mercredi 17 février 2016

Pinouche is back

combien cela durera-t-il ?

lundi 25 avril 2011

Un treek en Atlas

Ce texte a été revu et corrigé avec ma fille Clémence. Grand Merci à elle.

Le Samedi 2 Avril 2011,

Orly Sud.
L'embarquement se passe bien, il fait beau. Clémence a laissé ses enfants à leur père. Tout va bien pourvu que ça dure. J'ai juste oublié la monnaie dans la poche de mon pantalon au passage du contrôle de sécurité et j'ai fait sonner le portique. L'agent de la sécurité s'est un peu vengé en me faisant enlever mes chaussures, la poche ventrale où j'ai mis mes sous et mes bretelles !

On est arrivé sans encombre à l'aéroport de Marrakech, le guide Lhoucine nous y attendait, il nous a amené dans une ryad : une maison d'hôtes à l'intérieur de la vieille ville. On échappe à un hôtel et sa multitude. La maison est bien typique avec un toit qui ouvre sur la ville avec vue sur la Koutoubia. Nous sommes bien installés, chacun peut dormir dans une pièce. Après un thé à la menthe que l'on nous offre nous allons visiter la ville et ses souks.

Clé voudrait me faire visiter les palais, malheureusement ils ferment à 16 h 30. nous nous rabattons sur les souks. Nous ne sommes pas harcelés. Juste Clé s'est fait faire un dessin sur la main au henné à l'insu de son plein gré. Mais elle a été ferme sur les prix.

Assis sur un banc de la place des ferblantiers il y a des hauts murs devant nous avec des nids de cigogne et … des cigognes !! On me dira plus tard qu'elle ne migrent plus. Peut-être qu'on leur a rogné les ailes comme en Alsace ? A voir.

Quelques petites informations : le temps est beau, pas trop chaud. Le dirham vaut environ 10 centimes d'euro. Et nous changeons d'heure demain matin. Ce qui fait une différence de deux heures avec la France, j'allais dire la métropole. Ah ! L'heureux temps des colonies ! Heureux parce que c'était celui de ma jeunesse perdue ou celui de la vie facile pour les Français ?

Demain, on passera à la nouvelle heure, mais notre guide pour son organisation reste à l'ancienne ! Impérial, il dit que c'est l'heure du soleil. Je suis perdu, d'autant plus que mon Iphone renâcle à accéder aux réseaux locaux.

Dans les souks, on pense à des cadeaux pour le retour, surtout Clémence. Il y a beaucoup d'artisanat et aussi des objets pour décorer les maisons achetées par les Français.

De l'avion nous avons vu des programmes de construction et à l'aéroport des publicités pour des maisons avec jardins et piscines près du golf pour 250.000 euros.

Dans les souks, couverts on est un peu confinés, nous sommes content d'en sortir et de nous reposer à terrasse d'un café. Dans une rue, un marchand me propose à voix basse des aphrodisiaques, tiens ils ne sont pas encore passés au Viagra ?

Pour le repas, nous allons dans un restaurant le Dar Mimoun que Clé connaissait d'un précédent séjour. On y a bien mangé pour pas cher. Des joueurs de cithare égrainent des notes. Clé, qui a de sérieuses références cinématographiques, se souvient de Dujardin dans OSS 117 jouant de la cithare.

En sortant du restaurant, il fait nuit. Nous repassons par la place Jemâa El Fna , elle est plus animée. Les kanouns, (petits poêles à charbon), des marchands de brochettes exhalent des flots de fumées. Non loin il y a des marchands de glaces et autres douceurs, des dresseurs de serpents, mais là il faut payer pour la photo ! Un jeu de pêche à la ligne a beaucoup de succès auprès des marocains ! La Koutoubia est éclairée dans le fond pour compléter la carte postale.

Sur la place un rabatteur nous accoste. "Pourquoi Sarkosy a de belles couleurs ?? …. Réponse : Parce que Carla brunit !!".
Au moins on aura apprit des choses durant ce voyage !

