jeudi 29 mai 2008

Retour à l'hôpital de Bassens

Au cours de mon stage, dans les services hospitaliers, pour l’aumonerie de l’hôpital de Chambéry je me suis rendu à Bassens pour participer à des groupes de paroles avec des patients de cet hôpital psychiatrique. C’est dans cet hôpital que Bernard était interné à la fin de sa vie et jusqu’à sa mort brusque. Je n’étais pas très enthousiaste à l’idée d’y retourner.
J’y suis allé déjà trois fois et je suis accepté par le petit groupe de patients qui apprennent par ces groupes de paroles la vie en société, comment se respecter les uns les autres, se dire Bonjour, Bonsoir. D’une part cela me fait du bien de revenir à des échanges sociaux simples : partager un thé, du chocolat. D’autre part, j’ai vu dans leurs dialogues, une véritable amitié. Ils étaient capables de sortir de leur monde pour aller, un peu, mais c’est déjà beaucoup vers l’autre. Dans chacun d’entre eux je retrouvais un peu de Bernard, ses délires apparaissaient, par petites touches, dans leurs paroles. Alors que je les écoutais (ses délires) avec peine de la bouche de mon frère, je les supportais mieux dans la leur. Et non pas parce que, venant d’une personne étrangère, ils me touchaient moins mais parce que je voyais d’autres avoir les mêmes genres de délires que lui … Il n’était plus seul dans son enfermement. La personne qui tenait des propos délirants le faisait avec plus de mesures, c’était plus acceptable. Je revoyais la maladie de Bernard avec plus de sérénité.

Comme souvent, en écoutant les autres, on peut faire avancer, par surcroît, ses problèmes …

Le jardin impec !

Avec Fé nous avons reçu Charles et Kary avec leur fils Eric et Marie-José et son mari Jean-Paul Delon. Cela faisait à peu près trente cinq ans que ces derniers n'étaient pas venus à Pégy.
Pour l'occasion j'ai nettoyé le jardin nickel et j'ai même rangé un peu l'alcove où je dors. Tonte complète, nettoyage d'un bord de la piscine, l'herbe autour des arbres, bref quasi la totale. Ils ne l'ont presque pas regarder ! Pas grave je suis content de profiter le lendemain et les jours suivants d'un jardin impec. Donc à refaire. Le repas était correct, il y a quelques petites choses à reprendre. A refaire d'ici quelques semaines après mon opération de la hernie. Ce sera bon pour la maison !
Pour le reste, j'arrive à traquer les souris qui s'incrustent dans la petite cave et s'aventurent au premier étage : le couloir de la mort ! Les toilettes fatales ! J'ai eu toute la famille du plus grand au plus petit dans l'ordre ! Dans le jardin, je regarde pousser mes semis chaque jour. Une joie simple ! Je me souviens du temps ou je faisais mes semis juste avant d'aller remonter à Paris les abandonnant sans eau à la merci de limaces furieuses à l'appétit vorace. Maintenant, chaque jour je passe les voir, prêt à réagir à la moindre alerte et les exhortant à pousser plus vite. C''est clair que ce n'est pas très stressant. Il ne faut pas que je boude mon plaisir. C'est un bonheur tranquille dont il faut profiter.

Après l'accord d'Alex, demandé dans les formes, je vais installer son magnifique scooter Vespa bleu sur la plage de la piscine, je suis curieux de voir l'effet que cela va donner. J’ai cueilli des fleurs des champs pour la décoration des tables du mariage .. On verra si cela convient.

Je n'aborderais pas le temps qui est encore pourri ce week-end.
Demain, le roumain va venir pour refaire le plafond de la chambre à deux lits. Je pense aussi à la plage de la piscine.

dimanche 18 mai 2008

Mon grand père Pierre




Pierre BUTTIN

1882 – 1976

Quelques dates, faits et anecdotes :

Né le 3 octobre 1882 à Albens,

Dès sa jeunesse Pierre a donné des signes d'une personnalité singulière. Ainsi aux Balmes, il était résolument végétarien et comme on ne lui reconnaissait pas ce droit, lors des repas il gardait la viande dans sa bouche et il la recrachait à la sortie du repas ! Une fois, ce manège déloyal ayant été percé à jour, Pierre est resté à table jusqu'à 4 heures de l'après-midi surveillé de près par l'une de sa grande-tante Caroline.
Plus tard, il dira que si l'on n'aimait pas quelque chose, il fallait le recracher impitoyablement. Adepte des vertus de la mastication pour améliorer l'absorption et la digestion des aliments il disait : "Il faut mâcher plus de 45 fois chaque bouchée !"

