vendredi 31 octobre 2008

Le Visiteur

Ce jeudi matin, pour changer du style pipole du film d'hier, j'ai été voir le Visiteur. Pour le scénario, c'est un américain professeur d'université en économie veuf, un peu étriqué dans ses habits qui habite dans des appartements tristes sans chaleur. Il vit sur son acquis, il écrit sans être convaincu des livres sur les pays émergents qu'il connait juste au travers d'études de ses collègues et de bases statistiques.

En revenant dans son appartement de New York (il enseigne et vit habituellement dans le Connecticut), il a la surprise de trouver un couple qui y vit. Il se révèle que ce couple, un syrien et son amie sénégalaise, a loué de bonne foi cet appartement à un escroc. Le professeur, hésitant au début, en vient à leur proposer de rester chez lui. Des liens se créaient avec le jeune couple. Ce sont deux immigrants illégaux, le jeune syrien est un joueur de djembe, un tambour africain, la jeune sénégalaise est une créative qui vit de la vente de petits colliers ou bracelets dans des marchés. Ils se sont bien intégré dans les Etats Unis oubliant les galères qu'ils ont du traverser pour arriver aux States et leurs pays d'origines autoritaires.
Le syrien apprend à jouer du djembe à son hôte qui voit sa vie terne commencer à changer.

Le syrien, nommé Tarek, est contrôlé dans le métro, il est arrêté et menacé d'expulsion. A partir de ce moment on tombe dans un scénario tristement classique. On connait aussi ceci en France, ce beau pays des droits de l'Homme. Tarek est incarcéré et la machine répressive se met en marche, aveugle, impitoyable. Il a beau bénéficier des services d'un bon avocat que lui a trouvé le professeur. La mère de Tarek qui vit aussi aux Etats Unis vient à New York, très inquiète de la situation de son fils. A un moment, devant l'aspect kafkaien et implacable de l'administration de l'immigration américaine, elle dit : On se croirait en Syrie !

La comparaison sur l'arbitraire des administrations françaises et américaines peut être faite chacune ayant son génie propre.

Avec Visitor se pose la question du traitement humain de l'immigration, illégale. Les administrations trouvent le moyen d'ajouter l'arbitraire, l'aveuglement à la gestion nécessaire des flux migratoires.

Le professeur en sera profondément changé ….

mercredi 29 octobre 2008

La Deneuve et la Beart harcelées et un toucan dans le salon

J'ai pris l'habitude, comme d'autres, de garder les tickets de cinéma. Aujourd'hui c'est la sortie du film "Mes stars et moi" .. J'ai été le voir. On a toujours la fascination des grandes artistes et sinon de "s'occuper de leur carrière" comme le fait le héros du film du moins de faire des commentaires sur leur look, leur relations qui surprennent souvent. Dans le film, Kad Merad est un fan très intrusif qui se mêle d'intervenir sur la carrière d'actrices. Il le devient suite à sa séparation d'avec sa femme. L'idée est qu'il est plus facile de s'occuper des affaires de femmes magnifiques qui n'existent que sur un écran que d'une femme bien réelle. Il y a un chat persan roux amateur de télé qui lui sert de transfert et une jeune psychatnalyste (Je croyais que l'on disait comportementaliste ?) débordée par son client. Le film est correct, son scenario comporte des facilités. Il insiste un peu sur le monde rêvé des actrices, il y a de quoi avec la Deneuve et la Beart plus vraies que vraies qui se caricaturent.

Je suis passé à Drouot pour suivre des ventes d'arts asiatiques. Il y avait beaucoup d'objets de pierres dures, cela à amené un public chinois. Les enchères n'arrêtaient plus. Alors que dans une salle du même étage l'archéologie méditerranéene (égyptienne, assyrienne) avait bien du mal. Dans une salle du bas il y avait l'exposition d'une vente d'animaux empaillés. Et j'ai été surpris il y avait beaucoup d'oiseaux exotiques de toutes couleurs de toutes formes. Ils étaient beaux et mêmes vivants.
Et si on mettait un hibou moyen Duc, une chouette effraie, un toucan, où un martin pécheur à Pégy ? Comme cela, plutôt que passer mon temps à chercher à les voir dans la nature, j'en aurais un sous les yeux qui ne pourrait pas partir et que je pourrais regarder à loisir et sans jumelles !

mardi 28 octobre 2008

Retour aux fondamentaux ...

