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Je suis revenu jeudi en Savoie, pour aller voir Servane à Valloire qui encadre des jeunes de son collège. J’ai réussi à y pousser l’AX à 1430 mètres d’altitude ! Comme il se doit Tub s’est roulé dans la neige. Le lendemain, il faisait un temps pourri et il a enfin fait un peu de neige à Pégy.
Grand-mère ne va pas si mal, pourvu que cela dure. Je publie deux photos d’elle dans sa chambre qu’elle voulait ranger à sa manière.
En ce moment, on parle beaucoup d’euthanasie.
D’abord, l’euthanasie passive. Il y a depuis l’affaire Himbert une loi Léonetti : Qui, si elle est bien comprise par les services médicaux, met fin à l’acharnement thérapeutique. Elle permet une euthanasie passive, c’est à dire de donner la mort à quelqu’un qui désire mettre fin à une vie qu’il ne juge pas vivable, alors qu’il n’est plus capable de le faire. C’était le cas du jeune Himbert, tétraplégique, qui a été euthanasié par sa mère et un médecin. Dans le geste, il y a le double effet : on met fin à la vie et on soulage la douleur, les médecins se raccrochent à ce geste de soin pour sauver leur déontologie, certains pensent que c’est de l’hypocrisie.
Puis l’euthanasie active. Ce dernier cas, bien médiatisé, est la situation encore différente d’une institutrice atteinte d‘une tumeur invalidante, qui demandait, avec encore toute sa lucidité, qu’on l’aide à partir. En fait, en France, la loi ne permet pas.
Il s’agit d’un suicide assisté, la personne est lucide, elle souhaite mettre fin à ses jours, au lieu de le faire elle-même, ce qui serait un suicide pur et simple, elle demande l’aide d’un tiers médecin ou non.
C’est là qu’il y a débat, certains médecins de services de soins palliatifs estiment qu’il faut arriver à donner envie à la personne, par le biais de sédatifs, de vivre le mieux possible une vie qui s’éteint. Les médecins disent qu'ils ne sont pas là pour donner la mort. Ils rajoutent que, dans le cas cité plus haut, si la personne ne veut faire le geste elle-même, c’est qu’elle n’est pas tout à fait sûre de vouloir mettre fin à sa vie.
Un médecin dit aussi que des personnes dans les services de soins palliatifs qui vivaient, si l'on peut dire, tranquillement leur phase terminale du mieux qu’elles le pouvaient, se mettent devant ce tapage médiatique à réclamer pour eux aussi une euthanasie, celà devient une mode.
En Belgique, ou cela est possible, on dit que le nombre de ces suicides assistés n’a pas augmenté.
En fait, on voit que l’on veut mettre en scène son départ. Entouré par les siens, on prends une dernière coupe de champagne, on dit des choses essentielles telles que : Pensez à fermer la porte du frigo … Il faudra refaire une provision de Nutella et de thé aux fruits rouges. Puis, aidé ou non, on prend la potion qui va bien …
Est-ce que les choses seront aussi simples ?