encore un film ! Il se passe en Italie. C'est l'histoire d'un couple de femmes gays (Anna et Maria) qui font passer le détroit de Messine à leur insu un jeune marocain immigré qui s'est caché dans les bagages de leur voiture. L'une des jeunes femmes, Anna, est relativement riche. Ses parents possèdent une entreprise de chaussures dirigée par sa mère. En quelque sorte elle a les moyens d'être généreuse. Son amie Maria est ouvrière dans l'entreprise.
Anna choisit de recueillir chez elles, Anis le jeune immigré. Cela va boulverser leur relation.
Un des ressorts de l'histoire est le refus par le jeune marocain de l'homosexualité des deux femmes. Maria, après un rejet initial du jeune immigré, finit par l'accepter. Il y a une forme de similitude entre leur destin … ils deviennent proches. Mais n'allons pas plus loin.

Home

Soyons franc, j'étais pas très net ce matin en allant à l'hôpital Lariboisière pour une radio hépatique. Mon taux de Gamma ET avait bien augmenté, il fallait faire une échographie de mon foie. C'est vrai que je gambergeais un peu, on s'imagine la cata en se disant ca y est j'ai chopé une saloperie, il n'y a pas de raison que j'y échappe plus qu'un autre. Et d'aller consulter sur Internet pour se faire une idée des pathologies possibles.
Lorsque je suis passé à l'échographie, le docteur, une jeune pas vraiment loquace (Elle a bac + 5 et elle ne sait formuler une phrase avec son patient…), m'a dit normal. Du moins j'espère avoir compris. J'en saurais plus à la lecture du compte rendu qui me sera donné mardi.

Donc je respire jusqu'à mardi. J'ai été voir Home au cinéma.

Un film qui demande de se prendre la tête …. C'est une famille qui habite une maison, assez fruste on va dire, située en bordure d'une autoroute en construction. La vie est belle. Isolés de la ville et de sa pression, la famille : un couple avec trois enfants deux filles assez grande et un garçon de douze treize ans vit heureuse. L'autoroute est son aire de jeux. Avec le principe universel que la nature, c'est le cas de le dire, a horreur du vide, ils envahissent cet espace laissé vide. L'autoroute à deux pas, la ville que l'on ne voit pas mais où l'on va à l'école ou pour faire les courses, les éboueurs qui passent. Ils vivent heureux avec la civilisation à proximité mais ni perturbante, ni polluante. La famille est un peu excentrique, l'habillement est souvent complètement ringard, sorti directement de chez Emmaus. La nudité des enfants dans leur bain. Cela m'a choqué. Mais c'est une réaction qui m'est personnelle. Ayant évacué cela, je me dis que la nudité est vue comme une forme de retour vers l'innocence. On veut nous montrer des gens simples.
Evidemment l'autoroute est mise en fonction. Il faut s'organiser pour la traverser, mais cela se gère. De manière surprenante la mère (Isabelle Huppert) ne veut pas partir. Elle a déjà trop bougé, on n'en saura pas plus. Il me semble que le mari (Olivier Gourmet) ne supporte pas cette proximité. Mais pour sa femme, il accepte. La circulation augmente de manière progressive. Peu à peu chacun à sa manière s'adapte. Les deux mondes ne communiquent pas, il y a cloisonement. La mère écoute, avec une sorte d'avidité, la radio de l'autoroute, les nouvelles semblent la rassurer. Ce dialogue suffit.
L'observation de la circulation qui devient de plus en plus dense occupe leurs journées. Un gag, suite à un bouchon la circulation s'arrête et il y a intrusion du monde de l'autoroute chez eux. Intolérable, la famille s'enfuit dans les champs pour un pique nique dans la nature. Une fois la horde repartit, la famille retourne dans sa maison redevenue vivable. La mère concluant : on ne peut rester ainsi dans la nature !

L'histoire suit son cours. Ils en arrivent même à s'emmurer. Mais on va ne va pas tout raconter le film. Il m'a forcé à réfléchir, m'a interpellé, plus que Visitor dont le scénario est somme toute assez classique.