Ce matin, c'est Appolossa un western américain. Le retour aux fondamentaux. Plus classique tu meurs. On est loin des dérives des spaghetti westerns. Le shérif (un rien brut de fonderie) et son adjoint (qui réfléchit et qui est honnête). Le tueur . Les tueurs à gage. Les notables peureux. L'aventurière prête à tout pour arriver à la respectabilité (elle s'appelle French !) . J'allais oublier les indiens voleurs. Tout y est. Et chacun dans son rôle, sans dévier. Un condensé de tous les westerns. Et même à la fin le " lonesome cowboy" qui s'en va …

Il y manque juste le coucher de soleil.

lundi 27 octobre 2008

La FIAC

Cet après-midi j'ai été à la FIAC. Cette année elle est au Grand Palais, à la Cour Carrée et dans les Tuileries. Sous la verrière du Grand Palais, c'était l'exposition habituelle. Je me suis arrêté devant des œuvres classiques des Dubuffet deux ou trois abstraits. Pour le reste, beaucoup de monde, cela rend plus difficile de laisser les tableaux vous accrocher. Et aussi trop de diversité. J'ai noté des écrans vidéos animés et qui causent …
Puis j'ai été faire un tour à la Cour Carrée, il y avait un Prix Marcel Duchamp, là un public plus jeune avec des galeries de même. On sentait plus de créativité ? Ou l'espace étant plus petit on était plus à même d'apprécier ?
Dans l'expo, il y avait deux voitures explosées, dans ce contexte muséal elles devaient nous évoquées le déclin de la civilisation de l'automobile, la société de consommation, la tuerie sur les routes …. Une bonne manière de faire pendant au Salon de l'Auto qui vient de s'achever où il faut avoir vu les stands Rolls et Jaguar hyper rutilants qui transpire de fric.

Drouot, j'ai vu des choses intéressantes en archéologie.

dimanche 26 octobre 2008

Du Badminton au potager

Dans le TGV vers Paris, un train qui vient de Milan. Il y a des grands parents italiens qui emmènent leur petit-fils visiter Paris. Tout en terminant un Sudoku du Monde, je surveille leurs paroles des fois qu'ils parlent de foot et de Mazeratti … Il faut les avoir à l'œil ceux là. Apparemment, ils ont oubliés … Mais pas nous !

Bon j'ai continué à retourner la terre, je fais un carré de 6 mètres sur 7. Après je lui donnerais une forme de trapèze. Il y aura un coin que je semerais de fleurs.
Pour l'instant, j'ai retourné un peu plus d'un mètre. J'espère terminer pour Noël .. J'ai réussi à caser un manche de bêche ! Je comptais en profiter pour m'arrêter ! Mais j'ai trouvé une autre bêche, alors j'ai continué. Le temps était magnifique.
En bêchant, j'ai retrouvé des cordes de nylon qui me servaient à délimiter le terrain de badminton. Elles commençaient à s'enterrer. Le bad est terminé, je passe à une autre activité. C'est une petite mort. Ce sport me plaisait beaucoup, je n'ai jamais été lassé d'en faire. S'il n'y avait pas eu ce satané genou ! C'est une bonne chose pour Alex, il n'est plus obligé de faire jouer le joli papa …

Maintenant, je vais renouer avec les joies du jardinage. Quand nous étions sur Grenoble, j'avais fait un jardin potager vers la piscine .... C'est loin.