Après des études secondaires au Collège de Rumilly, il passe le Bac chez les jésuites à Lyon, puis il suit les cours d'élève officier de 1899 à 1901 à Saint Cyr. Il en sort sous-lieutenant en 1905, il sera d’abord nommé en garnison à Cherbourg, port militaire, le temps d’être reçu en mars 1906 sur les bateaux de l’escadre de la marine impériale russe de la Baltique. Ils revenaient de l’archipel des Kourilles où ils s’étaient faits étriller par la flotte japonaise. A bord, un contact très cordial et arrosé s’établit entre les officiers russes et français. Pierre apprend que le meilleur champagne est le Mumm parce que même si l’on est complètement ivre on peut toujours tendre son verre est dire : Mumm, Mumm … L’histoire rapporte que, après un repas bien arrosé, Pierre est revenu à terre à la nage suite à un pari.

Après, il est affecté en 1907 au 97ème Régiment d'Infanterie à Chambéry. Il fait une première étude sur les mitrailleuses qui a été lue avec intérêt par les Allemands.

Il épouse Jeanne Porte-Chapuis dont il aura une fille, Hélène, le 12 novembre 1911.

Après un cours séjour en 1914 au Maroc, où il rencontrera Lyautey, il repart pour le front en août 1914, il sera blessé, le 30 août sur le champ de bataille et récupéré par les Allemands. Bien soigné de ses blessures, il sera détenu au Camp de Friedberg avec des officiers russes et Anglais. Libéré en 1917, il devra résider en Suisse, jusqu'à la fin de la guerre. Cette longue captivité va mettre un terme à la perspective d’une carrière militaire rapide.

Après la guerre, il repartira au Maroc ou il sera affecté à Bou-Dnib, fort militaire, aux confins sahariens du Maroc.

Son père Charles Buttin est allé vivre à Paris auprès de l'industriel Pauillac pour réaliser l'expertise de sa collection réputée et en commencer le catalogue. Charles s'arrange pour faire nommer son fils au Musée des Invalides. Pierre, ayant réalisé sa mission d'organisation à Bou-Dnib, obtient son affection au Musée des Invalides. Ainsi, Pierre pourra-t-il dire plus tard, avec fierté, à Lyautey qui était royaliste : "Avant d’être à votre service, j’ai été à celui de l’Empereur; j'ai été gardien du tombeau de Napoléon." Il travaillera avec son père sur les armes et ses études, il rencontre de nombreux experts et collectionneurs.

En 1923, Pierre reviendra au Maroc comme Capitaine. Il sera affecté à Fès comme régulateur auto. Jeanne et sa fille Hélène le rejoignent. En 1925, Fès sera l'objet d'un raid de rifains. Heureusement les farouches guerriers berbères n'oseront pas franchir un ultime pont qui leur aurait ouvert les portes d'une ville sans défenses. En décembre 1925 Charles vient voir ses fils au Maroc, il passera deux mois entre Fès et Meknes où son frère Paul s'est établi comme avocat. A cette occasion, Charles débutera une étude sur les armes marocaines que son fils fera publier après sa mort.
Pierre projette de créer un Musée militaire au Batha, palais de la vieille ville de Fès. Cela permettrait d'illustrer et valoriser la politique coloniale française. Ce projet qu'il prépare en s'appuyant sur sa connaissance des milieux museaux n'est pas retenu pour des problèmes de rivalités internes entre généraux.

Pierre en éprouve un vif dépit, il veut partir de l'armée et venir s'installer à Chambéry, peut être qu'une librairie l'aurait intéressé. Toujours est-il que son père le dissuade dans plusieurs lettres successives de quitter l'armée. Il le qualifie de "Mulet entêté" et le prévient avec force détails de la vie chère en France, du prix exorbitant des appartements, du prix du charbon et "du bougnat qu'il devra payer pour le (le charbon) monter dans son appartement".
A bout d'arguments, il conclut : " J'aurai la douleur de te voir pauvre et besogneux et de ne pouvoir t'aider".