Le Dimanche 3 Avril N1,

La nuit se passe bien, on entend des chants très tard dans la nuit. Le muezzin appelle à la prière vers 4/5 heures. Le matin, nous prenons le petit déjeuner sur le toit, parfait mais nous devons mettre une petite laine le ciel est couvert.
Nous rejoignons le groupe qui est hébergé dans un autre ryad, je préfère le notre à priori ! Nous avons un transport en minibus vers le point de départ de notre treek situé au delà d'Ouarzazate dans la vallée de l'Oued Dades. Le groupe est sympathique mais quelque peu bruyant ... Ils viennent principalement d'Evreux en Normandie, il y a vingt et un personnes en tout, ce qui fait quand même beaucoup. Mais ce sont de bons randonneurs et quand nous avons eu des difficultés avec le vent ils ont eu un bon comportement. Le contact s'établit pendant le trajet et les haltes que nous faisons, Clémence facilite notre intégration.
Sur la route des paysans font des signes pour vendre des morilles récoltées dans les environs. Lors d'une pause, nous visitons un magasin de produit diététiques à base de graines d'argant dont une huile est extraite. Elle contient des Omega 3 et 6, ce serait bon pour moi cela.

Lors d'un arrêt à Ouarzazate, nous cherchons désespérément des dés pour jouer au yams. Impossible à trouver, je questionne les marchands à qui j'ai bien du mal à expliquer ce que je recherche, l'un d'eux me propose tous une panoplie de jeux pour enfants, dont des rubicubes !

Pour la pause déjeuner, on s'arrête au bord d'un lac artificiel nous ne pouvons faire halte à l'endroit prévu parce qu'il y a le tournage d'un film, chose courante dans la région. Un peu plus loin nous pourrons nous installer en face du "Royal Golf Club de Ouarzazate". A voir les étendues pierreuses, je me demande où sont les greens ?

De la route on voit des ânes. Clémence se rappelle qu'elle voulait que l'on photographie tous les ânes lors de notre précédant voyage en 1986. 25 ans déjà !

Nous faisons une première petite marche à partir d'un village nommé El Bour en traversant des jardins et champs cultivés. Les murs des maisons sont construits en pisé. On voit aussi des murs en torchis, sorte de crépis fait d'un mélange de terre et de paille : des modes de constructions chers aux écologistes.

Ce sont des mules qui portent nos bagages et l'intendance. Une douzaine de mules qui peuvent porter 200 kilos, alors que les dromadaires peuvent aller jusqu'à 350 kilos. Elles sont bien traitées et ne portent pas de charges trop lourdes.
Dans le groupe des muletiers, l'un deux m'a tout de suite appelé "Chibani". Ce qui veut dire vieux, mais dans le sens vieux sage. Alors je peux accepter, bien que je ne sois pas vieux du tout !!

Le lundi 4 Avril N2

Au bivouac, nos tentes ont été montées par les muletiers. Le lendemain nous tenterons de démonter la tente, avec quelques difficultés. Heureusement, un de nos voisins compatissant nous aidera à intégrer notre tente correctement pliée dans son sac, dont il faut bien dire qu'il est minuscule.

Vu le terrain qui s'annonce pierreux je mets mes grosses chaussures de montagne. Le temps n'est pas très beau, il y a un méchant vent qui souffle. Nous nous consolons en nous disant que sans cela, il ferait chaud, trop chaud.

Quand je marche je regarde volontiers par terre, encore qu'il serait préférable d'avoir le nez en l'air pour profiter du paysage. C'est ainsi que j'ai trouvé une pierre taillée ! Un monoface, bien usé par les intempéries, il porte de nettes marques de taille avec même un tranchant sur un seul coté. Elle est peut être de facture relativement récente. Ce qui m'intrigue c'est que cela soit un monoface : peut être pour un usage particulier ? Le lendemain, j'en trouverais une autre, plate de la taille d'une grosse pièce de monnaie : pour dépecer les bêtes ?
Le vent était fort ce matin, mais l'après midi, il a bien forcit. On était parfois bousculé par le vent qui nous arrivait en pleine face. La marche était difficile, d'autant que le terrain était encaillassé. Le groupe a bien tenu.
A l'occasion d'une halte, je me souviens de tout l'intérêt de l'expression : "Il ne faut pas pisser contre le vent !". Le vent ne faiblit pas, une sorte de brouillard de sable occupe la vallée.
Arrivés au bivouac, les tentes n'étaient pas montées. Seules les deux grandes tentes où l'on mange, ont pu être montées. Nous passerons la nuit dedans à vingt et une personnes. Je redoutais un peu, mais cela s'est bien passé.