Je surveille du coin de l'oeil le séquoia du bas … Repartira-t-il ? J'ai coupé des branches basses qui avaient séché. On verra au printemps si les soins de septembre (bouillie bordelaise, engrais conifère) on eu un effet. I Cross my fingers .. comme disent les Irlandais

Dans le Monde, j'ai trouvé un article de Matthieu Ricard, le représentant du Dalaï Lama en France et comme tel bouddhiste. "Démystifier la méditation", c'est vrai qu'il a fait simple. Il a participé à des recherches en neurosciences sur le sujet. Il a été l'objet de séances d'IRM durant ses états méditatifs. Il indique les bienfaits des états méditatifs, en particulier sur la tension artérielle ! Pour moi qui ai des problèmes de ce coté là, c'est parfait … Il donne des indications simple à suivre .. Seulement voilà serais-je capable de m'y astreindre vingt minutes par jour ? J'ai un sérieux doute. Le summum de la méditation, c'est le développement de l'empathie . C'est se mettre en résonance avec les émotions et les sentiments de quelqu'un. .. A voir.

Dans le cadre du Secours Catholique, j'ai eu l'occasion de rencontrer une perrsonne en recherche d'emploi. Elle m'a raconté un peu sa vie. Elle m'a parlé de son enfance en Algérie, période qu'elle ne cesse de regretter. C'était l'Eldorado, une vie agréable, sans racisme, etc …
En l'écoutant je me suis d'abord senti en empathie avec elle, évidemment avec mon enfance marocaine. Mais, je me suis fait la réflexion que j'avais réussi à oublié ce passé et j'avais réussi à faire tant bien que mal ma place dans cette métropole pas trop aimée. Nul, il ne s'agissait pas de parler de moi, mais d'écouter une personne sans leçon à donner. Ce n'est pas aussi facile que cela de faire abstraction de soi. Mais est-ce qu'il faut que l'interlocuteur soit de Mars pour que l'on soit bon écoutant ?

dimanche 19 octobre 2008

La joie de l'aide soignante

Les pots de gingembre ont pris une place provisoire, l'un sur la commode arbalète, l'autre sur la commode marquetée. On va prendre le temps, peut être qu'ils pourront aussi être regroupés, c'est dur de les séparer. Les activités associatives vont bien, il faut jongler un peu. Ce matin, j'ai été voir Grand-mère, elle était bien. On l'avait bien coiffée. J'ai pu parler avec la personne qui s'était occupé de la lever et de la coiffer, elle était toute heureuse parce que Maman avait accepté de se lever de bonne humeur et qu'elle avait parlé un peu, en particulier d'un chien qu'elle avait à la grande ferme dans la plaine de Fés. Elle ne se rappelait plus de son nom. La joie de la soignante, qui n'a pas une tache facile, faisait plaisir à voir.

Cette après-midi, j'ai mis la piscine en hibernation. C'est toujours une procédure un peu longue, mais Ferréole m'a bien aidé et le temps était magnifique. Je me souviens d'avoir fait cela par des temps exécrables …

Je l'ai peut être déjà dit, mais au risque de me répéter les couleurs d'automne sont magnifiques. Il y a une vigne vierge dans le grand frêne qui termine avec ses teintes de rouge les derniers feux de l'automne .... J'arrête, sinon on va me donner un prix littéraire.

J'ai fait de la confiture de figues, cette fois-ci elle est réussie.
Avis aux amateurs(trices).

mercredi 15 octobre 2008

Dure journée d'un retraité

Hier soir, j'ai écouté Chevenement. Pour les jeunes il faut dire que c'est un socialiste pur et dur. J'allais dire tendance Goucho. Non, tendance gauchiste. Il est sénateur maintenant. Il a eu un accident cérébral, soigné au Val de Grace, il y a échappé de peu. Depuis le Canard l'appelle le revenant. Il faut dire qu'il a un verbe imagé, gaullien. "Les sauvageons" c'est lui ..
La journaliste avait du mal, mais elle a réussi à conduire son entretien.

Ce matin, ciné entre Woody et Catherine Frot faisant de l'Agatha Christie dans "Le crime est notre affaire". J'ai choisi le crime. Un couple d'écossais transposé au fond du lac du Bourget vers Conjux. J'ai bloqué là-dessus. De bonnes répliques. Dussolier et Frost forment un bon couple, il y a de bonnes répliques, mais l'intrigue et la manière de la raconter sont un poil compliqués.