Rien n'y fait, Pierre profite d'une loi de dégraissage des cadres de l'armée, il partira avec le grade de commandant. Poussé par son frère Paul, il prendra un lot de colonisation dans la plaine de Fès à Ras Tébouda. Ils passent la première année à la gare de Ras Tébouda, puis ils s'installent sur la ferme dans une maison préfabriquée de la CTM. Dans cette maison fruste, il y aura une pièce réservée aux livres. Le lot obtenu, est un terrain de 250 hectares, qui doit être mis en valeur selon un cahier des charges destiné à rendre les terres cultivables. Le terrain doit être "dédoumer", il s'agit d'enlever le doum un palmier nain qui infeste les terres, puis plantés avec au moins deux hectares d'oliviers. Au commencement, il achète un tracteur, une charrue à disques, un semoir. Pour semer le blé Pierre s'occupera du réglage du semoir, puis il laissera gentiment Jeanne se débrouiller avec les hectares à semer.

Ils ont ainsi planté 30 hectares de blé au début, puis au fur et à mesure de l'avancée du dédoumage jusqu'à 60 hectares. Il y aura aussi des petits pois sur un ou deux hectares et des fèves plantées à la main par les Marocains. La production est vendue aux Docks Silos, la coopérative de Fès et aux graines Clause. Il n'y avait pas d'eau sur cette ferme, et les avis étaient pessimistes sur les chances d'en trouver. Un puisatier a été appelé. Il s'est d'abord promené avec une baguette de coudrier sur le terrain, puis il a conclu qu'il y a un courant souterrain qui vient d'un village voisin situé au Nord, traverse la propriété en passant l'angle de la ferme. Il indique qu'il y a un courant de 3 cm de diamètre à une profondeur de 17 à 20 mètres. En fait, l'eau a été trouvée à 30 mètres, à 17 mètres il y avait une couche de sable qui était un ancien passage de l'eau.
La création de ce puits a permit d'assurer le bon fonctionnement de la ferme en abreuvant les bêtes et en arrosant les arbres nouvellement plantés. Dans une écurie avec un toit en tôle ondulée sont installées une vingtaine de vaches, puis un taureau zébu, aux yeux en amandes et au caractère doux. Quelques bœufs sont réservés pour le trait. Une vache est utilisée pour le lait et faire du beurre. Hélène s'occupera de la basse-cour. Pierre n'était pas intéressé par les travaux de la ferme, c'est Jeanne qui a "assuré un max". C'est elle qui dirigeait la ferme, avec une autorité naturelle auprès des marocains. Une fois, un jeune ouvrier marocain de 17 ans qui s'était lavé les pieds dans un seau d'eau destiné à désaltérer les ouvriers, chose qu'elle avait expressément défendu, a reçu une claque. Cela a fait date, ce fut la seule.

En 1930, Jeanne et Hélène reviennent en France. Elles rentreront en septembre pour reprendre les travaux de la ferme.
En février 1931, Paul viendra chercher Pierre pour l'emmener aux obsèques de leur père qui vient de mourir aux Balmes.

A la ferme, Hélène monte beaucoup, et très bien, à cheval, elle achète un cheval nommé Galopeur à un colon, le Commandant Etienne Lespinasse, de Matmata à 30 kilomètres de Ras Tébouda. Son fils Claude Lespinasse viendra volontiers voir si le cheval est bien soigné et ne manque de rien…. Cela se passait en 1931, Hélène se mariera avec Claude en 1932. Ils auront trois enfants : Bernard, Edmée et Henri.

Depuis 1933, Pierre a choisi d'écrire sous un pseudonyme. Dans une lettre à Félix Pavy, il indique "Il y a trois que j'ai pris ce pseudonyme qui t'amuse et t'intrigue. C'est But[Tin-Or]sat. Voila pour le début et puis Triqou, en arabe, c'est son "chemin", sa "voie". Je ne pouvais tout de même pas signer –de Savoie- le Roi d'Italie m'aurait poursuivi. Tinor de Triqou ne gène personne et si je dis des bêtises, on ne les imputera pas du moins aux Buttin".
Dans la même lettre, il continue : ‘’J'ai vraiment la foi astrologique. René prétend que cela sent le fagot ! Il ne sait pas. Saint Thomas d'Aquin a été astrologue très convaincu et les papes disent qu'en suivant sa doctrine on ne risque pas de s'égarer.’’