Le Mardi 5 Avril N3,

Le vent a nettement diminué. En dessous de notre campement, une ferme-bergerie dont les murs de pierres sèches suivent les contraintes du terrain. Les murs sont construits pour protéger les cultures des biquettes voraces.

Dans une montée, on croise un homme sur son mulet. Il me revient le souvenir d'un rifain (berbère de la montagne du Rif) qui avançait très digne sur son cheval avec sa femme qui suivait péniblement en portant des fagots de bois mort.

Au bivouac, je vais voir la responsable d'un gîte d'étapes pour recharger la batterie de mon appareil de photos. C'est une femme belle, avec une dentition magnifique, Zarah.

En discutant avec des gens du groupe, je découvre que d'autres sont aussi nées au Maroc et y ont passés une partie de leur jeunesse.
Comme moi leur rapport avec le Maroc sont un peu compliqués. Certains de leurs parents ont rejeté le pays, pour d'autres c'est une immense passion à l'évocation des années passées. Pour moi, j'ai été sous l'influence d'un grand père paternel, grand colon de droite, qui était contre l'indépendance du Maroc et celle de mon grand père maternel qui prônait l'émancipation. A moi de démêler tout cela. Mais on ne peut empêcher le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.
Je vois que me revienne les mots qui ont marqué ma jeunesse : droit des peuples, émancipation, indépendance .... Allez, on tourne la page ....

Le soir, Lhoucine organise avec ses hommes des danses berbères. Le rythme des tambourins est entêtant.
Il y a trois chansons récurrentes :
- un chant "obligatoire" de remerciements au village qui nous reçoit et assure des bonnes intentions des voyageurs,
- un chant sur la communion et l'amitié entre les êtres humains,
- un chant sur la famille et les proches.

Il nous dit souvent : "Faites ici comme chez vous, mais n'oubliez pas que vous êtes chez nous". Elle peut s'appliquer de manière plus générale ?

Le Mercredi 6 Avril N4

Vu l'encombrement de notre chemin par d'autres groupes, Lhoucine préfère nous faire faire une boucle pour aller voire un autre village Aimagan.
En partant, nous longeons un cimetière musulman. Lhoucine nous explique les rites funéraires berbères. L'enterrement se fait à même la terre, dans un trou peu profond de vingt centimêtres de large. Le corps est disposé dans un drap. Ceci est fait dans un délai rapide après le décés. Le lavage du corps est fait par l'imam si il s'agit d'un homme. Certaines femmes "sans coeurs", avec un caractère dure comme celui d'un homme, s'occupent de la toilette mortuaire des femmes. Pendant que Lhoucine nous parle une huppe fasciée passe au dessus de nous.

Il est prévu un repas chez l'habitant. D'abord il y a la cérémonie du thé, à partir de thé vert Gun Powder, venu de Chine. Pour faire court : le makrout, grosse bouilloire , attend sur son kanoun, les théières sont rincées. Puis avec une première infusion avec peu d'eau, on extrait l'âme du thé qui est réputée amère. Puis vient une deuxième infusion. Enfin on rajoute la menthe nana du Maroc. Le thé est fait avec un gros morceau de sucre qui provient d'un pain qui doit faire deux ou trois kilos et, de mon temps, était enveloppé dans un papier bleu.
Après avoir dégusté le thé de bienvenue, nous passons au repas servit sur des tables basses. Nous même sommes assis sur des tapis.
On nous propose un repas typiquement berbère, un tajine aux légumes : carottes, pommes de terres, courgettes, aubergines bouillis puis mijotés dans le plat à tajine avec des morceaux d'agneau le tout saupoudrés d'épices, en particulier du coriandre. Là où cela devient magique c'est que le plat est mijoté jusqu'à ce que le fond caramélise. Nous étions quatre sur un malheureux plat qui a été rapidement liquidé. Décidé à continuer, nous avons même terminé le plat de nos voisins qui ont chipoté, ils ne savent pas ce qui est bon. Pour terminer une orange. Et du thé.
Là dessus nous enchainons avec une bonne sieste. Le retour au bivouac se fait tranquillement par les jardins. Juste une mule qui a pété les plombs, elle s'est débarrassée de sa charge.