Après un repas à midi chez l'auvergnat en agréable compagnie, je me suis précipité à Drouot pour les deux pots de gingembres. Je ne savais pas quand ils les passeraient. Comme l'expert n'avait pas l'air d'avoir un ordre bien établi, je suis resté, heureusement j'étais assis. J'ai eu droit à des tableaux divers, a de l'argenterie, des bronzes … Pendant tout le temps je me disais j'attends et quand il va passer j'aurais à peine la possibilité de faire une enchère à 200 euros puis ils vont partir à 350 euros et je serais chocolat. Je vais perdre mon après midi. A un moment, il a un lot de 4 pierres dures rose et vert pale qui est parti à trente euros. J'aurais du surenchérir. Vers 16 heures trente, quand le lot 25/52 est passé, le commissaire priseur l'a proposé à 50 euros, il y a eu une enchère à 80 et une à 100. C'était moi ! Je les ai eu ! (124 euros avec les taxes pour être précis, en payant en argent liquide il me semble qu'on échappe aux taxes, à vérifier).

Je les regarde rue Coquillière, j'en suis content. Ils iront sur l'une des deux commodes de Pégy. Peut être sur la commode arbalète, la simplicité des pots devrait bien aller avec celle de cette commode.

Voilà toute l'histoire attendue par un lectorat impatient ….

mardi 14 octobre 2008

Enfin le cinéma ....

J'ai enfin reçu ma carte GC illimité ! Comme j'étais en manque je me suis précipité vers l'UGC Cité les Halles. Il y a avait une séance qui démarrait pour Coup de foudre à Rhode Island. Un film américain avec Juliette Binoche. Oui, elle a décidé de faire une carrière américaine. L'histoire d'un veuf "encombré" de trois filles qui a manifestement besoin de "refaire sa vie". Le film n'est pas parfait, il y a quelques petites erreurs dans la psychologie des personnages, dans le scénario … Mais ingurgitant sans discuter "Plus belle la vie" chaque soir, je suis mal placé pour faire le difficile. De toutes façons, je suis bien content de cette séance, je ne voulais pas me prendre la tête.

Demain matin, à 9h10 c'est le prochain Woddy Allen Vicky …. Il a fait des films à Londres, maintenant à Barcelone. C'est le dernier film de lui que je vais voir. Je le boycotte tant qu'il ne fait pas de film à Paris !

Cet après-midi, j'ai vu deux pots de gingembre chinois à Drouot. Mise au enchère de 200 à 300 euros. Je vais tacher d'y passer demain en début d'après midi. 450 euros pas plus …..

lundi 13 octobre 2008

Des cloches et des madriers

Accompagnant l'exposition de Jannis Kounellis, il y avait des documents expliquant les intentions de l'artiste. Je n'ai pas voulu les lire avant l'exposition pour ne pas me laisser "polluer", non ce n'est pas le terme, on va dire perturber pas l'artiste. Il faut conserver son approche personnelle, fraiche même si elle reste limitée. Tout le monde ne peut pas être un génie, avoir le goût artistique, il faut l'accepter. L'artiste a travaillé longtemps avant de terminer son oeuvre, il a eu tout un cheminement. Et nous on arrive dans un espace inconnu et il nous faudrait tout comprendre. Surtout dans les œuvres contemporaines ou les artistes poussent le cadre, le déborde. Les repères ne sont plus là pour guider le spectateur. On erre dans un espace avec des panneaux "Sens de la Visite", mais ce n'est pas pour autant que l'on sait ou l'on vat.

L'exposition de Kounellis se tient dans des espaces du château qui ont du servir il y a un siècle, on ne sait, comme logements ou bureaux. Les pièces sont nues, une cheminée de temps en temps. On ne peut les dater, tellement elles sont dépouillées. Alors qu'à l'extérieur les fenêtres de ces mêmes pièces doivent être d'un style renaissance indubitable.
Dans le texte il est dit : des salles laissées en l'état dans un souci de dialogue avec l'architecture et l'atmosphère du lieu. Et pour moi c'est rigoureusement l'inverse ! ces espaces dépouillés, sobres permettent de voir l'œuvre de l'artiste sont être dérangés par la proximité pesante du style Louis XIII, Henri II des chambres de Catherine de Médicis et d'une certaine Diane.