Pierre fera tout au long de sa vie de retraité, des études et recherches sur des sujets divers telles que la construction des pyramides d'Egypte, le Saint Suaire, les Astres, les prophéties de Nostradamus. Il fera les horoscopes de la famille à la main avec sa belle écriture.

En 1942, la conjoncture générale ne sera pas bonne. Pierre et Jeanne ont l'opportunité de vendre la ferme. Ils se mettent en location dans un grand appartement de la Place Lyautey, située dans le centre de la ville nouvelle de Fès. Jeanne, gravement malade, subit une opération à Casablanca. Ses médecins l'ont considéré comme perdue. Renvoyée à Fès, elle restera dans le salon sans en bouger pendant un an, puis peu à peu elle recommencera à se déplacer. Sa force de caractère et sa résistance physique prendront le dessus. Elle qui a fait preuve d'une belle capacité à être active, aura plus de difficultés à vivre en société.

Habitant Fès, Pierre participe de manière accrue aux activités des Amis de Fès, fait des conférences sur l'astrologie, la radiesthésie et publie des articles dans de nombreux journaux
Français du Maroc. Il fait paraître dans l'hebdomadaire "La Bougie de Fez" pendant plusieurs années une chronique "Autour de l'Astrologie". Il aborde aussi des sujets de vie sociétale : l'éducation des enfants et la circulation des piétons avec un article au titre percutant : ‘’Faut-il donner des mitraillettes aux piétons ! ‘’

En 1947, son frère François vient au Maroc, il loge de septembre 1947 à décembre 1948 chez Pierre, puis trouve un appartement où il installe sa famille. Paul le fait entrer au Tribunal de Fès comme expert et il obtiendra la gérance d'un portefeuille d'assurances. Une fois installé à Fès, François reprendra ses recherches sur les armes, il publiera plusieurs notices dans le Bulletin des Amis du Musée de l'Armée.

Sur le balcon de la salle à manger qui donne sur la Place Lyautey, où nous cherchions un peu de fraîcheur à la fin des chaudes après-midi de Fès, sous le vol en coup de serpe des martinets, Jeanne raconte, sans se lasser, à son petit-fils Henri les histoires de la ferme, le puits, les chiens, le zébu, les récoltes. Puis aussi la France, pays lointain au-delà des mers, mystérieux où il y avait des gens qui faisaient tourner des tables (la tante de Jeanne à Grenoble), d'autres qui se répartissaient des meubles, des draps, de la vaisselle dans une grande maison près de Rumilly (le partage des Balmes) et aussi une vielle maison dans l'Albanais à Pégy avec les corvées de linge, les gâteaux très sec d'une vielle dame dénommée Tante Ida et les sols en bois (!?!?) que l'on nettoyait à l'eau de Javel au printemps.

En octobre 1957, Pierre reçoit un télégramme lui apprenant le décès de son frère René à Pégy.

L'été se passait à Immouzer, village dans l'Atlas au-dessus de Fès, Pierre et Jeanne louaient une maison, ainsi que François, sa femme Edith, Jeannine et Charles, leurs enfants. Etienne Lespinasse y avait une maison avec un paddock pour son cheval. Les distractions étaient simples. Il y avait des baignades à la "Piscine", retenue d'eau, plutôt froide, aménagée dans un gros ruisseau. Il y avait aussi le lac Daït Aoua à une dizaine de kilomètres, les troupeaux de moutons venaient s'y abreuver. A la fête du 15 août, Bernard, fils d'Hélène, excellent nageur, attrapait des canards lâchés dans le lac pour l'occasion. Edmée, sa sœur, partait en métropole faire des compétitions d'athlétisme. Il y avait les premières surprises-parties.

Suite à l'indépendance du Maroc, Pierre et Jeanne ont préféré quitter un pays ou ils comptaient pourtant terminer leurs jours. De retour en France, ils aménagent dans l'appartement de la rue Juiverie qui a appartenu à René et qui était occupé par Jacques, son fils. L'appartement immense (400 mètres carrés), comporte un salon magnifique sur les murs duquel seront accrochées des panoplies d'armes blanches orientales.