Le Jeudi 7 Avril

Une bonne journée se prépare avec un franc soleil, aujourd'hui, c'est notre dernière journée de marche. Nous devons suivre les bords de l'oued Assif el Oati. Chacun utilise des chaussures adaptées. Décathlon a vendu aux membres du groupe des sortes de petites chaussons en plastique de toutes les couleurs. Clémence mettra des sandales et moi je soigne un look rétro avec des guêtres que je passe sur mes grosses chaussures de marche. Et ma foi, cela se révèle efficace je peux traverser sans problèmes dans l'eau jusqu'en dessous des genoux et je peux bien marcher sur les berges du torrent pleines de galets.

Après cette marche aquatique, nous visitons une kasba, maison forte d'un chef de tribu qui permet de repousser les attaques des autres tribus. La petite fille des gardiens fait "la chitane" et ne se laisse pas photographier. Lhoucine me dit que pour une fille on dit : Chitana ! Cela veut dire Chipie.

Nous traversons des jardins sur des murets bordés de roses qui vont éclore à la fin du mois. Il y a aussi des figuiers et des cognassiers dont je reconnais bien la fleur. Après le repas au bord de l'oued, je fais une courte sieste sur une berge. J'ai été dérangé par un couple de bergeronnettes jaunes qui me nargue à deux pas ! Je me suis précipité vers mon appareil de photos mais elles étaient parties ..... Les chitanes !!

Le dernier soir nous serons dans un gîte. Lhoucine parle volontiers après notre repas devant un verre de verveine.
Le sujet du jour porte sur les critères de beauté des femmes berbères, ce sujet passionne évidemment tout le monde :
- De grands yeux,
- Une belle chevelure,
- Une poitrine pas trop petite mais pas trop forte,
- Et pas de creux derrière les chevilles ! Celui là, il fallait le trouver ....

Quand les femmes trouvent que les hommes dansent bien elles viennent danser au milieu d'eux. Leurs fesses doivent bouger en cadence. Pour évoquer les charmes des femmes situés en bas de leur reins, si vous voyer ce à quoi je veux faire allusion, Lhoucine utilise l'image "d'une parabole qui doit capter".
Au sujet des hommes, la mère de Lhoucine lui a dit : " Tous les hommes sont beaux". Ce qui me rappelle les mots d'une grand mère de mon grand père qui lui disait : "Tous les hommes sont beaux quand ils travaillent".

Il y a aussi, le moment des histoires drôles.
Une seule :
Ne dites pas : L'institutrice prend l'avion, mais la maitresse décolle !

Le vendredi 8

Nous quittons le groupe qui doit faire une dernière journée de marche sur les bords de la rivière M'Goum.
Sur le chemin du retour vers Marrakech. C'est Abdou qui nous sert de guide. Il est prévu un arrêt à la Kasba du Glaoui. En deux mots le Glaoui était le Pacha de Marrakech, seigneur féodal qui régnait sur le Sud Marocain. Du temps du protectorat français, il avait fait alliance avec les Français pour résister au sultan Mohamed V. Ce descendant d'une grande tribu avait construit des Kasba pour contrôler le passage des caravanes et prélever des droits de passage.
En écoutant notre guide, je vois des juifs en kippa. Cela me surprend, j'interroge Abdou qui me dit que certains juifs ont pu récupérer les biens abandonnés par leurs parents lors de leur fuite en Israël ou dans les grandes villes. A Marrakech, le Mellah, ancien quartier juif comme il en existe dans toutes les villes, est maintenant habité par des populations arabes pauvres.

Abdou nous indique que : les berbères forment 75 % de la population marocaine et ils ne possèdent que 20 % des richesses. Dans le dernier discours du roi Mohamed VI, celui a enfin reconnu la place de la culture berbère. Espérons que cela n'est pas que de l'opportunisme.

Arrivés à Marrakech, nous retrouvons le ryad de départ, du thé à la menthe, une douche et nous retrouvons la foule marocaine de Marrakech. Clémence dévalise le souk ....
Nous retrouvons le Dar Mimoun, restaurant ou nous sommes allés à l'arrivée. Je prends un tajine correct mais il n'a rien à voir avec celui d'Aimagan.

Le samedi 9 Avril.

Nous revenons sur Paris, il fait beau, il y a du soleil à Paris. C'est bien agréable.