Il nous est dit que l'espace d'exposition devient le tableau dans lequel l'artiste a disposé son œuvre et nous nous déplaçons. J'ai déjà entendu cela.
Pour ce qui est de la disposition des cloches et des madriers et des cloches attachées par des cordes oui, pourquoi pas ? On est surpris. Les matériaux utilisés sont bruts, puissants. J'ai vérifié avec une cloche qu'elle sonnait bien. Ils sont bien dans ces espaces eux aussi bruts.
Mais les cloches ne me sont pas si évocatrices …

dimanche 12 octobre 2008

l'Asinerie

Je suis allé à Chaumont sur Loire ce samedi pour voir le Festival des Jardins. C'est Clotilde, une amie qui m'y a conduit, c'est un excellent chauffeur. Parfaite. Je reviendrais sur le château, mais d'abord, après une petite balade à pied, on est arrivés dans une sorte de cour de ferme, attention quand même une cour remaniée de façon fonctionnelle à la fin du XIX ième siècle. Le château a été propriété des de Broglie, cette famille a rénové les dépendances agricoles en utilisant les dernières avancées de l'époque particulièrement pour les chevaux qui disposaient d'un éclairage moderne dans leurs écuries. Cela m'a fait pensé, mutatis mutandi (comme on dit dans les albums d'Asterix) aux Salines d'Arc-et-Senans.
Dans cette cour, il y avait un bâtiment qui abritait une exposition de photos de lucioles. Cela m'a rappelé Sofia Antipolis. Le dit-bâtiment s'appellait l'Asinerie : un lieu planté d'ânes !! de Asinus …mais il ne reste plus traces d'Oliboron

Le festival, cette année est sur le thème du partage (un peu trop à la mode en ce moment), il met à disposition d'artistes une petite parcelle qu'ils occupent à leur guise …. Il y a des idées originales, beaucoup sur l'écologie .. On ne comprend pas toujours l'intention de l'artiste. Mais est-ce important ? On peut venir avec ses idées, ses a-priori sur ce que l'on voie, ressent.. et imagine. Des idées à reprendre pour Pégy peut être ? Le Festival va bientôt s'arrêter, la végétation prend ses teintes d'automnes et perd un peu de son éclat.

Dans le château, une exposition de photos aériennes montrant la pollution, l'effet nocif de l'activité des hommes dans certaines villes américaines.
Le château en bordure de la Loire est pas mal. Je veux dire que ce n'est pas Chambord. Il y a de beaux meubles de l'époque Louis XIII et Henri II. Un porc-épic couronné sur une cheminée, c'est l'emblème de Louis XII.

Dans des espaces du château non encore réhabilités, une exposition : de gros madriers diversement installés dans des pièces, selon la disposition de l'espace. Sur chacun une cloche accrochée avec une corde. Là aussi on peut venir avec ses idées, ce que les matériaux, les cloches apportent comme dans l'imaginaire de chacun. L'idée d'utiliser des espaces bruts.

Dehors, à coté du château, des écuries très modernes pour l'époque, avec une sellerie, un manège-en forme de cône (?) reconverti en miroir d'eau, une écurie pour les poneys, des boxes séparés pour les purs-sangs. Une cuisine pour leur nourriture.