Pierre reprend contact avec ses frères restés en Savoie, Georges à Annecy, Jean à Saint Girod et Louis aux Balmes. Il fait des conférences aux Amis du Vieux Chambéry, se passionne pour la thèse d'une fin de Jeanne d'Arc comme prisonnière au château de Montrottier. Il observe avec un œil très critique la manière avec laquelle un certain de Gaulle, qui n’est somme toute que son "cadet à Saint Cyr", dirige la France. Il va à la messe à la Sainte Chapelle, pendant l'office il s'installe au dernier rang de l'église et il distribue des bonbons aux enfants autour de lui. Ce qui ne se faisait pas sans entraîner une dissipation certaine parmi les chères têtes blondes, heureuses de profiter d'une distraction opportune, et un mécontentement rentré des parents qui perdaient le contrôle de leur progéniture (Scène rapportée par son petit-neveu Pierre, qui assiste, un peu embarrassé, à cette distribution intempestive et au débordement qu'elle produit).

La veille de sa mort, il dit à sa fille qu'il n'est pas éternel. Il suit avec beaucoup d'attention la messe que le prêtre vient dire puis il s'est éteint doucement le 9 février 1976. Jeanne, sa femme, était morte le 7 décembre 1966, à l'âge de 75 ans.

lundi 5 mai 2008

Un petit séjour en Irlande




Mercredi 30 avril, je suis arrivé hier, mardi soir, à Larne. Il a fait une journée de pluie et de vents …
J'ai préféré rester dans la maison de Servane tranquille à dormir, lire un San Antonio et rédiger ma nouvelle …
Celle là, il va falloir que je la termine, même si elle est perfectible. Pas dans sa forme, mais dans certains détails, il faudrait mieux la rédiger. En fait, je me rends compte qu'il faut être concentré sur l'histoire, c'est avec cela que l'on produit un texte meilleur. C'est un bon exercice de chercher des phrases, de trouver le bon vocabulaire, de corriger la tournure d'une phrase … Après on passera à autre chose.

Je voudrais aller le 19 mai à Tamié pour une journée de réflexion sur le bénévolat … Il va falloir que je trouve une solution pour Tub.
Le thème, c'est : Comment être à l'écoute de l'autre avec l'aide de Dieu, je retraduis ainsi le thème de la journée.
Pourquoi est-ce que l'on aurait besoin de Dieu pour s'occuper de son prochain. On peut le faire sans lui, ce serait même plus méritoire.

Aujourd'hui, 1 er Mai, la météo avait prévu des averses, il y en a eu certes, mais il a eu aussi de beaux rayons de soleil. Je suis descendu à pied à Larne. Cela fait une balade d'une bonne trentaine de minutes surtout lorsque l'on passe les jardins à l'inspection. Je l'ai peut être déjà dit : les jardins sont petits mais bien faits avec un gazon toujours impeccable et des bordures de fleurs et arbustes divers bien entretenus.
A Larne, j'ai été acheté une brosse à dents. Déjà à Barcelone pour aller voir Fé j'avais oublié cet accessoire. J'ai une collection magnifique et internationale. Puis j'ai pris un thé avec un gâteau plein de crème dans le coffee shop où j'ai l'habitude d'aller.
Paul m'a dit que le barbier chez qui je suis déjà allé plusieurs fois (la coupe est rapide, un peu militaire mais peu cher, ce qui me convient tout à fait) est parti à Téneriffe travailler dans un magasin de location de cycles, ce qui est parfait pour lui qui est fana de vélos.

Cet après-midi il a fait encore beau, j'ai été du coté de la mer à vingt minutes. J'ai pu voir, c'est sérieux :
en bord de mer : des turnstones (des retournes-pierres !), un corbeau mantelé, des bergeronettes grises et des curlex ;
en forêt : des tourterelles communes et turques, des mésanges huppées, des mésanges noires, deux rouge-gorges et deux ou trois autres volatiles non identifiés. Il faudrait que j'y retourne pour fixer cela.
Au passage, j'ai récupéré des fougères et un plant de valériane sur un vieux mur. J'espère les faire repartir à Pégy.
Ce soir Grey Anatomy 4 à la télé … Là aussi c'est du sérieux. J'ai ,pas voulu vexer Servane, mais je l'avais déja vu ! Merci Alex.

- Friday, le 2 mai

Ce matin, soleil donc ballade du coté de la mer. La mer du Nord, c'est elle, était à marée haute, je n'ai pu aller le long du rivage.
Pour les oiseaux, il y a un complément : J'ai vu des hirondelles, des cormorans sur leur rocher en mer, des chardonnerets sur leurs branches, des corbeaux mantelets et des pinsons des arbres. J'ai trouvé dans la forêt des petits plans de fougères, furl dans la langue de Shakespeare, et une valériane qui sont bien tassés dans mon bagage dans la soute.