Le lien vers les mille photos .....




https://picasaweb.google.com/henri.lespinasse/Atlas?authkey=Gv1sRgCPapoKP-kJCuEQ&feat=directlink

vendredi 1 avril 2011

Autour du liner et autres choses

Ces aller-retours entre la Savoie et Paris rythment mon existence. A chaque départ je me décide à ranger (un peu) l'endroit que je quitte et je dois planifier un minimum les jours à passer dans l'autre lieu. A Paris, c'est surtout la PO, le cinéma et les visites à l'Hay, en Savoie c'est le jardin, la piscine m'occupe en ce moment avec le changement du liner, l'aide alimentaire, les visites à l'hôtel Dieu.
Cela m'oblige à diminuer le temps nécessaire pour faire ce que je me suis donné de faire. Je suis un retraité, j'ai donc la chance d'avoir moins de contraintes qu'avant. Cela ce sent, j'ai moins de stress. Je conduis plus kool. C'est bon pour mes points de permis. . En Février 2012, je devrais retrouver mes points. Si Dieu veut. On peut très facilement prendre un feu au rouge avec un moment d'inattention. Pour cela, je suis bien en train où à Paris. En Velib, je ne risque pas de prendre des points. Quoique, je reste prudent avec ce genre de véhicule. "Ils" m'en veulent !! Et j'ai cru comprendre que des cyclistes ont eu des PV, mais est-ce qu'on leur prend des points pour un feu rouge royalement ignoré ?
Une bonne nouvelle, mardi dernier a été le dernier jour EJP de l'année. Enfin !

A Pégy, le changement de liner a bien avancé. Je me faisais un monde, en particulier du nettoyage du la piscine, une fois le liner enlevé. J'ai réussi, grâce à l'acquisition d'une pompe vide-cave et à une période d'apprentissage de son maniement à bien vider la piscine de son eau.
Il faudra que je passe un coup de karcher et cela devrait aller. J'ai vu aussi comment traiter la plage, elle sera nickel !

Des problèmes se résolvent peu à peu où ils progressent, Péchabou, la location à l'Hyper U, les dettes de certaines personnes, mes Gamma GT, le liner, mon taux de PSA ! Pas bon celui-là, mais c'est dans la nature des choses. Peut être que j'apprends à les sérier, je veux dire à ne leur donner que l'importance qu'ils ont. Cela me permet de mieux les aborder, les traiter étape par étape. Et si ils ne sont pas résolus de tourner la page, ce qui me libère pour d'autres projets.

A Albens, j'ai rencontré l'assistante sociale. Nous avons évoqué le cas d'une personne, au psychisme un peu fragile, qui parle de battre la campagne pour retrouver une femme qu'il a aperçu une fois et à qui il voudrait un enfant ! Il faut dire qu'il a un âge canonique. C'est beau d'avoir ce fantasme, un peu embêtant parce que l'on risque des démêlés avec la Justice et toutes les femmes n'ont pas forcément envie de copuler avec des ancêtres.
Pour moi, je suis moins poétique, où plus terre à terre, je recherche un magasin qui vend des spécialités corses du coté de la Madeleine. Je suis passé devant une fois et je n'arrive pas à la retrouver. Au moins avec ce genre de recherche je risque moins de me faire interner dans un hôpital psychiatrique !

Des films, du nucléaire et des candidats présidents

J'ai suivi ce qui se passe à la télé avec les émissions "ça ce dispute" et "On est pas couché", à ce"la se rajoute les cantonales. J'ai été voir 4 films, pas trop mal : Les yeux de sa mère, "Si tu meurs, je te tues", "Ma part de gâteau" et "Le Mytho", un film américain. Les films français se tenaient bien
La semaine prochaine, il y aura une comédie franco-italienne avec une histoire de Soleil dans le titre. Si j'ai bien compris Berlusconi fait fuir les créateurs italiens.

