samedi 30 août 2008

Un nouveau quartier

Je suis arrivé ce matin à Paris dans le studio de la rue Coquillière.
On peut dire que je me considère comme installé (presque) maintenant, d’autant plus que j’ai réussi à me connecté à Internet. Il a fallu quand même appeler le 3900 et avoir un appel de plus d'une demi heure pour reinitialiser la livebox. Mais maintenant cela marche. Je peux consulter l'Equipe, chercher des séances de cinéma ….. Bref une vie de retraité qui commence enfin.
Ici, je ne peux me sauver dans le jardin de Pégy, pour aller couper un brin d'herbe où observer un oiseau, ils deviennent rares en cette période.

Je fais mes courses dans le quartier, je suis allé à la Poste du Louvre qui ouvre tous les jours.
Je prends un Vélib à tout moment … C'est cool. Il faut que je prenne des repères dans ce quartier que je ne connais pas complètement …

dimanche 24 août 2008

Un mariage à Pégy

Ce mariage fait à Pégy a été une petite révolution pour la vielle maison et moi. Elle a été envahie, ses chambres ont été "boulversifiées", mes belles armes dans la salle ont été déplacées pour faire place à un dortoir de bébés ! La pièce du bas réservée à ceux de plus d'un an. Une tortue de sable a été installée, des chasses aux trésors organisées pour la nuée de têtes blondes. Des toilettes de chantier, mais de catégorie supérieure, ont été posées à l'arrière de la maison. Une bâche de 80 mètres carrées a été installée, devant la maison, grâce à Williams Van Hout, des cordes et des bambous. Une marquise de 180 mètres montée dans le prêt du haut ! Un traiteur est venu et un DJ (disk jockey où animateur de soirée pour ceux qui ne sont pas familier de la langue pratiquée par la jeunesse). Comme il se doit il y a eu des petits problèmes : le camion du traiteur a tiré sur la bâche d'électricité, la chasse d'eau a fuit et le traiteur avait un appareil qui pompait de la puissance électrique comme un malade. Mais nous avons pu réparer cela, la soirée c'est bien passée, en partie grâce à Hugues qui nous a prêté un groupe électrogène et des sacs de sciure. Nous avons pu voir Alex et ses amis chanter une drôle de chanson ou il est question de bras ! J'ai appris une histoire de claque sur la fesse. A propos, il y a une petite claque qui a été mise sur la bonbonne d'alcool de prune de Charles par les amis d'Alex. Le soir, il a fait un peu froid, chacun a été cherché sa petite laine. Vers une heure du matin le DJ a mis la sauce, c'est l'heure vers laquelle je me suis retiré, en maudissant ces jeunes qui faisait du bruit en dessous de ma fenêtre. En fait, après, quand même, une petite dose de Grey Anatomy, j'ai été me coucher et quelques minutes après je dormais.
Le temps, il faut parler de lui, après un vendredi pluvieux, en particulier le soir, il est passé, le samedi, au beau à partir de 18 heures début du vin d'honneur. Ouf ! Et le dimanche a été un "lovely day" comme on dit. Le dimanche matin tout a été remis en place pour l'after qui a débuté vers midi. Fé et Antoine ont beaucoup aidé. Après le repas, les invités ont occupé le jardin, chacun pratiquant son activité préférée : sieste, boules, discussion, jeu de balles, de ballon rond, de raquettes, piscine … Bref une belle après-midi.

Le lecteur voudra bien noter que ce message de mon blog a été écrit pendant que j'assumais la rude tâche de garder Erwan, en fait il dort comme un ange, très bien ce petit.

vendredi 15 août 2008

Ma petite madelaine de Proust

J’ai été faire des courses à Chambéry après être passé voir Grand-mère. En passant en voiture vers le centre de la ville, j’ai remarqué une jeune fille qui était jolie, bien faite. J’aurais voulu discuter avec elle au Café Folliet, comme si j’avais le même âge qu’elle. Je me suis dis que cela devenait un brin pathétique si je me mettais à vouloir, à mon âge, faire la ‘’sortie du lycée ‘’.

En fait je me suis rendu compte que je me transportais dans la période de mes 16-18 ans où fraichement débarqué d’Afrique du Nord, je découvrais la France et une nouvelle vie. Depuis le temps, il reste sur certains lieux particuliers de Chambéry, ce parfum de liberté, d’espoirs, d’interrogations aussi sur la vie à venir. Il faut dire que j’en voyais quelques possibilités et pas vraiment les difficultés. Cette sensation ne s’appuie pas sur une logique très forte, mon existence s’étant déroulée, bien souvent, en dehors de la ville. C’est juste le sentiment de cette époque qui me revient intact. Ma petite madelaine de Proust, pour en savoir plus voir : Du coté de chez Swann.