Et un temps d'automne magnifique et doux.

vendredi 3 octobre 2008

Retour vers les supervisions

Comme je reprends les accueils, je reprends les supervisions. Cela fait partie du code de l'association. Ces supervisions sont prévues pour que les accueillants profitent d'un soutien psychologique en cas d'accueil particulièrement difficile à supporter, ce qui est quand même rare. Cela permet aussi que la déontologie de l'association soit autant que faire se peut gardée. Chacun des accueillants a un jour ou l'autre dérogé à la règle.
Je ne suis pas fana de ces réunions ou il faut s'exprimer, bien souvent je me dis que les problèmes soulevés sont insignifiants ou ne méritent pas une si longue discussion. Et pourtant cela permet de beaucoup se questionner, de faire le point sur soi. C'est utile.
Dans mes accueils, j'ai une difficulté c'est de poser la question pertinente. Quand une difficulté où une douleur est mise sur la table j'hésite à faire reformuler sur ce point précis.
J'ai comme l'impression que je vais appuyer sur la plaie bien ouverte et pourtant c'est là dessus que la personne doit s'exprimer pour se libérer, travailler, avancer. Et je ne pose pas la question je me dis elle l'a bien exprimé ce point cela suffit. Arrêtons de la faire souffrir. En fait c'est là dessus qu'il faut qu'elle revienne pour apurer le problème. De même si l'on est agressé, il faut demander pourquoi tant de haine ? Qu'est ce qui, dans mon attitude, a déclenché, chez vous, cette réaction trop vive ? Savoir garder le calme, la distance et poser la bonne question qui permettra à l'autre de s'exprimer sur le point douloureux.
Ca c'est la théorie.

Dans les supervisions ou groupes de paroles souvent les gens commencent par dire qu'ils n'ont rien à dire puis cela vient … Dans la discussion une dame âgée, grand mère de son état, a parlé de l'affection "illicite" qu'elle avait pour un jeune accueillant qui est mythomane pour échapper à sa triste condition. Or on ne doit pas avoir d'affect, que ce soit de la haine ou de l'amour, pour les accueillis. Si on en a, on ne peut empêcher un attirance, une répulsion, il faut l'identifier et le cacher à l'autre autant que possible. De même nos entretiens doivent se faire dans l'anonymat. Cela permet le respect de l'autre, de ses paroles souvent très confidentielles qu'ils nous disent. Cela assure le secret sur les choses qui sont dites. On ne doit pas se tutoyer, se dire les prénoms …. Même si cela très longtemps que certains viennent nous voir.

Un autre accueillant a dit qu'il avait pris le parti d'avoir une conversation "amicale" avec l'un d'eux. Qu'il pensait que c'est cela qu'attendait l'accueillis d'une part et que c'est pour lui une manière d'être confortable, d'être lui même. D'abord, on n'est pas un club social de discussions à bâtons rompus devant une bière. C'est certes plus facile, Emmaüs ou d'autres associations le font, cela fait partit d'un processus de réinsertion qui vise à leur faire oublier l'alcool et rentrer dans une vie sociale. Et d'autre part, il faut accepter d'aborder la difficulté, de "travailler". C'est à dire de chercher la bonne reformulation et de voir ce que cela met en cause en nous. Par ces discussions nous nous devons tendre à nous améliorer.

L'écoute est un dialogue particulier …. Qui nous enrichit de surcroît ….