Au sujet du Nucléaire, j'ai lu dans le Monde que des tests de stress (!) seraient effectués sur toutes les centrales européennes, celle qui ne passeraient pas seront fermées. Cela me paraît bon. Évidemment, il y aura débats sur la nature et le niveau des tests. Si cela permet d'aller vers un nucléaire plus sûr. Après il y a batailles de chiffres, sur le cout des centrales, le prix de l'électricité, le scénario de sortie du nucléaire. Sur on est pas couché, il a été dit que le charbon avec ses mines a été dangereux avec les "coups de grisou", de même que les barrages qui cèdent et le gaz qui explose. Le nucléaire traîne avec lui le fantasme du nucléaire et de sa bombe. Zemmour parle de peurs millénaristes et il enchaîne généralement sur l'éolien qui abime le paysage. Lors de ma récente balade dans le Sud, j'ai vu des semis d'éoliennes par paquet de 8 à 10, j'avoue que je reste circonspect, faisons comme Dommenach "accepter que les nouvelles technologies mettent de la diversité dans nos paysages".
Une autre chose que j'ai entendu : l'éolien ne produit pas par grands froids, il faut alors des utiliser des énergies alternatives, telles que les centrales à charbon qui produisent beaucoup de CO2. Là dessus le représentant de Green Peace a gentiment éludé.

Bon, passons aux cantonales, là dessus Zemmour commence par dire qu'avec un taux de 56 % environ d'abstention, on ne peut rien conclure, puis il part dans une longue analyse du scrutin ! Son compère Dommenach ne le loupe pas !
Le F.N. fait peur, pourquoi ? Ce n'est pas un parti révolutionnaire ou royaliste pourquoi alors le diaboliser ? Faire un front anti-républicain. D'accord le F.N. s'exprime maladroitement, avec des peurs, des fantasmes malsains, mais il ne veut pas renverser le régime et Marine accepterait de gouverner, ce que ne voulait pas son père. Le F.N. atteindra rapidement ses limites et contradictions. J'entendais, ce matin, un débat sur La Chaine Parlementaire. La représentante du F.N. a qui l'on demandait son programme en terme d'emplois, de salaires et d'impôts, n'a pas su présenter un programme. En Face, Marie George Buffet qui piaffait a décliné un programme cohérent. On peut ne pas être d'accord avec elle, mais son programme avait du sens. Bien plus que le F.N. qui veut sortir de l'Euro par exemple et bouter les étrangers dehors.
Donc le F.N. est un tigre de papier. CQFD. Le F.N. brouillera les cartes de la présidentielles, ira peut être au second tour, mais sans plus. Peut être aussi que si la droite classique était plus efficace , pour rester poli, le F.N. prendrait moins de place.

On peut aussi noter que la gauche a une victoire mollassonne. 3 à 4 départements au lieu des 10 attendus. Les voix qu'elle prend à la droite repartent vers Mélanchon (Front des Gauche, avec le PCF), vers les verts et vers le F.N. qui récupère ceux qui estiment les politiques "tous pourris" !

Pour les Verts, ils souffrent de ne pas avoir Cohn Bendit, mon copain soixante huitard , comme candidat à la Présidence ! Je me souviens que pendant qu'il était sur les barricades à narguer les CRS, j'étais à Grenoble en première année de maitrise informatique, la fac était en grève et moi je me disais mezzo voce : Quand est-ce qu'ils vont arrêter de faire les cons que je puisse passer mes examens tranquille et assurer ma bourse !
Avec Eva Joly, ils vont avoir un score nul à la Présidentielle et c'est avec ces mauvais résultats qu'ils vont aller à la bataille pour la répartition des sièges pour la députation (Zemmour dixit) et se faire bananer (excusez l'expression ) par les socialistes.

Quand à l'UMP, il y a, en ce moment, des sondages qui montrent que Sarko ne serait même pas au second tour si DSK se présente. D'accord ce ne sont que des sondages à plus d'un an du scrutin, mais il doit y en avoir des gens qui réfléchissent salement à droite. Il doit y avoir des sondages privés avec Fillon – DSK où Juppé- DSK, juste pour voir !
Ce qui n'empêche pas tous les cadres de l'UMP de jurer la main sur le coeur que Sarko est le meilleur candidat !

vendredi 25 mars 2011

Un peu de religion pour un mécréant.

Mardi suivant, je devais aller à Myans participé à une récollection, nom curieux donné par l'aumônerie pour désigner, un regroupement des personnes des aumôneries catholiques qui sont bénévoles dans la Santé. Pour tout dire, j'étais hésitant, mais je me suis dit que ce serait une manière d'aller à Myans où se trouve une vierge noire, chère à Bernard.
Le début de la réunion commence par l'étude d'un psaume ! Le père qui l'analyse nous fait ressortir le rythme des phrases, l'usage répété de certains mots. Je ne suis pas trop sensible au charme de cette forme de poésie. On pourrait tout aussi bien étudier du Slam !! Après vient une causerie d'un père jésuite de Grenoble, je note quelques phrases qui conviennent à ma condition de mécréant : Quand on va à la rencontre de l'autre on lâche prise de nos suffisances, prier c'est faire confiance à quelqu'un. Et aussi la prière ne change pas le cours des choses, mais elle change notre regard. On ne peut obtenir un souhait, une guérison par la prière, mais on peut accepter la situation, lui donner sens.