mardi 12 août 2008

L'arrière petit-fils

Une après-midi pluvieuse, j’en profite pour rechercher dans les malles du grenier un article de Pierre Buttin intitulé ‘’Napoléon, Lyautey et moi’’, rien de moins. C’est un cousin Henri Buttin qui me le demande. J’ai eu beau chercher dans les dossiers de Papé, je ne l’ai pas trouvé. Hier, nous avons été voir Maman avec Clémence et Erwan. Nous l’avons trouvé en train de déménager des couvertures avec ‘’une collègue’’ ! Dans un premier temps quand nous lui avons montré un bébé qu’elle avait du mal à voir, elle ne lui a pas porté beaucoup d’intérêts, mais quand on lui a dit que c’était son arrière petit-fils, elle a quand même réagit. C’est la filiation qui l’a fait réagir. A part cela, elle va plutôt bien physiquement, elle se stabilise sur ce plan.
Aujourd’hui, c’est pluie, pluie, pluie … C’est très bien pour ranger les papiers, depuis le temps que cela attendait.

mercredi 6 août 2008

Un nouveau quartier sympa

Voila, je me mets à mon blog, mais avant de m’y mettre j’ai trouvé tous les prétextes :e grain de poussière qu’il fallait enlever de toute urgence, l’objet à déplacer de trois millimètres parce qu’il était mal placé, le compte bancaire qu’il fallait modifier de six centimes d’euros. Bref, maintenant je suis prêt à aborder mon blog.
Il y a des petites choses à améliorer, mais globalement, je suis bien dans l’appartement de la rue Coquillière. Brigitte et Matthieu m’ont passé de leurs affaires, qui font bien. Dans le séjour, la mezzanine est équipée d’un matelas très suffisant (message pour certaines personnes qui voudraient venir squatter, elles ne devraient pas avoir mal au dos). Le seul problème est qu’il faudra que je sois bien à jeun pour y monter avec son échelle à la pente raide et il ne faudra pas que je sois pris d’une envie hyper urgente d’aller utiliser les toilettes la descente risque d’être périlleuse. Finalement, il y a une certaine prise de risque avec cette literie. D’une autre coté cela me fera un exercice quotidien. J’ai plusieurs stations de Velib à proximité et l’UGC des Halles à cinq minutes, ce complexe de salles fait des séances le matin dès neuf heures, neuf heures et demi. Donc de ce coté là, c’est blindé.
C’est un quartier tranquille, avec pas mal d’employés de bureaux. On est très proche de la Banque de France. Ceux là ils sont propres sur eux et avec un attaché case (en fait, mon image date le cadre, maintenant, c’est sac à dos noir et Vélib) . Assez souvent, on croise des acteurs connus. On reconnaît leur tête à défaut d’y mettre un nom. Pas toujours simple de trouver le nom d’une personne vue en dehors de son contexte habituel. C’est peut être la proximité de la Comédie Française. Bref un endroit, relativement calme, fréquentable à deux pas du Chatelet et de la rue Saint Denis qui le sont un peu moins, je le concède. Mais pour Saint Denis cela permet de se tenir au courant sur l’offre de massage body-body machin. Près de chez moi, il y a la place des Victoires avec la statue équestre de Louis XIV. Et à trois pas du Louvre, j’arrête, je ne vais pas lister tous le patrimoine proche.

Le soir, c’est animé. Surtout à cette période de l’année, il y a pas mal de restaurant qui ont mis des tables sur le trottoir. Ce sont des jeunes, mais plutôt sympas (cela peut exister ! ceux dont je parle ne sont plus trop jeunes d’ailleurs). A Bastille ou était Clémence, c’était plus chaud. Il y avait une population très jeune, des clochards, la fin des manifestations musicales, syndicales, beaucoup de bruits, certainement des trafics. Plus loin dans la rue de Lappe, des boites courues qui drainaient des populations nombreuses et turbulentes venues des banlieues 9-X. C’est la même chose avec la place Clichy et la rue Nollet où Ferréole a habité durant un temps. Je me souviens dans ce dernier quartier d’un magnifique magasin pour travestis et drag-queens, ce qui ne saurait se concevoir dans mon nouveau quartier du premier arrondissement.
Le problème c’est le parking. Il faut vivre sans voiture à Paris, les transports sont bien efficaces quand les conducteurs de métro acceptent de ne pas prendre les voyageurs en otage. Ici, au cœur de Paris, je suis moins tributaire des transports et le Velib est un bon moyen de transport alternatif. Dans mon ancien métier (mais qu’est ce que je pouvais bien faire comme métier ? la perte de mémoire a aussi du bon), on parlait de système dégradé.
Vers treize heures trente, j’ai été baladé Tub après une bonne sieste, il fallait bien se récupérer après trois épisodes de Greys Anatomy vus hier à une heure très tardive. J’ai regardé les rues avec un œil nouveau. La tour Saint Jacques est terminée, la pierre fraichement (si on peut dire) taillée et assemblée par les artisans rend bien le désir de géométrie des périodes moyenâgeuses. De temps en temps je me suis assis sur un banc, comme si j’avais le temps. J’ai même observé Paris-Plage pendant quelques minutes. Il y a juste un peu trop de touristes. Je suis passé le long du magasin La Samaritaine qui est fermé pour travaux de mise en sécurité de longue durée. Je suis stupéfait qu’un bâtiment d’un tel volume à un tel emplacement soit, de par la pure volonté de ses propriétaires, fermé et le reste aussi longtemps. Passant devant une sculpture récente, je me suis dit … que je ferais bien des gribouillis à nouveau .. A voir ..