Le buis sauvé

L'immeuble du 33 rue Coquillière, c'est le nom de l'ancien propriétaire du terrain au XV ième siécle, dans le 1 er arrondissement a quatre fenêtres au premier étage. Trois fenêtres correspondent à l'appartement de ma très estimable voisine et la quatrième au petit appartement situé au premier étage à gauche que je loue. Sur les trois fenêtres de ma voisine il y a de belles jardinières avec de la vigne vierge qui commencent à occuper le pourtour des fenêtres et avec sur chacune des fenêtres une belle boule de buis bien verte qui font la fierté de la-dite voisine.
Sur ma fenêtre il y a aussi une jardinière avec une vigne vierge qui commence à prendre sa place. Les anciens locataires avaient laissé une herbe sauvage se développer elle y prenait une place folle. La première chose que j'ai faite quand j'ai pris possession des lieux a été de la supprimer. Il faut être des Parisiens qui ne comprennent rien aux choses agricoles pour laisser faire de pareilles hérésies. Cette mise au net faite, il restait à trouver un buis pour compléter la belle ligne du premier étage. Il ne faut pas qu'il soit trop gros, juste qu'il prenne tranquillement sa place à coté de ses trois aînés.
J'aurais pu aller faire un tour vers les magasins de plantes du quai de la Megisserie, c'est une bonne base. A cela je rajoute un raid sur le magasin Truffaud du coté de la bibliothèque François Miterrand et mon étude de marché était faite. Mais cela m'aurait obligé de sortir la carte bleue et j'aurais probablement payé plus cher qu'en Savoie ce qui n'aurait pas manqué de me chagriner.
En allant balader Tub, un golden retreiver gentil, dans les jardins de Saint Eustache, situés entre la rue du Louvre et le forum des Halles, je suis passé devant un restaurant nouvellement ouvert derrière le bâtiment de la Bourse du Commerce. Il a fermé pour le mois d'août et n'a pas réouvert depuis. C'est frappant de voir le nombre de commerces qui ferment très rapidement après avoir ouvert. Soyons bref, je ne vais pas me lancer dans une réflexion approfondie sur la viabilité économique des restaurants et autres fast-foods ou assimilés du quartier. Devant l'entrée il y a des grands pots et jardinières d'extérieur avec diverses plantes dont des buis qui sont laissés à l'abandon et les plants souffrent. Vous commencez à comprendre. Il y a une plante à sauver et une opportunité de ne pas faire usage de la carte. Avec un challenge supplémentaire : arriver à former le buis en boule. Oui, actuellement il ressemble à un balai haut et pas bien beau.
Donc, j'ai déclenché durant plusieurs soirs des opérations commandos pour le déterrer. Hier soir, j'ai réussi à le récupérer et à l'installer dans ma jardinière !! Au passage on peut faire quasi n'importe quoi dans la rue à Paris sans être dérangé.
Maintenant, il faut arriver à le tailler pour peu à peu lui donner la bonne forme. Cela devrait prendre quelques années, une bonne méthode sera de le pousser à faire beaucoup de vert.

Dans un pot à coté il y avait une canette de bière, oublié par un SDF, l'endroit est pas mal fréquenté par cette population. Ils sont bien et il y a un commissariat proche pour dissuader les agresseurs.
Pour compléter mon œuvre de sauvegarde des populations en péril, j'ai donné la canette à un homme de quatre vingt ans qui faisait la manche de l'autre coté de la rue.

N'est-ce pas que je suis bon et généreux ??

mercredi 1 octobre 2008

Entre les murs ...

Journées tranquilles, je me laisse vivre … L'envie de l'action va revenir ..

J'ai été voir "Entre les murs" la palme d'or ….. L'univers de la classe, certes un rien agitée du XVII ième dans Paris, on est même pas dans le terrible 9-3. Je me suis rappelé les classes du lycée : Fès, Tlemcen, Chambéry .. C'était plus calme. Bof, je m'en suis sorti. Je n'aimais pas trop. La peur du groupe, de la meute qui s'attaque à ceux qui n'hurle pas avec elle. L'université m'a mieux plus.
Revenons à ce film, la classe est très bien filmé, les dialogues sont vifs, toniques. On est dans presque dans les clichés. Les filles bosseuses, encore plus les magrébines, le chinois qui a du mal avec le français, mais qui va y arriver, surtout en maths. Les Blacks et les beurs au fond de la classe, juste intéressés par le foot et images caricaturales de la racaille. Souleymane le plus bloqué. Plutôt en situation d'échec, il réagit vivement, se bloque … il y a un clash. Le conseil de discipline qui doit examiner de son cas est bien montré. Peu de gens le croît capable de vouloir changer. On décide de l'exclure. C'est synonyme de retour au Mali.
On comprend qu'il voudrait rester dans la classe, il y est attaché malgré les apparences. Il ne veut pas s'exprimer, se défend mal. On discerne un tendre derrière ce dur. Sa mère qui ne parle pas le français, est très digne. Magnifique, elle le défend pas très bien.

Décidément les mères du continent africain ont la côte en ce moment, on l'a vu avec Parlez moi de la pluie ….