L'après-midi, un atelier se retrouve sur les visites aux malades. J'utilise les mots, l'expérience de la PO, il y a des aspects communs aux deux activités : Je penserais à vous i.e. Je prierais pour vous ?

Toute la partie religieuse de l'Eglise m'est étrangère, pour le reste cela me va. L'église continue de se réduire en influence, en action, peut être saura t elle s'adapter à cette situation ? Elle m'accepte malgré mes réticences à être un catholique bon teint qui va à la messe et tout ce genre des choses.

Je suis finalement content de cette journée qui s'est passée mieux que je ne l'aurais cru.

Virée à Toulouse

J'ai fait une descente à Toulouse pour faire des travaux de jardinage à Péchabou chez mes locataires. J'ai mis des outils dans l'arrière de la Berlingo, de la corne comme engrais, j'ai ressorti d'une des nombreuses caches de la Berlingo un vieil l atlas routier que Paul m'avait passé et vogue la galère.
Je suis passer par Ruy, prés de Bourgoin-Jaillieu, pour prendre des pièces pour la piscine. Et j'ai rejoint la A7à Vienne et cap vers le Sud. Je trouve que c'est toujours plus facile d'aller vers le Sud que vers le Nord. Peut-être parce que cela monte !

Valence, Orange, Montélimar, Nîmes, Montpellier, Carcassonne .. que de villes avec des noms synonymes de soleil ! A proximité de Toulouse, comme j'étais en avance, sur mon horaire supposé. Je suis sorti de l'autoroute et j'ai rejoint la périphérie sud-est de Toulouse en longeant le Canal du Midi. Une belle nationale avec des platanes aux fûts magnifiques. Je suis passé dans le lotissement de la ZAC des Clauts. Les rues sont entretenues par la Mairie. Il est correct. Certaines maisons qui sont occupées par leurs propriétaires, sont bien entretenues, même, pour quelques unes, avec des piscines.
Je trouve mon hôtel dans une ville proche. Il est de style Formule 1, mais correcte Une douche et un tour vers Toulouse. Pour aller vers le centre ça va, pour en sortir retrouver ma banlieue, c'est l'horreur. Pas si facile que cela de se retrouver dans Toulouse, une vielle ville qui n'a pas eu son Haussmann !! Le lendemain, je me présente, à l'heure dite, chez mes locataires, le temps est presque bon, la terre est un peu lourde suite à des pluies récentes. La femme est fatiguée des suites de son récent accouchement d'une petite fille. Nous décidons des arbustes, ils habilleront correctement le pourtour du petit jardin. Avec l'aide du mari, nous plantons une bonne quinzaine d'arbustes, puis je rebouche un trou prés de la maison et on sème du gazon rustique. Les travaux se termine vers cinq heures . .
Je me sauve rapidement, j'ai repéré la veille un restaurant Place Wilson dans le centre de Toulouse. Et je me dépêche d'y aller après un passage à l'hôtel. Un peu échaudé par ma précédente expérience, je préfère aller à Ramonville, au terminus de la ligne de métro qui croise au centre l'AUTRE ligne de métro, ligne A et B Je gare ma voiture et file au centre ville. Le restaurant n'est pas cher en comparaison de Paris avec une belle carte. Pour le lendemain Dimanche, je voudrais profiter du temps libre pour changer mon itinéraire de retour. Le viaduc de Millau me tente. Mais mon atlas ne me dit rien sur sa localisation. N'ayant plus internet à l'hôtel, Je sollicite mes filles qui ouvrent des yeux comme des soucoupes. C'est tout juste si elle connaisse l'existence de ce viaduc qui détient des records, le plus long, le plus haut …....
Ayant une carte du Toulouse (enfin !), je repars dès l'aube, il fait très beau, le soleil me gêne, même. Je récupère des autoroutes qui se révèlent gratuites !! A près Mende, je récupère une petite route qui va vers Millau. Je ne sais toujours comment je vais retrouver ce sacré viaduc. A une dizaine de kilomètres de la ville, après un virage, je vois le viaduc juste au dessus de moi ! C'est bien lui. Ma route passe en dessous l'ouvrage qui enjambant une vallée relie deux sortes de colline.
Il est très beau. Je m'arrête pour quelques photos. Je continue ma route, je voudrais bien passer dessus mais cela me ferait faire un très gros détour. De loin en loin, je peux encore le voir. Je continue vers le Puy en Velay, dans les Cévennes. Je ne trouve même pas l'occasion de trouver des lentilles du Puy, spécialité locale. La route est belle. Après le Puy, je vais vers St Etienne, puis le Sud de Lyon et les autoroutes A43, A46 que nous connaissons bien.