Aujourd'hui, j'ai fait une importante découverte les numéros d'immatriculations à Larne, qui sont composés de 3 lettres et 4 chiffres, se terminent par un z pour ce qui est du groupe de 3 lettres.

- Lundi 5 mai, à l'aéroport international de Belfast

Paul m'a mené en temps et heures à l'aéroport. Le panneau d'affichage me dit : Relax and Shop. Avec mes 1,24 pound, je ne suis pas allé loin pour le "shop". Une barre de Mars et une barre diététique. Est-ce le bon mélange ? Après avoir lu des journaux locaux abandonnés, je m'attaque au journal.

Avant hier, les Murray m'ont mené à GlenArm voir un "Wallen Garden" jardin entouré de murs ou il y avait une exposition de tulipes qui étaient variés et très colorées. Il y avait un vent à décorner les cocus, comme disait mon grand-père paternel. J'y ai vu des pivoines en arbre, paeonia, il faudra que je vérifie cet orthographe) en latin et anglais, immenses. Elles avaient deux à trois mètres de hauteur avec des fleurs jaunes. Contre un mur, Il y avait deux figuiers très bien taillés en espalier, sur cinq mètres de haut qui donnaient des fruits. Le figuier que j'ai donné à Paul est toujours là. Il a réussit à passer les hivers, à Paul de le faire grandir. On sait que c'est possible !

Il y avait aussi des plantes aromatiques, en particulier des romarins partis en arbustes. Vexé de ne plus me rappeler leur nom ! Servane m'a aidé.
Les filles ont eu un masque peint sur le visage. Celui de Sarah correspondait bien à sa personnalité déjà bien affirmée avec des couleurs froides et un style sorcière. Celui de Courtney était plus doux et aimable avec du jaune, de l'orange, de la dorure.

Le lendemain, nous sommes aller faire un pique-nique à Mount Stewart, une résidence de nobles anglais sur plusieurs générations, de l'autre coté de Belfast. Des nobles qui se sont illustrés dans les affaires nationales et européennes. Ils ont habité les lieux jusque vers 1960. Pendant que le mari s'occupaient des affaires du Monde, sa femme s'occupait des jardins des plantations des semis. J'ai vu des rhododendrons immenses, leurs tailles commençaient à me rappeler celles de ceux du Népal.
On a vu des foulques, poules d'eau avec des taches blanches sur le nez et des poules d'eau communes plus petites avec une tache rouge.

Nous avons aussi visité le château de style victorien ?? avec ses colonnes grecques, son escalier, ses salons, la chambre à coucher de la Lady, la cuisine. Il y avait de la vaisselle d'argent, et des chaises qui venaient, on ne sait comment, du Congrès de Vienne. Ce congrès s'est tenu après les défaites de Napoléon contre les puissances européennes. Durant ce congrès, Talleyrand, représentant de la France puissance vaincue, a si bien réussit à défendre nos intérêts.
Ormi la vaiselle, j'aurais bien vu des belles armes, des poteries chinoises et autres. Oui, je fais un joyeux transfert. On peut penser aussi que si il y avait des objets de valeurs, ils ont été gardés pour tous ces nobles anglais.

J'ai utilisé l'ordinateur de Paul, ce qui m'a permit de trouver des sites français et anglais sur les oiseaux qui sont pas mal.
Le site anglais me parait mieux fini. J'ai eu une discussion avec Servane, elle me parlait d'un roitelet dans son jardin, un wren en anglais. Alors que pour moi, il s'agit un troglodyte commun. Chacun de nous dans sa langue avait raison.

J'ai aussi installé Skype pour téléphoner gratuitement pour que Servane puisse parler à ses sœurs pendant des heures.
J'ai passé pas mal de temps à lire, c'est plutôt bien, à Pégy je crois toujours avoir quelque chose à faire et je me disperse.

Je cherche un sujet pour une seconde nouvelle, pourquoi pas reprendre "Il y a longtemps que je t'aime". La relation entre les deux sœurs m'a bien plu. J'ai commencé à y réfléchir mais pour l'instant, il n'y a pas assez de nouveauté dans mon scénario.