Nucléaire

Passé un week-end quasi télé sur le Japon, sauf quelques films pas très extra et un passage à Porte Ouverte avec une supervision qui s'est bien passé, notre groupe à une psy qui est pas mal.
Bon j'arrête de parler boutique.

La tragédie du Japon a envahit nos écrans. Au tout début j'ai vu une petite vague vu de haut, on ne voyait pas sa hauteur. Je n'ai pas trop pris cela au sérieux. Avec les vidéos qui sont vite arrivées après cela est devenu terrible : les bateaux, les maisons que l'on voit emportés. Dans ces images on ne voit pas d'êtres humains. On est proche des films catastrophes ou l'on voit la Nature reprendre sa suprématie sur l'oeuvre des civilisations. C'est du sensationnel. Mais quand on voit des voitures passer sur un pont avec des flots qui ravagent tout en dessous, on réalise le danger immense pour les habitants d'autant plus qu'il semble que le pont redescend au niveau de la marée furieuse. Quelle a été le sort de ces passagers ? Ont-ils échappés, ont-ils été engloutis ? C'est terrible, de tels flots ne pardonnent pas.

A cela se rajoute, le nucléaire. Des usines nucléaires, construites en bordure de mer, ont subi le tsunami au niveau de sa plus grande amplitude. Les réacteurs ont été automatiquement arrêtées, mais ils sont ainsi fait qu'il faut continuer à refroidir le coeur qui est "chaud bouillant" si je peux me permettre. Or les systèmes de refroidissement électriques ou à partir du fuel n'ont suivi à cause de la vague.
De là, un risque d'explosion du système de refroidissement et d'échappée en air libre de vapeurs radioactives, je fais court.

A cette heure deux réacteurs ont explosés, uniquement le système de refroidissement, pas le coeur.
De là, une polémique sur l'opportunité du nucléaire Les organisations anti-nucléaires réagissent, arguant que nos centrales ne sont pas sures et qu'il faut sortir du nucléaire. Certes, ils surfent sur l'émotion, mais il faut une véritable réponse sur la sécurité effective des centrales. Il faut étendre cette étude à l'ensemble des centrales européennes, le nuage radioactif ne s'arrêtent pas à la frontière.
J'ai apprécié une vidéo de Mélanchon qui disait (j'espère ne pas déformer) qu'il fallait tirer les enseignements de cet incident majeur. Il note que le nucléaire a rendu des services. Ce que je traduis par un bilan carbone favorable et des emplois pour notre industrie.
Cette attitude me convient bien. Les verts et écologistes de tout poils faut du catastrophisme et reprennent du poil de la bête. Le nucléaire est une technique qui demande à être bien maitrisée, elle peut être dangereuse. Il ne faut pas le nier. Mais est-ce pour cela qu'il ne faut pas l'utiliser ? Et comment sortir du nucléaire ?

La maitrise du feu est une avancée utile de l'humanité, il n'en demeure pas moins que son utilisation dans les habitations est dangereuse et c'est pour cela que nous avons fait de magnifiques casernes de pompiers et que l'on vit avec, le risque est accepté.

Je suis entièrement d'accord pour renforcer les organismes de contrôle du nucléaire et d'être attaché à leur indépendance par rapport à l'industrie nucléaire AREVA, EDF. Il me semble que cela fonctionne assez bien en France. A vérifier. Au Japon, c'est peut être moins cela. Et puis pourquoi construire si près de la mer ? En France je ne crois pas que cela aurait été possible du fait de règles de sécurité plus contraignantes. Du bon usage des écologistes.